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Creation  Volume 34Issue 2 Cover

Creation 34(2):51–54
April 2012

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L’âge de la Terre selon Jésus

Jésus croyait à une Terre jeune, mais des évolutionnistes théistes éminents Lui donnent tort.

par
traduit par Revue La Bonne Nouvelle

L'âge de la terre selon Jésus

La majorité des personnes dans le monde évangélique accepte la chronologie standard proposée par le monde séculier, qui s’étend d’un prétendu “big-bang” situé il y a quelque 15 milliards d’années jusqu’à nos jours, alors même que beaucoup d’entre elles nieraient l’évolution. Certaines diraient même que le fait de contester ces chiffres revient à placer une pierre d’achoppement bien superflue devant toute personne ayant une tournure d’esprit scientifique dans son chemin vers la conversion.

Cette position est en contradiction avec l’enseignement du Seigneur Jésus-Christ, le Créateur fait chair1, et de plusieurs auteurs bibliques2, qui en font apparaître l’erreur de façon manifeste, en affirmant que les hommes sont présents depuis le commencement de la création. Pourtant, selon la chronologie évolutionniste, les hommes ne sont présents que depuis un ou deux millions d’années, ce qui les place vers la fin de cette chronologie. Ainsi donc, Jésus déclare incontestablement que le monde ne peut pas exister depuis des milliards d’années.

Par exemple, lorsqu’il parle de la doctrine du mariage, Jésus dit, dans Marc 10.6 (c’est l’auteur qui souligne) : Mais au commencement de la création, Dieu fit l’homme et la femme”3. Dans Luc 11.50–51, Jésus dit encore : afin qu’il soit demandé compte à cette génération du sang de tous les prophètes qui a été répandu depuis la création du monde, depuis le sang d’Abel jusqu’au sang de Zacharie…” Et dans Romains 1.20, l’apôtre Paul dit de Dieu : les perfections invisibles de Dieu, sa puissance éternelle et sa divinité, se voient comme à l’œil, depuis la création du monde, quand on les considère dans ses ouvrages. Ils sont donc inexcusables.”

Jésus, environ 4000 ans après la création, affirmait avec raison que le sixième jour, où les hommes ont été créés, était en réalité le “commencement de la création” avec un recul de milliers d’années.

Paul dit explicitement que les hommes peuvent voir ces attributs de Dieu dans Sa Création depuis la création du monde, et pas du tout depuis la création des hommes.

Il est instructif de comparer à quel moment apparaît l’homme sur les deux chronologies ci-dessous, qui sont toutes les deux à l’échelle4. Jésus, environ 4000 ans après la création5, affirmait avec raison que le sixième jour, où les hommes ont été créés, était en réalité le “commencement de la création” avec un recul de milliers d’années. À l’opposé, si la création avait eu lieu il y a 15 milliards d’années, comme l’indique la chronologie séculière, les hommes seraient apparus vers la fin de la chronologie. Ainsi, il devient clair que l’adhésion à la chronologie séculière est en vive contradiction avec les paroles de Jésus.

De nos jours, la grande majorité des chrétiens, non seulement dans le monde universitaire en général, mais aussi dans les instituts de théologie, les écoles bibliques, etc., croient – et pour beaucoup, enseignent – que ces “milliards d’années” sont un fait. Lorsque l’on cherche à connaître leur réaction face à ces références répétées au “commencement de la création”, les réponses varient. Mais leurs justifications hâtives (quand le problème n’est pas tout bonnement ignoré) montrent systématiquement que l’autorité de référence n’est pas la Parole de Dieu, mais plutôt l’opinion actuelle du monde séculier.

Parmi ceux que je connais, l’exemple le plus frappant (et triste) de ce changement dans l’autorité des sources me vient d’une expérience personnelle. À Melbourne, en Australie, il y a bien des années, j’avais arrangé un rendez-vous autour d’une boisson chaude avec un professeur d’université renommé, un chrétien qui était connu pour son opposition active à une lecture simple de la Genèse6. À cette époque, il était même à la tête d’un groupe d’universitaires chrétiens qui s’était ostensiblement formé dans le but de s’opposer aux avancées que faisait notre ministère7. Avec les années, malheureusement, ce groupe a été très efficace en ce qu’il a convaincu la plupart des institutions d’études chrétiennes que la seule position “respectable” était de faire un compromis sur la création biblique pour accepter la pensée du monde séculier (évolution, milliards d’années).

Ce professeur lui-même, en sus de ses diplômes scientifiques séculiers, était respecté dans le domaine théologique et avait une grande connaissance des Écritures. À cette époque, il avait déjà été invité pour donner de nombreux cours dans plusieurs des principales institutions d’études évangéliques d’Australie.

Pendant notre échange courtois, je l’ai interrogé au sujet des commentaires de Jésus sur l’âge de la Terre, cités plus haut. Je lui demandai : « N’est-il pas évident que Jésus enseignait et croyait que le monde est jeune ? »

Une réponse renversante

Je m’attendais à ce qu’il fasse comme les autres chrétiens évolutionnistes : qu’il cherche un moyen de tordre le texte pour échapper à cette signification évidente. Au contraire, il dit qu’il était tout à fait d’accord que Jésus croyait à une création récente de toutes choses.

Plutôt pris par surprise, je demandai : « Alors, qu’est-ce que vous faites de cela ? » (Il est clair qu’il pouvait supposer, avec raison, que je connaissais la position pro-milliards d’années de son organisation éminente d’évolutionnistes théistes). Sa réponse m’a tout simplement époustouflé, pour le dire gentiment. Il dit :

« Jésus n’avait pas autant de connaissances scientifiques que nous aujourd’hui. »

Ses mots se sont gravés à jamais dans ma mémoire, alors que le souvenir de ce que je lui ai répondu s’est quelque peu effacé. Mais je me souviens avoir dit que Jésus est le Créateur, Dieu fait chair, qu’il était présent lors de la création, qu’il ne ment pas, et ce genre de choses. Sa réponse, encore une fois, fut inoubliable :

« Ah, mais c’est là que ça devient très complexe – c’est en lien avec la théologie de l’incarnation, où Jésus a délibérément abandonné un bon nombre de choses qui avaient trait à sa divinité pré-incarnée. »

De toute façon, notre conversation touchait à la fin du temps imparti, mais je me souviens que j’étais tellement sidéré par cette affirmation qu’il m’a fallu bien du temps pour en analyser toute la signification.

Explications

Premièrement, et c’est très important, les commentaires du professeur montrent qu’il admet sans détour que les paroles du Seigneur Jésus-Christ, telles qu’elles sont rapportées dans la Bible, confirment que Lui-même croyait que les choses ont été créées récemment.

Rappelez-vous que ce professeur était à l’époque le plus en vue de tous les universitaires évangéliques convaincus, de ceux accueillis avec enthousiasme par les instituts et séminaires bibliques – pour leur dire pourquoi ils avaient le droit de croire à l’évolution et aux milliards d’années. Il voyait, bien entendu, qu’il était impossible de prétendre autre chose que ce que le Seigneur dit clairement dans ce texte de la Bible. Et cela, alors que d’autres ont tenté par tous les moyens de justifier cette énorme pierre d’achoppement pour ceux qui croient aux milliards d’années.

Pour réussir à conserver son point de vue évolutionniste théiste, sa solution était donc de soutenir, non pas que Jésus mentait, mais qu’il était tout simplement mal informé. Et ceci pour la raison suivante : lorsque, en tant que Dieu le Fils, il se fit chair, cet abandon de certains aspects de Sa divinité impliquait un dépouillement de toute connaissance de ce qui s’était passé quand il avait créé le monde.

Si j’en avais eu la présence d’esprit, une réaction appropriée aurait pu être de lui répondre quelque chose de cet ordre :

« D’accord, supposons maintenant, pour le débat, que premièrement, la création a été faite par le moyen de l’évolution, avec des millions d’années de mort et de souffrance, et deuxièmement, que Jésus a effectué sur lui-même une sorte de lobotomie8, de sorte qu’il ne pouvait plus se rappeler ce qui s’était vraiment passé. Donc il comprenait simplement la Genèse de la façon la plus évidente, sans prendre conscience de l’entière vérité. Dans ce cas, ce que vous défendez revient à ceci : que Dieu le Père, connaissant l’entière vérité, permit que non seulement les apôtres, mais aussi son Fils bien-aimé, alors qu’il était sur terre, croient et enseignent des tissus de mensonges. Cela signifie encore, que le Père a permis que ces fausses doctrines apparaissent, de façon répétée, dans sa Parole révélée. Résultat : pendant environ 2000 ans, la grande majorité des chrétiens a été sérieusement égarée, non seulement sur le moment et la manière dont le monde a été créé, mais sur des points cruciaux de l’Évangile comme l’origine du péché, de la mort et de la souffrance. »

Si même les paroles de Jésus ne sont pas fiables sur certains points, comment peut-on imaginer faire confiance à quoi que ce soit dans la Bible ?

Une chose est très claire dans tout cela : la croyance erronée sur laquelle la “science” insiste, pour affirmer qu’évolution et milliards d’années sont des “faits”, est la plus grave attaque contre l’autorité biblique, et donc contre la foi en général, jamais rencontrée par la chrétienté. Si même les paroles de Jésus ne sont pas fiables sur certains points, comment peut-on imaginer faire confiance à quoi que ce soit dans la Bible ?

D’autres évolutionnistes théistes influents ont, de même, clairement indiqué qu’ils croyaient que Jésus se trompait. Voici ce que l’on trouve, par exemple, sur le site évolutionniste théiste américain BioLogos, dirigé par Francis Collins :

« Si Jésus en tant qu’homme limité se trompait de temps en temps, il n’y a pas de raison de supposer que Moïse, Paul ou Jean aient écrit la Bible sans erreurs. Au contraire, il est plus sage de notre part de supposer que les écrivains bibliques s’exprimaient comme des êtres humains, écrivant de leur point de vue limité et fragmentaire. »9

Cela est d’autant plus grave que Jésus et les apôtres ont appuyé leur enseignement théologique sur l’histoire qu’ils enseignaient. La résurrection (1Co 15), le mariage (Mc 10.1–12), l’expiation (Rm 5.12–21) et le Ciel (Ap 21.1 à 22.5) sont quelques exemples de sujets pour lesquels les chrétiens qui font le compromis sont estropiés théologiquement, parce qu’ils ne s’appuient pas fermement sur la Genèse à l’exemple de Jésus et des apôtres quand ils enseignaient sur ces sujets.

Quel triste spectacle que de voir tant de responsables chrétiens trompés et intimidés, au point de croire que les interprétations séculières des découvertes scientifiques doivent dicter leur compréhension de la Parole de Dieu. Et cela, à un moment précis de notre histoire où il y a plus de raisons scientifiques que jamais pour confirmer qu’il est parfaitement rationnel de se fier à la Bible, et non aux déductions évolutionnistes.

L'évolutionnisme théiste et l'hérésie kénotique

Par Jonathan Sarfati

Cette erreur de beaucoup d'évolutionnistes théistes éminents n'est pas une nouvelle idée. Elle a été rejetée par l'Église en général en tant qu'hérésie kénotique dès le 4e siècle, mais elle a été relancée dans les temps modernes, pour des raisons expliquées dans le texte principal.

Cela implique que lors de l'Incarnation, Jésus s'est dépouillé de ses attributs divins, ce qui est une mauvaise compréhension de Philippiens 2:6–7:

[Jésus] lui qui est de condition divine, il n'a pas regardé son égalité avec Dieu comme un butin à préserver, mais il s'est dépouillé lui-même en prenant une condition de serviteur, en devenant semblable aux êtres humains.

Cela parle effectivement de ‘dépouillement’ (kénose1), mais qu'est-ce que cela veut réellement dire? “Il s'est dépouillé lui-même en prenant… ”. C'est-à-dire: Il ne s'est pas dépouillé de quelque chose qui était en Lui, tels que les attributs divins, mais il s'est dépouillé de Lui-même en prenant. C'est une soustraction par le moyen d'une addition (ajout de la nature humaine) à Sa nature divine, et pas en enlevant quoi que ce soit de divin.2

C'est ce qui rend notre salut possible : Il “partage notre humanité” (Hébreux 2:14–17), et est notre “parent-rédempteur” (Ésaïe 59:20); mais Il est également pleinement divin, donc il peut être notre Sauveur (Ésaïe 43:11) et peut porter la colère infinie de Dieu à cause de nos péchés (Ésaïe 53:10), qu'aucune simple créature ne pourrait supporter.

Sur terre Jésus renonça volontairement à la pratique indépendante de ses pouvoirs divins, comme l'omniscience, sans la permission de son Père. Mais Jésus ne renonça jamais aux attributs divins absolus, tels que Sa parfaite bonté, pitié, et (pour nos besoins) vérité, ainsi il n'enseignerait jamais quelque chose de faux. De plus Jésus prêchait avec l'autorité de Dieu le Père (Jean 5:30, 8:28), qui est toujours omniscient. Donc, ces évolutionnistes théistes doivent également accepter que le Père fasse des erreurs.3

  1. D'après le grec dans ce passage, ἐκένωσεν ekenōsen.
  2. Pour en savoir plus sur l'incarnation, voir creation.com/incarnation (anglais).
  3. Voir The authority of Scripture (anglais).

Références

  1. Voir creation.com/incarnation. Retourner au texte.
  2. Voir Sarfati, J., Why Bible history matters, Creation 33(4):18–21, 2011, ainsi que creation.com/nt, et creation.com/gen-hist. Retourner au texte.
  3. Le passage complet cite Genèse 1:27 et 2.24 comme historiques, au sujet du même homme et de la même femme. Dans le passage parallèle de Matthieu 19.4–5, Jésus attribue Genèse 2.24 à celui qui les a créés, c’est-à-dire Dieu lui-même. Retourner au texte.
  4. La deuxième chronologie est celle reconnue par les évolutionnistes théistes, pour lesquels, selon le point de vue séculier, le monde actuel est le résultat d’une évolution qui s’étend sur environ 15 milliards d’années. Comme ils croient que Dieu a dirigé l’évolution, ils continuent de parler de “création”, même si celle-ci est progressive ! (ndlr) Retourner au texte.
  5. Voir creation.com/chronogenealogy. Retourner au texte.
  6. En Australie, comme dans la plupart des systèmes britanniques, “professeur” signifie chef d’un département. Aux États-Unis, le mot professeur désigne simplement quelqu’un qui enseigne au niveau universitaire, pouvant désigner, par exemple, un “chargé de cours” dans le système français. Retourner au texte.
  7. ISCAST (Institute for the Study of Christianity in an Age of Science and Technology = Institut pour l’Etude du Christianisme à un Âge de la Science et de la Technologie) ; voir creation.com/iscast. Retourner au texte.
  8. Du grec λοβός lobos = lobe (du cerveau) et τομή tomè = tranche/coupe. Une opération grave et irréversible qui coupe certaines connexions du cortex cérébral, la partie “pensante” du cerveau. Retourner au texte.
  9. Sparks, K. After inerrancy, Evangelicals and the Bible in the Postmodern Age, part 4, forum Biologos, 26 juin 2010. Voir aussi Costner, L., Evolutionary syncretism: a critique of Biologos, creation.com/biologos, 7 septembre 2010. Retourner au texte.

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