La duplication de gènes fournit-elle le moteur de l’évolution?
par Jerry Bergman
Les tenants de l’hypothèse évolutionniste de la duplication
de gènes soutiennent qu’une mutation peut provoquer la duplication
d’un gène qui permet à une copie du gène de muter et
d’évoluer pour effectuer une nouvelle fonction, tout en laissant l’autre
copie du gène continuer à exécuter les fonctions du gène
original. La duplication de gènes est maintenant largement reconnue par les
darwinistes pour être la principale source de tous les nouveaux gènes.
Un examen des preuves montre qu’il existe de nombreux problèmes et
contradictions pour cette théorie et que les données empiriques indiquent
que la duplication de gènes a un rôle dans les variations à
l’intérieur des genres, mais pas dans l’évolution. Les
darwinistes sont donc obligés, dans leur argumentaire, de dépendre
fortement des extrapolations tirées des “similitudes génétiques”;
une logique circulaire fondée sur l’hypothèse de l’évolution,
et encore un autre exemple de conte évolutionniste.
«Un des plus grands mystères de la biologie est de savoir comment un
organisme aussi simple qu’une bactérie unicellulaire peut donner lieu
à quelque chose d’aussi complexe qu’un être humain.»1 Comment la vie a évolué
de quelques gènes primordiaux à des dizaines de milliers de gènes
chez les organismes supérieurs est toujours un problème majeur dans
le darwinisme. La principale hypothèse actuelle est que cela’s’est
produit par la duplication de gènes.2-6
Shanks a conclu que «la duplication est la façon dont les organismes
acquièrent de nouveaux gènes. Ils n’apparaissent pas par magie,
ils apparaissent comme résultat de la duplication.»7 Ernst Mayr, l’un des plus respectés
darwinistes du 20ème siècle, est d’accord:
Photo by Jenny Erickson
Les effets négatifs de la duplication de gènes, telles que le syndrome de Down,
sont bien connus. Bien que la méthodologie soit disponible, la preuve de gènes fonctionnellement
utiles suite de leur duplication doit encore être documentée.
«Un tel gène est appelé paralogue. Au début, il aura
la même fonction que son gène frère. Toutefois, il évoluera
généralement en ayant ses propres mutations et, le moment venu, il
pourra acquérir des fonctions qui diffèrent de celles de son gène
frère. Le gène original, cependant, évoluera aussi. Les descendants
directs de ces premiers gènes sont appelés gènes orthologues.»8
Ohno va plus loin, en concluant que «la duplication de gènes est le
seul moyen par lequel un nouveau gène peut survenir» (c’est
moi qui souligne), une vue que Li considère comme «largement valide».9 En outre, Ohno fait valoir
que, non seulement les gènes, mais les génomes entiers ont été
dupliqués dans le passé, provoquant «d’énormes
progrès dans l’évolution, telle que la transition des invertébrés
aux vertébrés, ce qui ne pouvait se produire que si des génomes
entiers avaient été dupliqués». Kellis et al., conviennent
que «l’ensemble de la duplication du génome suivie par la perte
et la spécialisation massives de gènes ont longtemps été
supposées un puissant mécanisme d’innovation évolutive».10,11
L’évolution par la duplication de gènes est une forme d’
“exaptation”.12-14 L’exaptation est le supposé processus
évolutif par lequel une structure qui a évolué pour une raison
quelconque est réaffectée à son rôle actuel, ou dit autrement,
que la’sélection qui’s’exerce sur une structure et la maintient
en vue d’une utilité actuelle n’est pas toujours celle qui explique
son apparition originelle.
Quelles preuves pour la duplication de gènes
La duplication de gènes se produit réellement. Par exemple, la recombinaison
chromosomique peut entraîner la perte d’un gène sur un chromosome
et le gain d’une copie supplémentaire sur le chromosome frère.
La duplication de gène peut impliquer non seulement des gènes complets,
mais aussi des parties de gènes, plusieurs gènes, des parties de chromosome,
ou même des chromosomes entiers.
Toutes ces situations sont bien connues, car elles sont d’importantes causes
de maladie (y compris le cancer), et peuvent même entraîner la mort.
Behringer et Eakin écrivent:
«La duplication spontanée du génome des mammifères se
produit dans environ 1% des fécondations. Même si une ou plusieurs
duplications complètes du génome sont soupçonnées d’avoir
influencé l’évolution des vertébrés, la polyploïdie
des mammifères contemporains est généralement incompatible
avec le développement normal et le fonctionnement de presque tous les tissus.
Le plus souvent, les degrés de ploïdie autres que 2n occasionnent des
états pathogènes.»15
Li a noté que la polyploïdie (plus de chromosomes que le nombre diploïde
habituel) est «susceptible de provoquer un grave déséquilibre
dans le produit de ce gène, et sa chance d’être intégrés
dans la population est très réduite».16 Il en conclut que, autant pour les vertébrés
que pour les invertébrés, la possibilité d’évoluer
de nouveaux gènes n’existe que quand un ou seulement quelques gènes
sont dupliqués.
L’idée de la duplication de gènes a fait l’objet de recherches
depuis plus de 30 ans. Bien que discutée pour la première fois en
1932 par Haldane et Miller en 1935, ce n’est qu’en 1970 qu’il
fut discuté en détail dans le livre de Susumu Ohno, “Evolution
de Gene Duplication”.17
Lorsque Ohno lança l’idée, beaucoup de ses collègues
considérèrent sa suggestion «scandaleuse».10
La duplication de gènes ne pouvait pas alors être évaluée
expérimentalement, pas avant la mise au point des techniques de biologie
moléculaire. Même à l’heure actuelle la principale preuve
de la duplication de gènes ayant un rôle dans l’évolution
doit être déduite de la “similitude génétique”
(c’est-à-dire un argument tiré de l’homologie). Selon
les termes de Hurles:
«La première preuve que la duplication a joué un rôle
vital dans l’évolution des nouvelles fonctions des gènes est
la généralisation de l’existence de familles de gènes.
Les membres d’une famille de gènes qui partagent un ancêtre commun
à la suite d’une duplication sont désignées comme étant
paralogues, ce qui les distingue des gènes orthologues dans les génomes
différents, qui partagent un ancêtre commun à la suite d’une
spéciation. On trouve souvent les gènes paralogues regroupés
au sein d’un génome, bien que des paralogues, avec des fonctions plus
diversifiées, soient aussi fréquents.»18
Toutefois, que deux gènes soient similaires ne prouve pas que l’un
ait été produit à la suite d’une duplication.
La méthode idéale pour prouver l’origine de gènes fonctionnellement
utiles à la suite d’une duplication serait d’utiliser les mêmes
techniques qui ont été utilisées pour démontrer les
effets néfastes de la duplication de gènes. Un enfant avec une anomalie
telle que le syndrome de Down (trisomie 21) est étudié pour ses différences
génétiques avec la population dans son ensemble et, en particulier,
par rapport à ses parents. Si aucun des parents n’a la trisomie 21,
et que la cause, un chromosome 21 supplémentaire, résulte d’une
non-disjonction, on peut conclure que c’est la duplication de gènes
qui a causé l’anomalie. A l’inverse, si un enfant qui a une aptitude
exceptionnelle possède un gène ne se trouvant pas chez ses parents
et que des études sur l’histoire génétique de la famille
apportent la preuve de la duplication de gènes et de mutations dans l’héritage
génétique de l’enfant, c’est un puissant’témoignage
en faveur de la duplication de gènes ayant produit un caractère avantageux.
Cette méthode peut être utilisée pour suivre le processus sur
plusieurs générations de façon à déterminer les
cas qui impliquent plus d’une mutation. Jusqu’à présent,
toutefois, personne ne semble avoir fait cette recherche, ou si elle l’a été,
les résultats ne corroborant pas la théorie de la duplication de gènes,
ils ne furent pas publiés.
Doublement de chromosomes chez les plantes
Les anomalies chromosomiques, telles que la triploïdie, sont généralement
préjudiciables à la plupart des animaux, surtout les animaux supérieurs.
Inversement, la polyploïdie chez les plantes est très fréquente
et peut, dans de nombreux cas, bénéficier à la plante, mais
peu de chercheurs affirment que celle-ci joue un rôle important dans l’évolution
à grande échelle.19
Il existe certains éléments de preuve que la polyploïdie est
un mécanisme qui produit de la variété au sein des Familles
issues de la Création, semblables aux effets du “Crossing-over”
qui se produit durant la méiose. Les effets spécifiques de la polyploïdie
dépendent de l’environnement et de la plante. La polyploïdie augmente
la taille des cellules, entraînant une réduction du ratio surface /
volume qui peut réduire le taux de certaines fonctions cellulaires, dont
le métabolisme et la croissance. Inversement, certaines plantes polyploïdes
sont plus tolérantes à la’sécheresse et aux sols pauvres
en nutriments. En outre, certaines plantes polyploïdes ont une plus grande
résistance aux parasites et aux agents pathogènes.20 Cependant, dans tous ces cas, un coût en
termes d’adaptabilité existe, signifiant que dans de nombreux environnements
la polyploïdie est un désavantage.
Beaucoup plus de recherches sont nécessaires pour la bonne compréhension
de la polyploïdie des plantes afin de déterminer dans quelles conditions
précises elle est nuisible et, inversement, dans quelles conditions spécifiques,
elle est bénéfique. Comme sa fonction biologique semble être
principalement de produire des variétés, elle n’est pas normalement
létale, comme le sont la plupart des exemples de la polyploïdie animale.
Certains invertébrés peuvent tolérer la polyploïdie. Les
abeilles mâles, par exemple, ont un nombre de chromosomes haploïdes et
les femelles un nombre diploïde. Cela ne pousse pas les femelles à évoluer
plus vite, contrairement à ce que la théorie de la duplication de
gènes pourrait prévoir. Dans les rares cas de polyploïdie chez
les vertébrés, la plupart des exemples concernent des espèces
inhabituelles qui «démontrent un mode de reproduction parthénogénétique,
l’absence de chromosomes sexuels hétéromorphes ou possèdent
un système de détermination du sexe induit par l’environnement»21.
La duplication artificielle de gènes à des fins expérimentales
a été mise au point chez les souris, mais elle n’a fourni aucune
preuve pour l’évolution parce qu’elle est mortelle:
“La production d’embryons’tétraploïde (4n) est devenue
une manipulation expérimentale courante chez la souris. Bien que le développement
de souris’tétraploïdes n’ait pas été observé
au-delà de la mi-gestation [car elles meurent], des chimères’tétraploïdes
: diploïdes (4n : 2n) sont largement utilisées comme méthode
de sauvetage pour les défauts extraembryonnaires [c’est-à-dire
un défaut génétique qui est normalement fatal peut être
produit artificiellement pour survivre dans la chimère].»22
Problèmes avec la théorie de la duplication de gènes
Le défi statistique
Une évaluation statistique des prédictions de la théorie de
la duplication de gènes ne semble pas lui être favorable. Par exemple,
la théorie prédit une corrélation positive entre la complexité
de l’organisme et le nombre de gènes, la taille du génome et/ou
le nombre de chromosomes. Toutes ces prédictions sont contredites par les
faits.
En ce qui concerne le nombre de gènes, les humains ont environ 25000 gènes,23 tandis que le riz en a
50000.24 En termes de
taille, le plus grand génome connu ne se trouve pas chez l’homme, mais
plutôt chez une bactérie ! Epulopiscium fishelsoni contient 25 fois
plus d’ADN qu’une cellule humaine, et l’un de ses gènes
a été dupliqué 85000 fois, c’est pourtant toujours une
bactérie.25
En termes de nombre de chromosomes, l’ordre décroissant du nombre diploïde
pour une’sélection d’animaux est le suivant : Cambarus clarkii
(une écrevisse) 200, chien 78, poulet 78, homme 46, Xenopus laevis (grenouille
d’Afrique du Sud) 36, Drosophila Melanogaster (la mouche des fruits) 8, Myrmecia
pilosula (une fourmi) 2. Ces résultats ne cadrent pas avec les prédictions
de la théorie de la duplication de gènes-peut-être impliquent-ils
que voler de ses propres ailes ou en avion (la mouche des fruits et les humains,
respectivement) nécessite moins d’information chromosomique que traîner
dans des marécages (les grenouilles et les écrevisses, respectivement)?
Un autre défi pour les statistiques a été noté par le
professeur de génétique évolutionniste Steve Jones qui a conclu
qu’il existe une relation inverse entre la quantité de l’ADN
d’une part, et, d’autre part, des modes de vie léthargique et
la vitesse à laquelle les organismes peuvent évoluer : plus il y a
d’ADN, plus sa capacité à évoluer est lente. Il faut
beaucoup d’énergie et de ressources pour dupliquer l’ADN, et
moins un organisme en possède, plus vite il peut se reproduire (et plus il
est efficace). Jones note que «toutes les mauvaises herbes ont de petits génomes,
alors que les plantes mieux établies sont bourrées d’ADN et
peuvent prendre un mois pour faire une seule cellule oeuf».26 Un autre exemple que cite Jones est le dipneuste,
qui «est bourré d’ADN (dont la plus grande partie ne semble pas
avoir de fonction) et dont l’évolution est en panne … les bactéries
sont rapides et n’ont pas de matériel génétique en excès,
tandis que les salamandres, dont la torpeur est bien connue, sont remplies d’ADN».26
À son avis, la’sélection naturelle agit contre la duplication
de gènes.
Le défi evo-devo
Photo by Robert Engelhardt, Wikipedia.org
Les abeilles mâles ont un nombre haploïde de chromosomes alors que les abeilles
femelles sont diploïdes. Ceci toutefois, ne provoque pas une évolution plus rapide
des femelles, comme le prédit la théorie de la duplication de gènes.
Une alternative importante à l’accent exclusif des darwinistes mis
sur les gènes est en train d’émerger dans “l’evo-devo”
(la théorie évolutionniste du développement). Ils affirment
(avec beaucoup de preuves expérimentales derrière eux) que le contenu
du génome n’est pas le principal déterminant de l’identité,
c’est le système de contrôle épigénétique
qui décide de la façon dont les gènes sont utilisés.
“Un nombre étonnamment petit de gènes-une sorte de trousse à
outils génétique-constitue les principaux composants pour la construction
de tous les animaux, et ces gènes apparurent avant … l’explosion
cambrienne [emphase de l’auteur].”27
Cela signifie que l’essentiel des gènes n’a pas changé
de façon significative au cours du temps, contredisant ainsi l’affirmation
centrale du néo-darwinisme. La fonction de ces gènes peut être
comparée aux touches d’un clavier de piano. Le genre de musique qui
est jouée (c’est-à-dire si l’embryon se transforme en
homme ou en souris) est déterminé, non pas tant par les touches elles-mêmes,
mais par le musicien qui frappe ces touches et par la partition musicale que le
musicien suit. Si cela est vrai, alors les arguments basés sur la duplication
de gènes ne sont pas pertinents, car “l’évolution”
se produit ailleurs (c’est-à-dire dans le “jeu” et dans
la “partition musicale”).
Le défi fonctionnel
Parce qu’une duplication complète du génome chez les animaux
est habituellement mortelle, Ohno conclut d’abord que seules deux duplications
complètes de génome se sont produites tout au long de l’histoire.
Plus tard, il fit valoir qu’un total de trois avait eu lieu.28
Mais les darwinistes ont admis que même le processus de duplication d’un
seul gène est mal compris. Lynch et Conery note que, bien que “la duplication
de gène a généralement été considérée
comme une source nécessaire de matériel pour l’origine des nouveautés
évolutives, les taux d’apparition, de perte et de préservation
du gène doublon ne sont pas bien compris.”29
Behe et Snoke ont fait remarquer que les évolutionnistes doivent supposer
le fait que de multiples événements mutationnels sont nécessaires
pour produire un nouveau gène fonctionnel, et que chacune de ces mutations
ne doit pas être supprimée jusqu’à ce que le gène
ait évolué au point qu’une’sélection positive se
produise.30 Dans l’intervalle
cependant, un gène dupliqué peut produire des protéines défectueuses
qui peuvent être toxiques ou mortelles, ou, à tout le moins, taxer
les ressources de la cellule et gâcher des acides aminés et de l’énergie.
De ce fait, la’sélection naturelle agit sur …
“la duplication de gènes, le plus souvent par leur suppression du pool
génique ou par leur dégradation en pseudogènes non fonctionnels.
Cela se produit parce que des gènes dupliqués pleinement fonctionnels,
en combinaison avec le gène parent correspondant, produisent des quantités
anormalement abondantes de transcriptions. Cette surexpression modifie souvent le
fragile équilibre moléculaire des produits génétiques
au niveau cellulaire, ayant pour résultat ultime des conséquences
phénotypiques délétères.”31
Zhang, dans une étude sur la duplication de gènes, conclut que de
nombreux gènes dupliqués deviennent des pseudogènes dégénérés
et non fonctionnels et, seulement dans de “rares cas”, une “nouvelle
fonction peut évoluer”, comme cela’s’est produit, croit-on,
dans le cas du singe douc langur.32
Ces singes ont deux copies du gène enzymatique de dégradation de l’ARN,
alors que les autres singes ont une seule copie. La copie supplémentaire
aide le Langur à digérer son régime de feuilles spécialisé.
Certains considèrent les pseudogènes comme des gènes endommagés,
d’autres une source de nouveaux gènes,33 et de récents travaux suggèrent
qu’ils pourraient être fonctionnels10.
Manfred Schartl, généticien, a relevé un problème de
fonctionnement de plus:
“Il serait très difficile pour le premier poisson’tétraploïde
(ceux avec quatre copies de chaque chromosome au lieu des deux habituels) de’s’engager
dans la reproduction sexuée.”28
Wikipedia.org
Bien que la famille des gènes de globine soit l’exemple “d'évolution par duplication
de gènes” le plus fréquemment cité , il n'y a pas de preuve à l'appui. On sait en
outre que les différentes variantes de globine de l'hémoglobine sont conçues pour
répondre aux différentes demandes du métabolisme de l'oxygène au cours des différentes
étapes du développement embryonnaire, foetal, néonatal et ultérieures.
Un autre mécanisme supposé est la “duplication partielle”,
qui a pour résultat un gène mosaïque. Cette affection, appelée
gène patchwork, consiste souvent en plusieurs régions différentes
similaires à d’autres gènes. De même, en raison de cette
similitude, il est supposé que les segments du gène se soient combinés
au hasard jusqu’à ce qu’une combinaison exceptionnelle se produise,
combinaison bénéfique qui a permis à ce gène d’être’sélectionné.
L’exemple hypothétique le plus commun est celui du récepteur
de la LDL (Low-Density Lipoprotein), car le récepteur de la LDL est semblable
à l’hormone facteur de croissance de l’épiderme.
Certains émettent la théorie selon laquelle cette partie du gène
a évolué à-partir d’une duplication partielle du gène
du facteur de croissance de l’épiderme. Mais comment la fonction du
récepteur de la LDL fut-elle maintenue jusqu’à ce que ce gène
ait évolué? Sans des récepteurs de la LDL fonctionnels, une
cellule ne peut pas assimiler les lipides efficacement, entraînant non seulement
un déficit d’approvisionnement dans la cellule, mais aussi un excès
de LDL dans le sang, entraînant à son tour des problèmes tels
que l’accident vasculaire, l’embolie, la maladie cardiaque. Un exemple
est l’hypercholestérolémie, une maladie causée par des
récepteurs des lipides défectueux. Les victimes ont souvent des accidents
vasculaires cérébraux et des crises cardiaques avant leur adolescence,
même avec un régime faible en matières grasses.
Des familles de gène?
Un groupe de gènes qui est étroitement lié et qui est supposé,
par la théorie, avoir évolué par duplication successive, est
appelé “famille de gènes”, et un plus grand groupe de
gènes qui a des similitudes structurelles est intitulé “superfamille
de gènes”. Aucune preuve d’anciens gènes n’existe
pour documenter de façon empirique l’évolution supposée
de quelque famille ou superfamille de gènes que ce soit. Au lieu de cela,
une “famille” de gènes est déterminée simplement
par la comparaison entre des gènes existants, en notant ceux qui sont similaires.
Mais toute collection arbitraire, de mots, d’idées ou d’objets
physiques, peut être regroupée pour former des “familles”
et “super-familles”, et les gènes ne font pas exception. Une
automobile et une tondeuse, par exemple, appartiennent à la “famille
des machines à quatre roues”, mais cela n’implique pas nécessairement
une ascendance commune. Le fait que certains gènes aient des composants similaires
ne nous oblige pas à croire qu’ils ont évolué à
partir d’un ancêtre commun.
Les premiers gènes supposés avoir évolué à la
suite de la duplication de gènes ont donc été les chaînes
alpha et bêta de l’hémoglobine servant à transporter l’oxygène
dans les érythrocytes.9 La famille des gènes de globine
est maintenant l’exemple d’évolution par duplication de gènes
le plus couramment cité. La myoglobine, une protéine monomère
qu l’on trouve principalement dans le tissu musculaire, où elle sert
de site de stockage intracellulaire de l’oxygène, est supposée
avoir évolué en hémoglobine’tétramère.
L’hémoglobine se compose de deux dimères, chacun contenant une
alpha globine et une non-alpha globine. La globine non-alpha ancestrale, appelée
bêta globine, est supposée avoir engendré les gènes gamma,
delta, et epsilon de la globine, et la duplication de l’alpha globine a produit
les gènes de l’epsilon et de la zeta globine. Ces variantes de la globine
sont toutes utilisées au cours des différentes étapes embryonnaire,
foetale, néonatale et suivantes du développement. Les chaînes
alpha, epsilon et zeta sont produites au stade précoce de l’embryon,
et au cours du troisième mois environ, celles-ci sont remplacées par
les chaînes gamma, puis plus tard par les chaînes bêta ou delta
adultes à la naissance.
Mais toute cette supposée évolution n’est fondée sur
rien de plus que des spéculations. Dans la vraie vie, les multiples utilisations
des molécules de globine dans le métabolisme de l’oxygène
n’est pas plus un indicateur de réplication aveugle que ne l’est
l’usage multiple des roues dentées dans un mécanisme d’horlogerie.
Tout comme chaque roue dentée est spécifiquement structurée
et placée pour accomplir une’tâche particulière, est intégrée
sur le plan fonctionnel avec ses semblables pour mieux faire ce travail, et est
précisément régulée pour le faire au bon moment, de
même les molécules de globine sont conçues pour répondre
aux différentes demandes de métabolisation de l’oxygène
au cours du développement de l’organisme. Le site de la synthèse
de l’hémoglobine passe également du sac vitellin au foie, puis
à la moelle osseuse, au cours du développement, impliquant ainsi des
environnements et des systèmes de transport différents. Une interruption
de la synthèse de l’hémoglobine conduit à un large éventail
de maladies, et les néo-darwinistes ne sont pas en mesure d’expliquer
comment le développement de l’organisme aurait pu se dérouler
avec succès avant que le système, dans toute sa complexité,
soit en place.
Un autre exemple de duplication serait l’évolution du Complexe Majeur
d’Histocompatibilité (CMH) de l’homme. Mais une étude
plus poussée a également contesté certaines de ces revendications:
“Les régions qui sont paralogues à la CMH sur les chromosomes
1, 9, et 19 ont été désignés comme des résultats
possibles d’anciennes duplications chromosomiques, même si cela a été
contesté sur la base de l’analyse phylogénétique.”34
Le problème du taux de duplication de gènes
La duplication de gènes est-elle suffisamment répandue pour fournir
une source adéquate d’évolution? Le taux peut atteindre 17%
chez certaines bactéries et jusqu’à 65% chez la plante Arabidopsis,
mais ce sont des exemples extrêmes.32 Une étude empirique
de Lynch et Conery, utilisant des techniques d’équilibre démographique,
détermina avec exactitude le nombre de gènes dupliqués dans
7 génomes complètement’séquencés. De leurs recherches,
ils ont estimé que “le taux moyen de duplication d’un gène
eucaryote est de l’ordre de 0.01 / gène / million d’années,
ce qui est du même ordre de grandeur que le taux de mutation par site de nucléotide”.
Les chercheurs ont conclu de leur étude que “l’origine d’une
nouvelle fonction semble être un sort très rare pour un gène
dupliqué”.35
Behe et Snoke30 ont mené une autre étude pour évaluer
la duplication de gènes à l’aide de la modélisation mathématique
et ont publié ces données. Leur modèle prend la route la plus
simple pour produire une nouvelle fonction de gène : un gène dupliqué
à l’abri de la’sélection purificatrice et soumis à
la mutation ponctuelle, ainsi que le nombre minimal de modifications biologiquement
nécessaires pour créer une nouvelle fonction. Parce que le nombre
minimum de changements nécessaires pour la plupart des nouvelles fonctions
des gènes est supérieur à un acide aminé modifié,
et que le nombre de modifications nécessaires dans l’ADN altéré
pour chaque acide aminé varie entre un et trois, il est difficile d’obtenir
des estimations définitives. Néanmoins, une estimation raisonnable
peut être obtenue en tentant d’évaluer la validité du
modèle duplication-mutation. Behe et Snoke ont conclu que, même avec
des estimations larges, les exigences pour la fixation de fonctions, nécessitant
des modifications dans de multiples résidus, exigent une taille de la population
et un nombre de générations si grands qu’ils semblent “prohibitifs”.
Ils ont conclu que la duplication de gènes, associée à des
mutations ponctuelles, ne semble pas être une solution prometteuse pour la
production de nouvelles protéines qui nécessitent plus d’une
mutation ponctuelle.
Standish conclut que l’article de Behe et Snoke n’exclut pas la possibilité
que ;
“Des mécanismes plus complexes, impliquant des mutations plus larges
et/ou la’sélection d’états intermédiaires agissant
sur les gènes dupliqués, peuvent servir de moteurs de la production
de nouveaux gènes. Le problème est que ces autres mécanismes
semblent être encore plus complexes, et donc moins probables, que le modèle
(conceptuellement) simple duplication / mutation ponctuelle examiné par Behe
et Snoke. Bien que leur article suggère que d’autres mécanismes
potentiels devraient être examinés de façon rigoureuse avant
d’éliminer la duplication / modification de gène comme mécanisme
de l’évolution potentiel, il montre clairement que même les mécanismes
aux apparences les plus darwiniennes doivent être soigneusement évalués
avant d’être véritablement acceptés comme vraiment raisonnables”36.
Cette étude (et d’autres) indique que la duplication de gènes
ne semble pas fournir aux darwinistes une source significative de nouveaux gènes.
Bien que beaucoup, sinon la plupart, des gènes sont supposés avoir
surgi par la duplication de gènes, il existe un manque évident de
preuves en faveur de la duplication de gènes comme source de gènes
spécifiques.12 Un autre problème majeur est de “distinguer
les adaptations des exaptations”. En d’autres termes, comment savons-nous
qu’un gène résulte de la duplication, et pas d’autres
moyens tels que l’évolution indépendante?37
Le problème de la régression infinie
La duplication de gène est une méthode supposée d’exaptation
; la prise de pouvoir d’une fonction existante pour servir un autre objectif.
Gould croyait que l’exaptation était tellement importante que “la
notion de changement fonctionnel original [c’est-à-dire l’exaptation]
pourrait presque être mise sur le même pied d’égalité
que le changement évolutif lui-même dans … ” pour reprendre
le jargon des manuels scolaires, “ … l’origine des nouveautés
évolutives”38
Mais ce genre d’argument est fondamentalement défectueux. Si toutes
les nouveautés évolutives découlent de quelque chose d’autre,
qui fut lui-même “exapté” de quelque chose d’autre,
une régression infinie’s’en suit. Le problème avec une
régression infinie est que l’explication “A” dépend
d’une explication précédente “B” que vous n’avez
pas donnée, et l’explication “B” est elle-même subordonnée
à une première explication “C” que vous n’avez de
même pas donnée. Même si vous avez l’impression d’expliquer
quelque chose, il n’y a pas de véritable contenu explicatif ; il ne’s’agit
en aucun cas d’une explication.
Le problème de la conservation
Plusieurs mécanismes de conservation de l’information sont à
l’œuvre dans tous les organismes vivants, allant de la’sélection
naturelle qui élimine les inaptes, en passant par divers contrôles
chromosomiques de la reproduction, aux routines de correction d’erreurs et
aux mécanismes de réparation de l’ADN, comprenant (il semble)
sa restauration à partir de sources non ADN. En conséquence, beaucoup,
sinon la plupart des gènes sont “évolutivement conservés”,
ce qui signifie qu’ils sont très similaires dans de nombreux organismes
n’ayant aucun lien de parenté entre eux, des “simples”
et des complexes, des modernes et des anciens. De nombreux gènes chez les
supposées premières formes de vie sont très semblables à
celles que l’on trouve chez les formes les plus avancées. Ces faits
sont autant d’arguments forts qui’témoignent contre la duplication
de gènes en tant que mécanisme de l’évolution, parce
qu’ils indiquent que la plupart des gènes sont fonctionnels d’une
façon optimale dès le commencement.
Conclusions
L’idée qu’une évolution à grande échelle
ait pu se produire par la duplication de gènes est contredite par de nombreux
éléments de preuve. Il existe actuellement peu d’éléments
pour soutenir l’idée que la duplication de gènes soit une source
significative de nouveaux gènes, soutenant ainsi la conclusion d’un
chercheur en évolution moléculaire de l’université de
Caroline du Sud, que les scientifiques ne peuvent pas “prouver que [la duplication
du génome] n’a pas eu lieu, mais que [si elle a eu lieu], elle n’a
pas eu d’impact majeur. ( … ) Pour moi, c’est un faux problème”10.
Il est clair également que la preuve de la duplication de gènes à
l’heure actuelle n’est obtenue que par inférence, et non pas
d’une façon empirique ou expérimentale. La duplication de chromosomes
peut produire une variété utilisable (mais une variété
qui reste à l’intérieur des limites de l’espèce
définies lors de la Création) chez les plantes et les invertébrés,
et la duplication d’un seul gène semble faire de même dans de
rares cas, chez les vertébrés, mais autrement la duplication de gènes
provoque généralement maladie et difformité. La preuve expérimentale
existante ne confirme pas la duplication de gènes comme source de nouveaux
gènes dans les populations inférieures à un milliard d’individus.30
Selon Hughes, “Tout ce que nous avons observé [n’est pas parvenu
à] corroborer l’hypothèse.”39 Les darwinistes présentent la duplication
de gènes comme un moyen important de l’évolution, non pas à
cause de preuves solides, mais parce qu’ils ne voient pas d’autre mécanisme
viable pour produire le grand nombre de nouveaux gènes fonctionnels nécessaire
pour transformer un microbe en microbiologiste. En d’autres termes, l’évolution
par la duplication de gènes n’est qu’un exemple supplémentaire
de fable évolutionniste.
Remerciements
Cliff Lillo, Wayne Frair, et Bert Thompson.
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