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15 Reasons to Take Genesis as History
by Dr Don Batten, Dr Jonathan D Sarfati

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Pourquoi Jésus est-il mort?

Le système sacrificiel et la création

par Roger Birch
traduit par Jean Seri

three empty crosses on a hill, sihouetted against the sunset

Dans mon article “Un test évangélique décisif”, j’ai parlé de l’affaiblissement du terme “évangélique”. Pour ce qui est du “test décisif”, j’ai suggéré que la marque d’un vrai évangélique était l’acceptation d’une lecture directe de Genèse 1 à 11 parce qu’une attaque contre Genèse 1 à 11 est essentiellement une atteinte à l’autorité de la Bible, et donc de Dieu.1

Beaucoup de gens qui se disent évangéliques vont contester une telle déclaration, affirmant que la question de la création contre l’évolution est “sans importance” pour leur foi ou que le récit de la création peut être interprété de différentes manières. Toutefois, je soutiens que les deux positions créent de graves problèmes théologiques qui portent atteinte aux fondements de l’Évangile.

Dans cet article, je ne vais pas examiner la science de la création versus l’évolution, étant donné que cela a déjà été fait ailleurs; je vais plutôt développer les questions théologiques entourant une question laissée en suspens dans mon article précédent, à savoir: “Pourquoi Jésus est-il mort?”

Aucun évangélique authentique ne peut prétendre que la christologie (l’étude du Christ) est “sans importance”. Millard Erickson affirme que notre “compréhension du Christ doit être au coeur de la foi chrétienne, elle est déterminante pour notre foi. Tout le reste est secondaire par rapport à ce que l’on pense du Christ”.2 Toutefois, un grand nombre de questions théologiques ont été affectées par la “science”, et la christologie, en particulier, n’a pas tenu compte de questions telles que la généalogie de Jésus remontant jusqu’à Adam dans l’Évangile de Luc, et l’affirmation de Paul disant que la mort est venue dans le monde par le péché d’Adam.

La christologie est un très grand sujet en soi, et la limite d’espace ne nous permet pas ici d’entrer dans les détails. Qu’il suffise de dire qu’il y a deux approches principales à la façon dont nous regardons à Jésus, c’est-à-dire du point de vue de l’homme (christologie “d’en bas”) ou du point de vue de Dieu (christologie “d’en haut”). La première approche, bien que techniquement valide théologiquement, a tendance à être du domaine des spécialistes libéraux qui remettent en question l’exactitude, et même l’autorité de la Bible. La christologie d’en haut correspond mieux à la position évangélique avec son acceptation implicite de la Bible comme étant la Parole inspirée de Dieu. Je vais donc ici mettre l’accent sur cette approche et sur ses implications.

Si le nombre de versets traitant d’un même sujet dans les Évangiles est un indicateur de ce que Dieu considère comme important, la croix doit certainement être le sujet le plus important de tous. Les Évangiles ne contiennent pas d’information directe sur l’apparence de Jésus, sur ce qu’il aime ou n’aime pas, etc. Deux des Évangiles ont même omis des détails directs de sa naissance. En revanche, plus de la moitié des chapitres de l’Évangile sont dédiés à la dernière semaine de sa vie, aux événements qui y ont immédiatement conduit ou aux événements qui ont suivi sa crucifixion.

Le débat concernant la création ou l’évolution est souvent mené sur des bases scientifiques, mais qu’en est-il de l’impact du récit de la création sur le thème de la christologie et, surtout, sur la mort de Jésus? Il y a trois questions en particulier qui ont besoin d’être examinées attentivement:

  • Qu’est-ce que la mort?
  • Pourquoi Jésus devait-il mourir?
  • Quelles qualités devait-il posséder pour remplir les conditions requises afin de mourir pour nous?

Les trois sujets sont importants; les arguments suivants seront donc nécessairement très brefs, mais suffisants, espérons-le, pour montrer à la fois leur importance et leur pertinence par rapport au récit de la création.

Selon aussi bien les évolutionnistes théistes que les évolutionnistes humanistes, la mort et la souffrance se sont produites il y a des millions, voire des milliards d’années avant que l’homme ait évolué ou qu’il ait été créé par quelque procédé omis dans la Bible. Cependant, qu’est-ce que la mort et comment est-elle apparue?

La Genèse et le Nouveau Testament (Romains 5:12) affirment tous les deux que la mort est entrée dans le monde par le péché d’un seul homme, impliquant clairement qu’il n’y avait pas de mort avant Adam. Alors, pourquoi ne respectons-nous pas ce que les deux Testaments disent et pourquoi tenons-nous pour acquise l’hypothèse évolutionniste selon laquelle la mort serait “naturelle”?

Fait intéressant, les évolutionnistes semblent très heureux d’accepter la mort comme une partie intégrante du processus de sélection naturelle, et pourtant ils accusent souvent le prétendu “Dieu de l’Ancien Testament” de faire preuve de cruauté en ayant recours au sang versé des animaux, puis au sang versé de Jésus pour nous. Cependant, la réalité est que l’auteur et le créateur de toute vie, selon la Bible, a le “droit” (pour utiliser la terminologie moderne) de supprimer cette vie. Lorsque quelqu’un réussira enfin à faire ce que Dieu a fait et qu’il créera la vie à partir de rien, alors seulement pourra-t-on moraliser sur qui a le droit de dicter les règles quant à ce qui pourra arriver à cette nouvelle forme de vie!

En fait, la première mort mentionnée (ou implicite) dans la Bible s’est produite quand Dieu a tué un animal (un agneau?) pour donner des peaux à Adam et Ève afin de couvrir leur nudité. Par cet acte, Dieu a commencé le système sacrificiel qui exigeait l’effusion de sang pour couvrir le péché, un système qui est ensuite explicitement mentionné dans le récit de Caïn et Abel en Genèse 4. En outre, la première allusion au Christ écrasant Satan se trouve en Genèse 3:15. Ainsi, dès avant Genèse 4, il y a un lien entre le péché, la mort et le système sacrificiel, plus une référence à la venue du Christ et la nécessité pour lui de mourir, relativement au système sacrificiel.

La plupart des évangéliques seraient d’accord pour dire que Jésus-Christ devait mourir et qu’il devait être: a) humain; b) divin; c) mâle; d) premier-né, et e) parfait et sans défaut. Mais pourquoi? Sur quelle base ces critères sont-ils fondés? Les ouvrages théologiques évangéliques classiques fournissent des versets pour démontrer l’humanité et la divinité de Jésus, mais les trois dernières exigences font partie du système sacrificiel.

Bien que le système sacrificiel était présent “depuis le commencement”, ce n’est pas avant Moïse que nous trouvons sa codification et, avec sa liste de lois, les exigences que Jésus-Christ devait accomplir pour pouvoir mourir pour nous. Si par contre la lecture directe de Genèse 1 à 4 est enlevée, alors non seulement il n’y a aucune explication ou justification du système sacrificiel (qui était un phénomène pratiquement universel, comme bien d’autres sujets bibliques, incluant le déluge), mais il n’y a pas non plus d’explication biblique valide nous faisant comprendre pourquoi Jésus devait mourir.

Alors, comment Jésus correspond-il aux exigences requises établies quelque 1500 ans avant sa venue? Dans le Nouveau Testament, nous voyons que Jésus était un mâle et un premier-né (par exemple, Luc 2:2). Il a été conçu du Saint-Esprit et il est né d’une vierge (Luc 1:26–38) pour rompre la ligne du péché héréditaire. Il était sans défaut (Colossiens 1:22; 1 Pierre 1:19). Il était également humain et divin. Toutes les exigences sont donc parfaitement remplies!

Cependant, c’est là que la question de la création contre l’évolution, et la question des très longues périodes de temps qui s’y rapporte, cessent d’être “sans importance”, mais qu’elles sont inexorablement liées à l’autorité de la Bible, à la christologie et, en fin de compte, à notre propre rédemption.

C’est bien simple, suggérer que le récit d’Adam et Ève (et la question connexe du péché et de la mort) n’est qu’un mythe ou qu’il a besoin de “réinterprétation” est à la fois une attaque directe contre Dieu et contre l’autorité de l’Écriture, et une remise en question de la raison pour laquelle Jésus est mort. Il s’agit d’une attaque à la fois contre l’Ancien Testament et contre le Nouveau Testament, puisque Luc retrace la généalogie de Jésus jusqu’à Adam (Luc 3:23–38), que Paul dit que Jésus est le “dernier Adam” (1 Corinthiens 15:45) et que le Nouveau Testament contient d’autres références à Adam (1 Timothée 2:13–14; Jude 1:14). Le péché conduisant à la mort est également lié à Adam dans le Nouveau Testament (Romains 5:12). Cela signifie que, si Adam n’est pas une figure historique littérale, alors, effectivement, rien dans la Bible ne peut plus être pris à la lettre, un fait que les athées semblent mieux comprendre que beaucoup d’évangéliques! Pire encore, la raison pour laquelle Jésus est venu mourir pour nous est alors entièrement détruite et, avec elle, notre rédemption même.

Mais Dieu peut-il encore utiliser l’évolution? Et qu’en est-il des longues périodes de temps?

Si Adam et Ève sont des figures historiques, il est clair qu’à partir d’eux, l’évolution n’est pas nécessaire, comme en témoigne la généalogie de Jésus dans l’Évangile de Luc. De plus, s’il n’y avait pas de mort avant Adam (Romains 5:12), il ne reste aucune place nulle part pour l’évolution; cette idée est totalement exclue.

Cela ne laisse pour les longues périodes de temps que la période avant Genèse 1:2, mais dans quel but? Si nous acceptons la Bible à partir de la création d’Adam, pourquoi devrions-nous remettre en question la Parole de Dieu dans les quelques autres versets qui restent? Pourquoi quelqu’un voudrait-il concocter un “fossé” entre Genèse 1:1 et Genèse 1:2? Ou pourquoi voudrait-il voir les jours de la Genèse comme étant des “jours de Dieu, non des jours d’homme”? Ou quelque autre “explication” niant la lecture directe de la Genèse? La seule raison consiste purement à adopter dans sa théologie une vision du monde humaniste, non biblique, non surnaturelle, ce qui nécessite de très longues périodes de temps pour que l’évolution puisse être possible!

La Bible enseigne que Jésus-Christ est le “dernier Adam” (1 Corinthiens 15:45), qu’il est venu mourir pour nos péchés et, qu’en mourant sur la croix, il nous a donné le moyen d’être réconciliés avec Dieu et d’être en mesure de passer l’éternité avec lui. Comme le dit l’apôtre Paul dans Galates 1:6–7, tout autre “évangile” n’est pas vraiment un Évangile!

Articles en lien

Références

  1. Cet article a été adapté de Birch, R., Why Did Jesus Die?—The sacrificial system and Creation, Salt Shakers Journal, novembre 2009; saltshakers.org.au. Retour au texte.
  2. Erickson, M.J., Christian Theology, Baker Book House, Grand Rapids, Michigan, p. 663, 1985. Retour au texte.

Commentaires des lecteurs

Paul H., États-Unis, 7 avril 2010

Dans un sens réel, les “jours” de Dieu (pendant la semaine de la création) sont les “jours” de l’homme dans le système de mesure du temps que Dieu a créé pour nous et qui nous est rapporté par Moïse. Je dis seulement que, pour que Dieu communique avec nous, il doit nécessairement nous parler dans les mêmes termes se rapportant au temps que le temps qu’il a créé pour nous. Ce serait un non-sens de faire autrement. La différence entre ce que Dieu a réellement fait et ce qu’il a réellement dit qu’il ferait doit être exprimée de la même manière, à moins qu’il nous soit dit de faire autrement. Autrement dit, au jour 4 Dieu a réellement achevé l’horloge astronomique qu’il avait commencée au jour 1 au moyen d’une sphère en rotation en présence d’une source de lumière, permettant d’avoir un soir et un matin dès le jour 1. Certes, Dieu peut avoir sa propre manière distincte et personnelle de compter ou de mesurer le temps (2 Pierre 3:8), mais le système de mesure du temps qu’il a créé pour nous a été réglé pour nous au jour 4 et restera le même jusqu’à la fin du monde (Genèse 8:22).

Lorsque Dieu a utilisé le mot “jour” au commencement, avant que toute interprétation figurative ait pu être mise au point (puisque l’homme n’avait pas encore été créé), Dieu nous a raconté des années plus tard par Moïse ce qu’il avait dit et ce qu’il avait fait durant la semaine de création, en utilisant l’horloge astronomique qu’il avait en vue comme système de mesure du temps et qu’il a établi fermement pour le reste du temps quand il l’a fait. À moins que Dieu lui-même nous ait dit autrement, nous devons supposer que le système de mesure qu’il a utilisé pour dire ce qu’il a dit devait être le même système de mesure que celui dont il s’est servi pour faire ce qu’il a fait (Exode 20:11).

Au cours de la semaine de la création, Dieu a dit quelque chose chaque jour et il a fait ce qu’il a dit: “Et il en fut ainsi!” Ce qu’il a dit au début de chaque jour est ce qu’il a fait immédiatement après. Même avant de faire ce qu’il a dit qu’il ferait au jour 4, il a également dit en ce jour 4 quel serait le but de cette horloge astronomique avant qu’il le fasse. Ce but, comme il a dit qu’il le ferait, était qu’ils soient “des signes et des saisons, des jours et des années”, tout cela avant qu’il le fasse et que l’homme soit créé et qu’il pèche, et que plus tard il en donne une mauvaise interprétation.

Quand Moïse a écrit dans Genèse 1 ce que Dieu a dit qu’il avait dit et ce que Dieu a dit qu’il avait fait, cela doit nécessairement refléter ce que Dieu a dit et fait à l’origine. Moïse ne peut pas avoir écrit quelque chose de différent (comme adhérer à un autre système de temps) à moins que Moïse n’ait pas écrit l’Écriture. Tout au moins, Dieu aurait dû donner à Moïse des indices concernant l’identité de cet autre système de temps pour nous permettre de changer de piste et de le comprendre autrement.

Je ne pense pas que nous ayons le choix en la matière. Si Dieu avait fait quelque chose de différent de ce qu’il a dit qu’il a fait, alors, d’accord, c’était quoi? Il n’y a rien d’autre à faire. Sur quelle base peut-on dire qu’il a fait autre chose que ce qu’il a dit qu’il ferait dans le but même qu’il a dit qu’il allait le faire? Il est certainement un Dieu confus qui ne peut pas dire ce qu’il a dit et qui n’a pas non plus la cohérence de faire ce qu’il a dit qu’il ferait. S’il n’a pas fait ce qu’il a dit, alors non seulement il nous a menti, mais il a menti à lui-même, et, par conséquent, il n’est même pas Dieu. Je pense que nous marchons sur une glace mince qui doit inévitablement conduire à l’apostasie, qui se trouve directement sous la mince couche de glace! L’image de la “pente glissante” a êté trop souvent utilisée. Nous marchons sur une glace mince.

Brian C., Royaume-Uni, 21 décembre 2010

Nous pouvons nous attendre à ce que le monde soit réfractaire à l’idée d’une création en six jours littéraux de vingt-quatre heures et à ce qu’il exige des preuves, mais pourquoi les chrétiens, eux, s’objectent-ils et pourquoi exigent-ils le même genre de preuve? Il nous suffit seulement de poser la simple question suivante: Un Dieu infini et tout-puissant ne peut-il pas créer l’univers en six jours? La réponse est manifestement oui! Alors, pourquoi autant de gens ont des problèmes avec cela? Nous pourrions poser une question supplémentaire: En quelle sorte de Dieu croyez-vous? C’est certainement la question clé!

Karen S., États-Unis d’Amérique, 28 mars 2011

Nous voyons la dévastation qu’une catastrophe naturelle peut créer en quelques minutes. Si un phénomène scientifique prend quelques minutes pour faire des changements énormes dans la terre, comment se fait-il que nous doutions de Dieu, le Créateur suprême, quand il s’agit du temps qu’il a pris pour créer le monde?

Geoffrey S., Australie, 25 octobre 2011

En ce qui concerne le temps que Dieu a pris pour créer, je pense que le dessinateur Schultz a présenté un point de vue qui est négligé. Quand Linus a demandé à Lucy si Dieu a créé en 6 jours littéraux, il s’est fait répondre: “Bien sûr”. Linus a ensuite répliqué en posant la question suivante: “Je me demande pourquoi il a mis autant de temps!” Cela touche vraiment à notre foi en un Créateur qui est de loin supérieur à notre bien faible intelligence. Nous avons besoin de continuer à grandir dans notre compréhension en nous basant sur le fondement de la connaissance que notre Dieu nous a donné (la parole de Dieu) et en acceptant que ses voies soient beaucoup plus grandes que les nôtres.


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