Explore
Click here to view CMI's position on climate change.
Also Available in:

Comment peut-on voir des étoiles distantes dans un univers jeune?

The Creation Answers Book Chapter 5

par et Carl Wieland
traduit par Cécile Cason

  • Si l’univers est jeune et que la lumière des étoiles met des millions d’années pour nous parvenir, comment se fait-il que nous puissions les voir ?
  • Dieu a-t-il créé la lumière déjà « en transit »?
  • La vitesse de la lumière était-elle plus grande dans le passé?
  • Y a-t-il un lien avec le big bang?
  • Qu’en est-il de la théorie de la Relativité?

Certaines galaxies sont à des milliards d’années-lumière de nous. Puisqu’une année-lumière est la distance que la lumière parcourt en une année, et que nous pouvons voir de telles galaxies, cela signifie-t-il que l’univers 1 est très ancien ? En dépit de toutes les preuves bibliques et scientifiques en faveur d’un univers et d’une Terre jeunes, cette question pose depuis longtemps un problème apparemment intraitable. Cependant, toute investigation scientifique des origines génère toujours des opportunités pour la recherche – à savoir des problèmes à résoudre. Nous ne pourrons jamais atteindre une connaissance complète et il restera toujours des choses à apprendre.

Le problème du voyage de la lumière du big bang

Il est important de savoir que la théorie la plus en vue de la cosmologie, la théorie séculière standard du big bang, comporte un problème inhérent avec le temps et le déplacement de la lumière, appelé le problème de l’horizon. D’après le big bang, l’univers a commencé à partir d’une boule de feu de laquelle toute la matière de l’univers dérive. Pour que les galaxies aient eu un espoir de se former durant le processus d’expansion, la boule de feu devait posséder au départ une distribution non homogène en température. Cependant, on observe une radiation issue du cosmos, provenant de toutes les directions du ciel, ayant une température très uniforme. On appelle cette radiation le fonds diffus cosmologique, (note du trad. : FDC, ou encore rayonnement fossile) et le ratio de l’uniformité de sa température est de 1 : 100.000.

Si des régions avaient au départ des températures différentes, et sont actuellement à des températures quasiment identiques, alors de l’énergie a dû être transférée depuis les régions les plus chaudes vers les régions les plus froides. La méthode la plus rapide pour transférer de l’énergie est par rayonnement, à la vitesse de la lumière. Considérons donc une région de l’espace située à 10 milliards d’années-lumière dans le ciel nord de la Terre, et une autre région à 10 milliards d’années-lumière vers le sud. Elles sont donc distantes entre elles de 20 milliards d’années-lumière. Puisque le big bang s’est hypothétiquement produit il y a seulement 13.7 milliards d’années, cela ne suffit pas pour que la lumière ait pu voyager d’une région à l’autre. Malgré cela, la température de fond est quasiment uniforme.

En réalité, le problème pour le big bang 2 est même plus sérieux que cela. Le rayonnement du FDC est supposé être le rayonnement qui est apparu au moment où la température de la boule de feu initiale avait suffisamment refroidi pour que celle-ci devienne transparente aux radiations. Cela est supposé être arrivé environ 300.000 ans après l’apparition initiale de cette boule de feu. Par conséquent, seules les régions distantes au maximum de 300.000 années-lumière les unes des autres ont pu devenir uniformes en température à ce moment. Et pourtant nous observons manifestement des régions distantes d’au moins 20 milliards d’années-lumières à la même température.

Ce problème de l’horizon a donné lieu à l’introduction d’hypothétiques facteurs farfelus dans la théorie du big bang, comme celui de l’« inflation cosmique », inflation de l’espace plus rapide que la lumière, provoquant une expansion d’un facteur de 1050 en 10–33 secondes 3. Cependant, il n’existe pas de mécanisme connu qui pourrait démarrer ou stopper cette inflation supraluminique. Il s’agit purement d’un miracle « naturaliste ». Même la revue New Scientist Magazine interroge : faire intervenir ce facteur ne serait-il pas simplement prendre ses rêves pour des réalités ? 4.

Dr Paul Steinhardt, récompensé pour ses contributions à la théorie de l’inflation par la médaille Dirac en 2002, a écrit un article, titré sur la couverture de Scientific American : “Les gaps quantiques dans le big bang : Pourquoi notre meilleure explication de la façon dont l’univers a évolué doit être corrigée – ou remplacée”. Steinhard a identifié quatre points sur lesquels la théorie de l’inflation échoue 5.

D’autres cosmologistes du big bang ont même suggéré que la vitesse de la lumière (une radiation) aurait pu être beaucoup plus grande dans le passé 6 (voir aussi « La lumière s’est-elle toujours déplacée à la même vitesse ? » ci-après). Ainsi personne ne peut prétendre que ce sujet est une raison de ne pas croire la Bible, car la théorie séculière standard de la cosmologie du big bang pose un problème similaire 7.

Dans l’état des choses, nous pourrions dire “Le big bang implique des miracles sans aucun faiseur de miracles, donc nous, chrétiens, pouvons certainement avoir des miracles avec un faiseur de miracles ! » Les six jours de la Création sont, après tout, des évènements miraculeux.

NASAold-satellite-photo

De la lumière créée « déjà en route » ?

Il y a quelques dizaines d’années, la plus commune explication fournie par les créationnistes bibliques était que Dieu avait créé la lumière “déjà en route”, pour qu’Adam puisse voir immédiatement les étoiles sans avoir à attendre des années avant que la lumière des plus proches atteigne la Terre. Bien que nous ne devions pas limiter la puissance de Dieu, cette explication soulève d’énormes difficultés.

Cela signifierait que lorsque nous regardons un objet très lointain, ce que nous voyons apparemment arriver n’est jamais arrivé en réalité. Par exemple, imaginons que nous voyions un objet situé à un million d’années-lumière qui semble être en rotation, c’est-à-dire que la lumière que nous recevons dans nos téléscopes porterait cette information relative au comportement de l’objet. Cependant, selon l’hypothèse de la lumière « créée en transit », la lumière reçue ne viendrait pas de cet objet, puisque créée « déjà en route ».

Cela voudrait dire, que pour un univers vieux par exemple de 10.000 ans, tout ce que nous verrions arriver au-delà d’une distance de 10.000 années-lumière ne serait en réalité qu’un gigantesque spectacle virtuel de choses qui ne seraient jamais arrivées, mettant en scène des objets qui n’existeraient même pas.

Pour pousser l’explication de ce problème plus loin, considérons une étoile en explosion (supernova) à, disons une distance mesurée précisément de 100.000 années-lumière (souvenons-nous que nous utilisons cette explication dans un univers vieux de 10.000 ans). Lorsque l’astronome sur Terre observe l’explosion de cette étoile, il ne reçoit pas seulement un faisceau lumineux. Si c’était tout, alors ce ne serait pas du tout un problème de dire que Dieu aurait pu créer un faisceau de photons (particules de lumières) déjà en déplacement. Cependant, l’astronome reçoit aussi des rayonnements conjoints très particuliers et spécifiques, tels qu’on pourrait attendre dans ce type d’explosion – formant une séquence prévisible d’évènements impliquant des neutrinos, de la lumière visible, des rayons X et des rayons gamma. Par exemple, parce que la majorité des neutrinos traversent la matière solide comme si elle n’était pas là, pendant que la lumière visible est ralentie, nous pouvons détecter un flux massif de neutrinos avant que la lumière elle-même ne nous atteigne.

La lumière et le flux de neutrinos portent une information témoignant d’un évènement apparemment réel. Il est parfaitement légitime pour l’astronome d’interpréter ce “message” comme représentant une réalité – qu’il y avait réellement un objet, qu’il a explosé selon les lois de la physique, émis de la lumière, des rayons X, puis a décru en intensité lumineuse, et ainsi de suite, et tout cela en accord avec les résultats attendus des lois physiques connues.

Tout ce que l’astronome voit est cohérent avec cela, y compris avec les raies du spectre de la lumière de l’étoile, qui sont une signature chimique des éléments que celle-ci contient. Pourtant l’explication de la « lumière créée en route » signifierait que ce message d’évènements enregistré, transmis à travers l’espace, devait avoir été inclus dans le faisceau lumineux à sa création, ou introduit dans le faisceau à une date ultérieure, sans jamais avoir été originaire de ce point éloigné (s’il était parti de l’étoile – en supposant qu’il y avait vraiment une telle étoile, le faisceau lumineux serait encore distant de 90.000 années-lumière de la Terre, ceci pour un univers de 10.000 ans et une vitesse de la lumière constante).

Créer sciemment une telle série de signaux détaillés dans des faisceaux lumineux atteignant la Terre, signaux qui semblent provenir d’une série d’évènements réels alors qu’il n’en est rien, est d’une finalité douteuse. Pire, ce serait comme de dire que Dieu a créé des fossiles dans les roches pour nous induire en erreur, ou même tester notre foi, et qu’ils ne représentent rien de réel (un animal ou une plante réels ayant vécu par le passé). Ce serait une bien étrange tromperie de la part d’un Dieu saint.

La lumière s’est-elle toujours déplacée à la même vitesse ?

Une solution évidente serait une vitesse de la lumière plus élevée dans le passé, lui permettant de couvrir la même distance en moins de temps. On a au premier coup d’œil l’impression d’avoir affaire à une explication ad hoc trop facile. Il y a quelques années, Barry Setterfield a propulsé cette possibilité à l’avant-plan en montrant, sur la base d’observations historiques, que la vitesse de la lumière (que nous noterons « c » pour la suite) semble avoir eu tendance à diminuer au cours des 300 dernières années. Setterfield (et son dernier co-auteur, Trevor Norman) ont fourni une preuve en faveur de cette théorie 8. Ils pensaient que ce phénomène avait dû affecter les résultats de datation radiométrique, et était même la cause du décalage vers le rouge (red-shift) de la lumière émise par les galaxies distantes, bien que cette idée eût été plus tard infirmée, et que d’autres modifications furent apportées à la théorie.

Beaucoup ont attaqué cette idée sur le motif fallacieux que la théorie de la Relativité Restreinte d’Einstein dit que la vitesse de la lumière ne peut pas changer. En réalité, elle dit seulement que la vitesse de la lumière mesurée par un observateur ne dépend pas de la vitesse de la source lumineuse ni de celle de l’observateur.

De nombreux débats ont fait rage entre des personnes aussi compétentes les unes que les autres au sein des cercles créationnistes, sur la question de savoir si l’évidence statistique était oui ou non en faveur d’une décroissance de c (vitesse de la lumière).

La plus grande difficulté, cependant, réside dans certaines conséquences physiques de la théorie. Si c avait diminué ainsi que Setterfield l’a proposé, les conséquences en seraient encore discernables dans la lumière émise par les galaxies distantes, or il n’en est apparemment rien. Des tests de haute précision de la théorie de la Relativité Générale d’Einstein, dans notre galaxie, en utilisant des paires d’étoiles à neutrons en co-orbite, où au moins l’une des deux est un pulsar, à des milliers d’années-lumière, indiquent la même valeur de c que celle que nous mesurons localement 9. En bref, aucun des défenseurs de cette théorie n’a pu répondre à tous les problèmes qu’elle soulève. De façon intéressante, les défenseurs du big bang ont traité cette idée avec mépris, alors qu’ensuite l’un des leurs, João Magueijo, a proposé une idée similaire pour tenter de sauver le big bang de son problème de l’horizon 10 !

De nouvelles cosmologies créationnistes

La théorie de la diminution de la vitesse de la lumière (ndt : cdk en anglais) a néanmoins provoqué beaucoup de réflexions sur ce problème. Par exemple, le créationniste Dr Russell Humphreys a dit avoir passé une année à essayer de vérifier cette hypothèse par tous les moyens, mais sans succès. Cependant, cette réflexion lui a inspiré le développement d’une nouvelle cosmologie créationniste en alternative à la théorie du big bang.

Ce style de développement, dans lequel une des théories créationnistes, la cdk, est supplantée par une autre, est un aspect sain de la science. Le cadre biblique de base, parce qu’il est issu du Créateur, n’est pas négociable, contrairement aux vues et aux modèles versatiles des hommes faillibles qui cherchent à comprendre les données à l’intérieur d’un tel cadre (les évolutionnistes aussi changent souvent leur réponse à la question : comment exactement les choses ont-elles pu se faire elles-mêmes, mais ne se posent jamais la question de savoir si elles ont effectivement pu se faire elles-mêmes ; ce cadre matérialiste reste non négociable).

Un indice

Considérons que le temps mis pour qu’un objet voyage sur une certaine distance est égal à cette distance divisée par la vitesse à laquelle il voyage. C’est-à-dire :

Temps = Distance (divisée par) Vitesse.

Quand on applique ceci à la lumière provenant des étoiles distantes, le temps calculé est de milliards d’années. Certains ont essayé de remettre en question les distances, mais il est très improbable qu’elles soient significativement fausses 11.

Les astronomes utilisent des méthodes très variées pour mesurer les distances, et aucun astronome créationniste lucide ne prétendrait que les erreurs seraient assez énormes pour que des milliards d’années-lumière puissent se réduire en réalité à quelques milliers, par exemple. Rien que notre propre galaxie, la Voie Lactée, s’étale sur environ 100.000 années-lumière.

Si la vitesse de la lumière (c) n’a pas changé, la seule donnée restante dans l’équation est le temps lui-même. En effet, la théorie de la Relativité d’Einstein déclare à chacun depuis une centaine d’années que le temps n’est pas un absolu. Les scientifiques ne savent peut-être pas ce qu’est le temps, mais ils savent certainement comment le mesurer. De nos jours des horloges atomiques très précises et exactes mesurent l’écoulement du temps et les résultats des mesures sont variables selon le lieu 12.

En effet, il a été observé que deux choses affectent la vitesse de défilement du temps – l’une est la vitesse et l’autre la gravité. La théorie de la Relativité Générale d’Einstein, la meilleure théorie de la gravité que nous ayons pour l’instant, indique que la gravité affecte le défilement du temps.

Cet effet a été mesuré expérimentalement, de nombreuses fois. Des horloges au sommet de gratte-ciels, où la gravité est moindre, avancent légèrement plus vite qu’au sol, exactement comme prédit par les équations de la Relativité Générale (GR) 13,14.

14816-gravity-distorts-time
Figure 1. La gravité déforme le temps de telle façon qu’une horloge au sommet d’une montagne avance plus vite qu’une horloge en plaine.

Il y a des hypothèses …

La plupart des gens imaginent l’univers comme ayant un centre et un bord. Cela signifie que si vous voyagiez dans l’espace, vous finiriez par arriver à un endroit au-delà duquel il n’y aurait plus de matière. Selon cette compréhension, la Terre est près du centre, comme cela semble l’être lorsque nous regardons dans l’espace.

Cela peut sembler du bon sens, n’est-ce pas, mais toutes les cosmologies séculières modernes le nient. C’est-à-dire qu’elles présument que l’univers n’a pas de limite – ni bord ni centre – et cela est surnommé le « principe cosmologique ». Dans ce supposé univers, chaque galaxie serait entourée par d’autres galaxies de façon identique dans toutes les directions (figure 1). Dans un tel univers, toutes les forces gravitationnelles s’annulent entre elles, il n’y a pas de direction préférentielle, et donc il n’y a pas non plus d’effets nets de mouvement des objets astronomiques.

C’est une hypothèse philosophique, autrement dit, religieuse. Et cela est fait pour retirer la Terre de sa position privilégiée près du centre de l’univers (parce que c’est que le récit de la Bible implique –que la Terre est le centre de l’attention de Dieu lorsqu’il crée l’univers). Notons le point de vue du cosmologue respecté George Ellis, précédemment un collègue du célèbre Stephen Hawking ; ainsi le rapporte la revue Scientific American :

Il nous faut être conscients qu’il y a toute une gamme de modèles qui pourraient expliquer les observations » argumente Ellis. « Par exemple, je peux vous construire un univers symétriquement sphérique avec la Terre en son centre, et vous ne pouvez pas le réfuter sur la base d’observations.’ Ellis a publié un papier sur ce sujet. « Vous ne pouvez l’exclure que sur une base philosophique. D’après moi il n’y a absolument rien de faux là-dedans. Ce que je veux mettre en lumière c’est le fait que nous utilisons des critères philosophiques pour choisir nos modèles. De nombreuses cosmologies essayent de cacher ça. » 15

Non seulement vous pouvez avoir une telle compréhension de l’univers, mais cela concorde mieux avec les évidences, que l’univers sans bord ni centre conjecturé par les laïcs. Il y a maintenant des observations qui prouvent que l’univers a un centre. Par exemple, les galaxies semblent avoir une structure à grande échelle centrée près de notre propre galaxie 16. Ces observations ne correspondent pas avec l’univers généré aléatoirement, non limité et sans centre des matérialistes, mais sont consistantes avec un univers conçu par un Créateur.

Le big bang comporte beaucoup d’autres problèmes 17,18, si nombreux que beaucoup de laïcs appellent à une refonte radicale 19 :

La théorie du big bang s’appuie sur un nombre grandissant d’entités hypothétiques – des choses qu’on n’a jamais observées. L’expansion, la matière noire et l’énergie noire sont les plus proéminentes. Sans elles, il y aurait des contradictions fatales entre les observations réalisées par les astronomes et les prédictions de la théorie du big bang. » 20
14817-3d-4d-universe
Figure 2. Une sphère tridimensionnelle d’espace et de matière possède un centre et par conséquent exerce une force nette d’attraction gravitationnelle. Dans le modèle du big bang, la matière de notre univers est censée être répartie sur la surface d’un espace de 4 dimensions ou plus, lequel n’a pas de centre (analogie avec un ballon gonflable).

D’après la Relativité Générale, si l’univers a une limite et un centre, alors il peut y avoir des effets gravitationnels nets à une échelle cosmologique et ils peuvent affecter l’écoulement du temps au fil de l’histoire. Selon la façon dont l’univers a été créé, les horloges ont pu fonctionner à des rythmes différents sur la Terre comparativement à d’autres endroits de l’univers. En d’autres termes, cela ne suffit plus de dire que Dieu a fait l’univers en six jours. Il l’a certainement fait (Exode 20 :11 et Genèse 1), mais six jours mesurés sur quelles horloges ? (Si nous disons « selon le temps de Dieu », nous occultons le fait qu’il a créé le flux du temps tel que nous le connaissons maintenant ; Il est en dehors du temps, voyant la fin depuis le commencement. Aussi sérieusement, Dieu a inspiré les Ecritures pour nous instruire (2 Timothée 2 :15-17). Cela implique que les mots et les inférences logiques doivent être les mêmes pour Dieu et l’homme, autrement les Ecritures ne seraient pas capables de nous doter de la vérité qu’Il nous révèle) 21.

Nouvelles approches

Nous possédons maintenant deux cosmologies créationnistes qui pourraient expliquer comment Dieu a tout créé en six jours et qu’Adam et Eve pouvaient voir la lumière des étoiles distantes. Ces deux concepts sont plutôt époustouflants, mais nous ne devrions pas être surpris que lorsque nous essayons d’entrevoir le miracle de la création, ce ne n’est pas aisé à comprendre (les voies de Dieu sont plus élevées que nos voies !).

1. Dr Russ Humphreys

Dr Humphreys avait construit un précèdent modèle, comme expliqué dans le livre Starlight and Time, mais il n’arrivait pas à rendre compte d’observations en relation avec des galaxies proches. Il a développé une nouvelle explication des temps de transit de la lumière, pour montrer comment de la lumière a pu voyager depuis le cosmos distant et atteindre la Terre, tout cela en une durée ordinaire de journée terrestre, le quatrième jour de la semaine de la Création. Cette compréhension s’appuie sur l’effet de la gravité sur le temps (la dilatation gravitationnelle du temps). Humphreys utilise les « eaux qui sont au-dessus des cieux » (Psaume 148:4 cf. Genèse 1:6-10), pour dire que Dieu a créé l’univers avec une couche massive d’eau qui l’encerclait (figure 2). Si la masse de cette eau était très grande, elle aurait eu un énorme effet sur l’écoulement du temps à travers l’univers. Il y a aussi l’effet de la création par Dieu des étoiles durant le quatrième jour de la semaine de la Création (Ésaïe 40:26). Il suppose également que Dieu « étendant les cieux », mentionné à plusieurs endroits dans les Ecritures, fait allusion à l’expansion de l’univers, spécialement pendant le quatrième jour. Cette expansion pourrait avoir débuté pendant le Jour 2, quand Dieu fit « l’étendue » (Hébreu « raqia », KJV « firmament », Genèse 1 :7).

14817-waters-above
Figure 3. D’après Dr Humphreys, il est possible que les eaux au-dessus des cieux du Psaume 148:4 subsistent aujourd’hui en un voile fin de particules de glace, ou des sphères d’eau couvertes d’épaisses croutes de glace de la taille de planètes, dispersées sur les bords de l’univers.]

Le modèle indique que tôt pendant le quatrième jour, la terre a plongé dans un état d’ »absence de temps ». Dans cette zone tous les processus physiques, y compris les horloges, s’arrêtent complètement. La zone sphérique d’absence de temps se dilate à partir de la Terre à la vitesse de la lumière, englobant les étoiles créées nouvellement et les galaxies. Après avoir atteint les galaxies les plus distantes, la zone d’absence de temps change de direction et commence à se rétrécir pour revenir vers la terre à la vitesse de la lumière. En ce faisant, cela découvre les nouvelles galaxies, rendant leur lumière visible depuis la Terre. Dr Humphreys : « Lorsque la sphère atteint un rayon nul et disparait, la terre émerge, et immédiatement la lumière qui suivait la sphère atteint la Terre, y compris la lumière qui a voyagé à partir de millions d’années-lumière de distance. Le quatrième jour, un observateur situé sur la partie de la Terre dans la nuit aurait vu un ciel noir un instant, et un ciel rempli d’étoiles l’instant suivant. » 22

Un univers avec un centre et un bord, ajouté au concept d’Humphreys des eaux d’en-dessus, ont fourni une explication à l’ « anomalie Pioneer », qui est une petite mais étrange décélération ayant affecté quatre sondes spatiales : Galileo, Ulysses, et Pioneer 10 et 11 durant leur transit en marge du système solaire 23.

2. Dr John Hartnett

Dr John Hartnett a choisi une approche différente, qui utilise un aspect différent de la théorie de la relativité d’Einstein. Sa cosmologie applique un concept développé par le cosmologiste israélien Dr Moshe Carmeli (1933 – 2007) appelé la « relativité cosmologique » 24. Carmeli a soutenu que pour décrire de manière adéquate la structure à grande échelle de l’univers, en addition avec la longueur, la largeur, la profondeur, et le temps (quatre dimensions), une autre mesure, ou dimension, était nécessaire : la vélocité de l’expansion de l’espace. Cette dimension a un effet sur la gravité et le temps – d’où la « relativité générale cosmologique ». Les idées de Carmeli ont expliqué avec succès des énigmes astronomiques de longue date, comme les supernovas à fort décalage dans le rouge, les observations de rotation galactique, les dispersions anormales de galaxies sphéroïdales, et l’expansion de l’univers à grande échelle. Une grande force de la relativité Carmélienne est qu’elle règle leur compte aux hypothétiques entités non observées comme l’antimatière, l’énergie noire, qui sont toutes deux nécessaires à la cosmologie du big bang 25.

Carmeli a développé sa cosmologie avec l’hypothèse du principe cosmologique (pas de centre et pas de bord pour l’univers), mais Hartnett a réalisé que ces idées fonctionnaient aussi avec un univers doté d’un centre et d’un bord. En outre, avec cette approche, une accélération (une vélocité croissante) de l’expansion de l’espace, comme on pouvait s’y attendre lors du quatrième jour de la semaine de la Création, aurait de profondes implications sur le temps durant cette période. Une dilatation du temps en résulte, mais pas due à un effet gravitationnel – due à l’énorme étirement accéléré du tissu de l’espace. Cela signifie qu’au Jour 4, les horloges des confins de l’univers en expansion fonctionnaient très vite par rapport à celles de la Terre. Cela laisse le temps à la lumière stellaire des galaxies créées le quatrième jour d’atteindre la Terre et d’être visible pour Adam et Eve 26,27. Encore une fois, tout cela se produit le quatrième jour selon les horloges terrestres, les horloges que la Bible utilise.

Conclusion

Et si personne n’avait jamais pensé à la possibilité d’une dilatation du temps ? Beaucoup se seraient sentis obligés d’être d’accord avec ces scientifiques (y compris quelques Chrétiens) qui ont affirmé qu’il n’y avait pas de solution possible – une Terre très ancienne est un fait parce que nous pouvons voir des étoiles distantes, et la Bible doit être « réinterprétée » (révisée) ou rejetée. Beaucoup ont pressé les Chrétiens d’abandonner l’enseignement biblique littéral d’une création récente à cause de ces « faits indéniables ». Cependant, une telle réinterprétation des Ecritures signifierait aussi que la terre est vieille et que les roches contenant des fossiles sous nos pieds sont vieilles. Aussi cela implique (si on garde une pensée logique dans cette implication) d’accepter qu’il y aurait eu des milliards d’années de mort, de maladie et de sang versé avant Adam 28, par conséquent érodant le cadre historique de la Création/Chute/Restauration présenté dans la Bible 29 — le cadre dans lequel l’Evangile fait sens, et sur lequel la civilisation occidentale s’est construite avec ses nombreux bénéfices 30.

14816-eden-on-bones

Cependant, même sans ces nouvelles idées qui semblent résoudre le problème, une telle approche aurait toujours été erronée. L’autorité de la Bible ne devrait jamais être compromise par des propositions « scientifiques » issues de l’homme. Un petit fait précédemment inconnu, ou un changement dans une hypothèse de départ, peut radicalement modifier l’ensemble du tableau, de sorte que ce qui était un « fait » ne l’est plus.

Cela vaut la peine de s’en souvenir lorsqu’on évolue dans d’autres zones de difficulté qui, en dépit des preuves substantielles pour la Création de la Genèse, demeurent. Comme nous l’avons montré, ce domaine particulier de difficulté est partagé par la théorie du big bang, et les créationnistes devraient le souligner. Seul Dieu possède une connaissance infinie. En basant notre recherche scientifique sur l’hypothèse que Sa Parole est vraie (au lieu de faire l’hypothèse qu’elle est fausse ou non pertinente sur les points que la science d’aujourd’hui ne peut pas expliquer) nos théories scientifiques sont beaucoup plus susceptibles, à long terme, de représenter la réalité avec précision.

Cependant, la Création est un processus miraculeux et nous devons reconnaitre que Dieu est capable de faire des choses que nous, dans nos limitations humaines, ne comprendrons qu’en luttant. Et les adeptes du big bang invoquent des « miracles » laïcs (sans dieu) pour essayer de résoudre les mêmes problèmes.

Références

  1. Voir : L’âge de la Terre; creation.com/age-of-the-earth-french et Young age evidence Q&A; creation.com/young . Retour au texte.
  2. L’hypothèse du big bang comporte de nombreux problèmes; voir creation.com/bigbang. Retour au texte.
  3. Cela explique l’excitation des mass-media au début de l’année 2014 lorsque des cosmologistes avaient affirmé avoir trouvé des preuves de l’inflation dans des ondes gravitationnelles. Voir Williams, A., big bang blunder bursts the multiverse bubble; creation.com/multiverse-bubble-bursts, 12 June 2014. Retour au texte.
  4. Brooks, M., 13 things that do not make sense, New Scientist 2491:30–37, 19 March 2005. Retour au texte.
  5. Steinhardt, P., The inflation debate, Scientific American 304(4):36–43, April 2011. Retour au texte.
  6. Wieland, C., Speed of light slowing down after all? Journal of Creation 16(3):7–10, 2002; creation.com/cdk. Retour au texte.
  7. Lisle, J., Light-travel time: a problem for the big bang, Creation 25(4):48–49, 2003; creation.com/lighttravel. Retour au texte.
  8. Norman, T.G. and Setterfield, B., The atomic constants, light and time, privately published, 1990. Retour au texte.
  9. Le physicien créationniste Dr Keith Wanser a souligné que le taux de perte d’énergie d’un pulsar due à la radiation gravitationnelle est proportionnel à c, d’après la théorie de la Relativité Générale. En 1993, le prix Nobel de Physique a été décerné à Russell Hulse et Joseph Taylor pour la découverte d’un pulsar binaire, et pour avoir montré que la perte d’énergie observée coïncidait avec les prédictions de la Relativité Générale à 0.4% près. Mais cela indique que c n’a pas changé au cours des milliers d’années pendant lesquelles la lumière a quitté ce pulsar. Retour au texte.
  10. Magueijo, J., Faster Than The Speed of Light: The Story of a Scientific Speculation, Basic Books, 2003. Retour au texte.
  11. De nombreux milliards d’étoiles existent, dont beaucoup sont similaires à notre propre Soleil, d’après les analyses de la lumière qu’elles émettent. De telles quantités d’étoiles doivent être distribuées dans un large volume d’espace, autrement nous serions tous grillés. Retour au texte.
  12. Le professeur créationniste de Physique Dr John Hartnett a élaboré les horloges actuellement les plus précises au monde ; voir creation.com/hartnett-interview. Retour au texte.
  13. L’utilité démontrable de la théorie de la Relativité Générale en Physique pour calculer le temps par exemple, peut être séparée de certains “bagages philosophiques” que certains y ont illégalement attachés -et auxquels quelques Chrétiens ont objecté- disant qu’une telle relativité en Physique justifiait d’une certaine façon une moralité relative. Pourtant, le postulat fondamental de la Relativité est que la vitesse de la lumière est absolue ; Einstein voulait en fait l’appeler la « théorie de l’invariance ». Retour au texte.
  14. Le scientifique Dr Mark Harwood, spécialiste des satellites, souligne que la dilatation du temps concerne plutôt la navigation GPS, parce que les horloges dans les satellites avancent de 38 microsecondes par jour par rapport aux horloges placées au niveau de la mer. Cela semble peu, mais provoquerait une erreur de position augmentant de 400 mètres toutes les heures. Voir creation.com/lumiere-des-etoiles, 17 January 2009. Retour au texte.
  15. Gibbs, W.W., Profile: George F.R. Ellis—Thinking globally, acting universally, Scientific American 273(4):50–55, 1995. Retour au texte.
  16. Hartnett, J., Where are we in the universe? Journal of Creation 24(2):105–107, 2010; creation.com/location-in-universe. Retour au texte.
  17. Williams, A. and Hartnett, J., Dismantling the big bang; God’s universe rediscovered, Master Books, US, 2005; creation.com/dtbb. Retour au texte.
  18. See papers listed under: What are some of the problems with the big bang hypothesis? creation.com/astronomy#bigbang. Retour au texte.
  19. Wieland, C., Secular scientists blast the big bang, Creation 27(2):23–25, 2005; creation. com/bigbangblast. Retour au texte.
  20. Eric Lerner and 33 other scientists from 10 different countries, Bucking the big bang, New Scientist 182(2448):20, 2004; cosmology.info/open-letter. Retour au texte.
  21. Genèse 1:1, Ecclesiaste 3:11, Ésaïe 26:4, Romains 1:20, 1 Timothée 1:17, et Hebreux 11:3. De façon intéressante, d’après la théorie de la Relativité Générale, le temps n’existe pas sans matière. Retour au texte.
  22. Humphreys, D.R., New time dilation helps creation cosmology, Journal of Creation 22(3):84–92, 2008 (technical); creation.com/dilation. Retour au texte.
  23. Humphreys, D.R., Flaw in creationist solution to the Pioneer anomaly? creation.com/pioneer-anomaly-heat, 11 May 2013. Retour au texte.
  24. Carmeli, M., Cosmological Relativity: The Special and General Theories for the Structure of the Universe, World Scientific Publishing Company, 2006. Retour au texte.
  25. Voir les fracassantes publications techniques de Dr Hartnett listées ici : creation.com/hartnettpapers. Retour au texte.
  26. Hartnett, J., A 5D spherically symmetric expanding universe is young, Journal of Creation 21(1):69–74, 2007; creation.com/5d (technical). Retour au texte.
  27. See layman’s summary: Wieland, C., Starlight and time—a further breakthrough, Creation 30(1):12–14, 2007; creation.com/starlight-time. Retour au texte.
  28. Cosner, L. and Bates, G., Dieu a-t-Il accompli Son œuvre créatrice en l’espace de milliards d’années ? creation.com/milliards, 6 October 2011. Retour au texte.
  29. Batten, D. and Sarfati, J., 15 Reasons to take Genesis as history, Creation Ministries International, Australia, 2006; creation.com/15r. Retour au texte.
  30. Zimmermann, A., The Christian foundations of the rule of law in the West: a legacy of liberty and resistance against tyranny, Journal of Creation 19(2):67–73, 2005; creation.com/christianlaw. Dr Augusto Zimmerman enseigne le droit à l’Université Murdoch d’Australie occidentale et est vice-président de la Société Australienne de Philosophie Juridique. Retour au texte.