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Les baleines ont-elles des « gènes de pattes » ?

traduit par Timothy Smith

Joshua S. nous a écrit pour demander s’il est vrai que les baleines ont des « gènes de pattes ».

iStockphotowhale

Chapeau pour votre travail mettant en évidence les failles de l’évolution ! Je voulais vous demander : y a-t-il du vrai dans la thèse selon laquelle les baleines posséderaient des gènes liés à des pattes arrières qui ne seraient pas exprimés ou qui seraient dormants chez les baleines ? Si cela est vrai, comment le modèle créationniste explique-t-il cela ? Je sais qu’il a été démontré que de supposés vestiges d’os sont fonctionnels, mais ma question porte ici sur ce qui seraient des « gènes » de pattes. Merci.

Voici la réponse de Joel Tay de CMI :

Cher Joshua S,

Merci pour votre question.

Premièrement, voici la réponse brute : non, les baleines n’ont pas de « gènes de pattes ».

Avant d’aborder plus en détail la question des « gènes de pattes » chez les baleines, je suppose que vous avez pris connaissance de quelques-uns de nos autres articles qui évoquent l’hypothèse selon laquelle certaines baleines auraient des pattes. Voir : The strange tale of the leg on the whale [L’étrange histoire de la patte de la baleine] ; L’évolution réfutée, chapitre 5.

Voici à présent une réponse plus nuancée. Il y a un certain nombre de points à considérer.

Premièrement, il faut oublier l’idée selon laquelle il existe un gène spécifique pour coder chaque protéine particulière. Le génome est extrêmement complexe et comporte fréquemment de l’information sur au moins quatre dimensions qui se chevauchent. Des changements sur l’une des dimensions affectent les trois autres dimensions. Cela rend l’évolution impossible. Les êtres humains ont environ 23 000 gènes (j’utilise le terme « gène » de manière générale), mais ceux-ci sont capables de produire quelque 200 000 protéines. Pourquoi ? L’une des raisons en est que le génome est conçu avec des instructions pour découper et réarranger le même fragment d’ADN afin de produire tout un ensemble de protéines différentes. Comment pourrions-nous parler de gène de « patte » si le même fragment d’ADN est également utilisé pour coder de nombreuses autres choses ? Les êtres humains n’ont pas de « gène de jambe ». Est-ce que l’on dit que les baleines ont des gènes de patte si ceux-ci correspondent à une portion d’ADN qui est plus ou moins similaire à une portion d’ADN chez les humains qui joue un rôle dans les jambes ? Que dire si ce fragment d’ADN n’intervient pas dans les pattes chez les baleines, mais se trouve là pour une fonction totalement différente ?

Une multitude de processus et de systèmes biologiques différents doivent se combiner pour former une patte ou une jambe. Si une espèce possède simplement l’un des nombreux autres gènes utilisés pour le développement d’une patte, est-ce là un gène de « patte » ? Ou bien est-il considéré comme un gène de patte seulement s’il possède toutes les composantes pour former une patte et qu’il est codé chez les baleines ? Prenons une analogie : ma tronçonneuse possède un écrou qui est également utilisé sur le moteur de ma voiture. Est-ce que je peux dire que ma tronçonneuse possède un moteur de voiture ? C’est en substance ce dont il est question ici lorsqu’on se demande si la baleine possède un gène de « patte ».

Que dire si le gène contribue à produire la structure pelvienne réduite que l’on retrouve chez les baleines ? Et si ce gène conduit à la formation de l’emplacement où s’attachent les muscles reliés à la reproduction ou au déplacement à la nage ? Est-ce que vous considéreriez un fragment d’ADN de cette nature comme un gène de « patte » même s’il n’a rien à voir avec les pattes, à part être présent chez les créatures qui en possèdent ? Les baleines n’ont pas la totalité des différents « gènes » nécessaires pour former une patte. Que dirions-nous si l’un de ces « gènes » impliqués dans le développement de la patte était présent également dans la banane ? Après tout, on estime que les bananes partagent 50 % de notre ADN. Les bananes ont-elles des pattes ? Alors pourquoi les évolutionnistes ne parlent-ils de gènes de patte que pour les baleines et non aussi pour les bananes ? L’hypothèse inavouée ne serait-elle pas que les baleines auraient évolué à partir des animaux terrestres ?

Troisièmement : que dire si les créatures conçues par Dieu avec le même plan de base et les ressemblances qui en découlent seraient ainsi, non parce qu’elles auraient évolué, mais parce qu’elles ont le même concepteur ? L’homologie pose des problèmes à l’évolution mais s’accorde très bien avec le modèle créationniste. Nous vous suggérons la lecture du chapitre 6 de The Greatest Hoax on Earth [Le plus gros canular du monde] de Jonathan Sarfati, qui discute de l’homologie plus en détail. Les gènes Hox en particulier sont les gènes impliqués dans le développement des plans corporels. Des changements appliqués sur les gènes Hox en laboratoire peuvent entraîner des monstruosités. Par exemple, en jouant avec ces gènes, les scientifiques sont capables d’obtenir des mouches ayant des pattes là où elles sont censées avoir des antennes. Ces gènes sont semblables chez différents types d’animaux, chez les mammifères en particulier, mais chaque type d’animal possède un ensemble légèrement différent de ces gènes. Ceci dit, les similitudes en la matière n’indiquent pas l’existence d’un ancêtre commun, car le fait de les modifier produit invariablement des effets désastreux. Ces similitudes s’expliquent bien mieux par l’existence d’un même concepteur. Nous vous suggérons la lecture de cet article : Developmental gene regulatory networks – an insurmountable impediment to evolution [Les réseaux de régulation des gènes du développement – une entrave insurmontable à l’évolution], et en particulier la section intitulée « Saltationist hyper-evolution in creation science ? » [Hyperévolution saltationniste en science créationniste ?].

Enfin, en se basant sur l’homologie, les évolutionnistes ont affirmé communément que les baleines auraient évolué à partir des mésonychidés, groupe disparu de carnivores terrestres, mais génétiquement, elles sont plus proches des artiodactyles (comme les hippopotames, les camélidés, les cervidés et les girafes). Même ainsi, il n’y a aucune raison valable de penser que les baleines possèdent la suite complète de gènes requise pour former des pattes, et il n’y a aucune preuve en ce sens.

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