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Creation  Volume 20Issue 2 Cover

Creation 20(2):49–51
March 1998

15 Reasons to Take Genesis as History
by Dr Don Batten, Dr Jonathan D Sarfati

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Creation and Change
by Douglas F. Kelly

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Refuting Compromise (updated & expanded)
by Dr Jonathan Sarfati

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Du nouveau sur la fraude d’Haeckel

Il est connu depuis longtemps que l’un des vulgarisateurs les plus efficaces de l’évolution a truqué certains de ses dessins, mais c’est seulement maintenant que nous comprenons l’étendu incroyable de ces tromperies.

par Russell Grigg (anglais), traduit par Laurence Tisdall et Daniel Arsenault de L’ Association de Science Créationniste du Québec

La plupart des gens ont entendu dire ou on leur a enseigné l’idée que l’embryon humain passe par (ou récapitule) différents stades d’évolution. Par exemple, on suggère que l’embryon a des branchies d’un poisson, une queue comme un singe, etc., pendant les premiers mois où il se développe dans l’utérus.

L’idée a non seulement été présentée comme un fait à des générations d’étudiants en biologie ou en médecine, mais l’idée a aussi été utilisée pendant de nombreuses années pour justifier l’avortement. Les avorteurs affirmaient que l’enfant à naître qui venait d’être tué était encore qu’au stade de poisson ou à celui du singe, et donc n’était pas encore devenu un être humain.

Cette idée (appelée la récapitulation embryonnaire) a été vigoureusement soutenue par Ernst Haeckel dès la fin des années 1860 afin de promouvoir la théorie darwinienne de l’évolution en Allemagne, et ce, même si Haeckel n’avait pas de preuve pour soutenir son point de vue.1

Données fabriquées

Faute de preuves, Haeckel s’est mis à fabriquer les données. Il a changé de manière frauduleuse, les dessins d’embryons humains et de chiens faits par d’autres scientifiques, pour augmenter la ressemblance entre eux et cacher les dissimilitudes. Nous avons signalé cette fraude particulière dans un numéro récent de la revue Creation (anglais).2

Les collègues allemands de Haeckel (notamment, en 1874, Wilhelm His père, professeur d’anatomie à l’Université de Leipzig) étaient au courant de cette fraude et ils ont réussi à lui extraire des aveux modestes, dans lesquels il blâmait le dessinateur pour les erreurs; sans toutefois reconnaître qu’il en était lui-même le dessinateur!2

Depuis les 70 dernières années, la plupart des évolutionnistes avertis ont réalisé que la théorie de la récapitulation est fausse.3

Néanmoins, l’idée de la récapitulation est encore avancée comme preuve de la théorie de l’évolution dans de nombreux livres et particulièrement dans les encyclopédies et aussi par les vulgarisateurs de la théorie de l’évolution, comme le regretté Carl Sagan.4

Mais attendez, l’histoire ne s’arrête pas là

La fameuse (infâme) série de 24 dessins de Haeckel prétendant montrer huit embryons différents dans trois stades de développement, tel que publié par lui dans Anthropogenie, en Allemagne, en 1874.

La fameuse (infâme) série de 24 dessins de Haeckel prétendant montrer huit embryons différents dans trois stades de développement, tel que publié par lui dans Anthropogenie, en Allemagne, en 1874.

La fameuse (infâme) série de 24 dessins de Haeckel prétendant montrer huit embryons différents dans trois stades de développement, tel que publié par lui dans Anthropogenie, en Allemagne, en 1874.

Lorsque les évolutionnistes disent que la théorie de la récapitulation est fausse, ils n’admettent pas que la comparaison des embryons ne donne aucune preuve de l’ascendance commune. En fait, souvent ils soulèvent les similitudes entre les embryons dans leurs présumés premiers stades (appelée homologie embryonnaire) en tant que preuve de l’évolution. Cette hypothèse est fondée sur l’idée que de telles similitudes sont «monnaies courantes».5

Cette prétendue similitude des embryons se base depuis des années, consciemment ou inconsciemment, sur un ensemble de 24 dessins de Haeckel, qu’il a d’abord publié en 1866 dans Generalle Morphologie der Organismen der, puis répétée en 1874 dans sa publication la plus populaire qui a pour nom Anthropogenie. Ces dessins prétendent montrer des embryons de poissons, de salamandres, de tortues, de poulets, de cochons, de vaches, de lapins et d’humains dans trois stades de développement.

Les différents stades, en particulier les premiers, démontrent une similitude substantielle. Depuis que ces dessins sont apparus, ils ont été assumés comme quelque chose qui s’approchaient le plus de la vérité quant aux embryons des espèces vertébrées, tellement qu’ils figurent encore dans les manuels et les ouvrages de vulgarisation sur l’évolution.6,7

En fait, personne ne s’était donné, jusqu’à maintenant, la peine de vérifier la réalité des similitudes entre les embryons . Il s’est avéré que la fraude d’ Haeckel était encore pire que quiconque aurait pu l’imaginer. Il n’a pas seulement affecté l’idée de la récapitulation, il s’avère que les similitudes sont beaucoup, beaucoup moins marquantes qu’on aurait pu le croire.

Fraude examinée et exposée

Photos by Michael Richardson (second row)

Rangée du haut: les dessins de Haeckel de plusieurs embryons différents, montrant une similitude incroyable dans leurs premiers stades «bourgeon». Rangée du bas: les photographies de Richardson démontrant la vraie forme de ces embryons à la même étape. (De gauche à droite: Salmo salar, Cryptobranchus allegheniensis , Emys orbicularis, Gallus gallus, Oryctolagus cuniculus, l’Homo sapiens.) Plusieurs des évolutionnistes modernes ne prétendent plus que l’embryon humain répète les stades adultes de ses prétendus ancêtres, mais ils utilisent les dessins de Haeckel (la rangée du haut) pour prétendre qu’ils montrent bien les étapes embryonnaires. Cependant, même ce soutien présumé de l’évolution est maintenant révélé comme étant fondée sur des dessins truqués.

Rangée du haut: les dessins de Haeckel de plusieurs embryons différents, montrant une similitude incroyable dans leurs premiers stades «bourgeon».
Rangée du bas: les photographies de Richardson démontrant la vraie forme de ces embryons à la même étape. (De gauche à droite: Salmo salar, Cryptobranchus allegheniensis , Emys orbicularis, Gallus gallus, Oryctolagus cuniculus, l’Homo sapiens.) Plusieurs des évolutionnistes modernes ne prétendent plus que l’embryon humain répète les stades adultes de ses prétendus ancêtres, mais ils utilisent les dessins de Haeckel (la rangée du haut) pour prétendre qu’ils montrent bien les étapes embryonnaires. Cependant, même ce soutien présumé de l’évolution est maintenant révélé comme étant fondée sur des dessins truqués.

Rangée du haut: les dessins de Haeckel de plusieurs embryons différents, montrant une similitude incroyable dans leurs premiers stades «bourgeon». Rangée du bas: les photographies de Richardson démontrant la vraie forme de ces embryons à la même étape. (De gauche à droite: Salmo salar, Cryptobranchus allegheniensis , Emys orbicularis, Gallus gallus, Oryctolagus cuniculus, l’Homo sapiens.) Plusieurs des évolutionnistes modernes ne prétendent plus que l’embryon humain répète les stades adultes de ses prétendus ancêtres, mais ils utilisent les dessins de Haeckel (la rangée du haut) pour prétendre qu’ils montrent bien les étapes embryonnaires. Cependant, même ce soutien présumé de l’évolution est maintenant révélé comme étant fondée sur des dessins truqués.

Michael Richardson, un conférencier et embryologiste à l’école médicale St Georges de Londres, a exposé cette nouvelle fraude dans un article paru dans le Journal Anatomy and Embryology,8 récemment passé en revue dans Science9 et New Scientist.10

Richardson dit qu’il a toujours senti qu’il y avait quelque chose qui clochait avec les dessins d’Haeckel, «parce qu’ils ne cadraient pas avec sa compréhension [celle de Richardson] des vitesses de développement des caractéristiques distinctives des poissons, des reptiles, des oiseaux et des mammifères».8 Il ne pouvait trouver aucune trace de personne ayant réellement comparé les embryons d’une espèce à d’autres, de sorte que «personne n’a cité aucune données comparatives à l’appui de l’idée».8

Il a donc réuni une équipe internationale afin de faire exactement cela, soit d’examiner et de photographier «la forme externe de l’embryon à partir d’un large éventail d’espèces vertébrées, à un stade comparable à celui représenté par Haeckel».8

L’équipe a recueilli des embryons de 39 créatures différentes, comprenant entre autre des marsupiaux d’Australie, des rainettes de Porto Rico, des serpents de France, et un embryon d’alligator d’Angleterre. Ils ont constaté que les embryons de différentes espèces sont très différents. En fait, ils sont tellement différents que les dessins faits par Haeckel ( d’embryons d’aspect humain, de lapin, de salamandre, de poisson, de poulet, etc. ) ne pouvaient pas avoir été faits à partir de spécimens réels.

Nigel Hawkes a interviewé Richardson pour The Times (Londres).11 Dans un article décrivant Haeckel comme «un menteur sur le sujet des embryons», il cite Richardson:

«C’est l’un des pires cas de fraude scientifique. Il est choquant de découvrir que quelqu’un qu’on croyait un grand scientifique ait pu délibérément usé de tromperie. Ça me met en colère … Voici ce qu’il [Haeckel] a fait; il a pris un embryon humain et il l’a copié, en prétendant que la salamandre et le porc et tous les autres se ressemblaient au même stade de développement. Ils ne se ressemblent pas … Ce sont des faux.»11

Photos by Michael Richardson

D’autres photographies de Richardson d’embryons au même stade «bourgeon» de développement et à la même échelle, montrant les énormes différences entre les diverses espèces. (De gauche à droite: Petromyzon marinus, Acipenser ruthenus, Bufo bufo, Erinaceus europaeus, Felis catus, Manis javanica, Canis familiaris)

D’autres photographies de Richardson d’embryons au même stade «bourgeon» de développement et à la même échelle, montrant les énormes différences entre les diverses espèces. (De gauche à droite: Petromyzon marinus, Acipenser ruthenus, Bufo bufo, Erinaceus europaeus, Felis catus, Manis javanica, Canis familiaris).

D’autres photographies de Richardson d’embryons au même stade «bourgeon» de développement et à la même échelle, montrant les énormes différences entre les diverses espèces. (De gauche à droite: Petromyzon marinus, Acipenser ruthenus, Bufo bufo, Erinaceus europaeus, Felis catus, Manis javanica, Canis familiaris).

Haeckel n’a pas seulement changé les dessins en ajoutant, en omettant, et en changeant les caractéristiques mais, selon Richardson et son équipe :

«Il a également faussé l’échelle de comparaison pour exagérer les similarités entre les espèces, même quand il y avait des différences de taille de plus de 10 fois. Haeckel a ensuite ajouté à la confusion en négligeant, dans la plupart des cas, de nommer les différents noms des espèces, comme si un spécimen pourrait représenter avec exactitude un groupe entier d’animaux».9

Les dessins d’Ernst Haeckel ont été déclarés frauduleux par le Professeur His en 1874 et ont été inclus dans la quasi-confession de Haeckel, mais selon Richardson,

«La confession d’Haeckel a été perdue après que ses dessins furent utilisés, de façon subséquente, dans un livre de 1901 intitulé Darwin and After Darwin,qui a été reproduit à grande échelle dans des manuels anglais de biologie.»9,12

Est-ce que les bibliothécaires, les éditeurs et les vendeurs de livres évolutionnistes s’empresseront désormais de retirer de la circulation, de réécrire et d’admettre le fait que l’idée des similitudes embryonnaires suggérant l’évolution est largement fondée sur une fraude académique?

Les photos d’embryons utilisées dans cet article ont été aimablement fournies par le Dr Michael K. Richardson. Elles ont initialement paru dans M.K. Richardson et al, «There is no highly conserved embryonic stage in the vertebrates: implications for current theories of evolution and development», Anatomy and Embryology 196(2):91–106, 1997, © Springer-Verlag GmbH & Co., Tiergartenstrasse, 69121 Heidelberg, Germany. Reproduit ici avec permission.

Pour en savoir plus

Références et notes

  1. La ressemblance superficielle d’embryons différents les uns des autres a attiré l’attention des zoologistes, avant Haeckel, incluant JF Meckel (1781–1883), MH Rathke (1793–1860), et Etienne RA Serres (1786–1868) qui ont théorisé que les embryons des animaux supérieurs passent par des stades comparables à ceux d’animaux adultes inférieurs, et K. von Baer (1792–1876) qui était un créationniste, s’opposait à ce point de vue comme il s’opposait vigoureusement au darwinisme (Encyclopaedia Britannica 1:789, 1992). C’était Haeckel qui a popularisé l’idée avec son slogan accrocheur «l’ontogenèse récapitule la phylogenèse» (ce qui signifie que le développement de l’embryon humain dans l’utérus est une récapitulation des étapes présumées de l’homme dans son évolution à partir d’une créature primitive). Retour au texte.
  2. R. Grigg, ‘Ernst Hackel, l évangéliste de l évolution et l apôtre de la tromperie (anglais)Création 18(2):33–36, 1996. Retour au texte.
  3. Par exemple l’évolutionniste Stephen J. Gould a dit: «La théorie [de la récapitulation] comme «l’approche échelonnée» pour la classification qu’elles ont engendré sont, ou devraient être, disparue aujourd’hui.» Syndrome de Down Dr, Histoire naturelle 89:144, avril 1980, cité par Henry Morris, la longue guerre contre Dieu, Baker Book House, dans le Michigan, p. 139, 1989. Retour au texte.
  4. Par exemple, World Book Encyclopedia, 6:409–410, 1994; Encyclopédie Collier 2:138, 1994; Carl Sagan, Les Dragons de l’Eden, Livre Associés Club, Londres, pp. 57–58, 1977. Retour au texte.
  5. Les créationnistes ont pendant de nombreuses années fait remarquer que la ressemblance ne prouve pas une ascendance commune, mais peut tout aussi bien être le résultat d’une conception commune, des voies communes pour une efficacité d’ingénierie, etc Voir La similitude entre l ADN des humains et celui des chimpanzés prouve-t-elle une ascendance commune? (anglais), Creation 19(1):21–22, décembre 1996. Retour au texte.
  6. Par exemple Gilbert Scott, Developmental Biology, Sinauer Associates, du Massachusetts, cinquième edition, pp. 254 et 900, 1997, où Gilbert attribue à tort les dessins de «Romanes, 1901». Et George B. Johnson, Biology, Mosby-Year Book, St Louis, p. 396, 1992. Retour au texte.
  7. Par exemple Mahlon Hoagland et Bert Dodson, The way life works, Ebury Press, Londres, p. 174, 1995, présente des dessins de Haeckel en couleur, rien de moins! Et Richard Leakey, Illustrated Origin of Species, Faber and Faber, Londres, p. 213, 1986, où Leakey appelle le dogme récapitulation de Haeckel «trompeuse», mais reproduit quand même les dessins. Retour au texte.
  8. Michael Richardson et al., Anatomy and Embrology 196 (2):91–106, 1997. Retour au texte.
  9. Elizabeth Pennisi, Haeckel’s embryos: fraud rediscovered, Science 277(5331):1435, 5 Septembre 1997. Retour au texte.
  10. Embryonic fraud lives on, New Scientist 155(2098):23, 6 Septembre 1997. Retour au texte.
  11. Nigel Hawkes, The Times (Londres), p. 14, 11 août 1997. Retour au texte.
  12. Les créationnistes ont toujours été conscients de la fraude d’Haeckel, bien que pas nécessairement de son ampleur. Voir Ian Taylor, In the Minds of Men, TFE Publishing, Toronto, pp. 185ff, 275ff, 1986; Wilbert H. Rusch Sr, Ontogeny recapitulates phylogeny, Creation Research Society Quarterly 6(1):27–34, June 1969; Douglas Dewar, Difficulties of the Evolution Theory, Edward Arnold & Co., London, Chapter VI, 1931. Et Assmusth and Hull, Haeckel’s Frauds and Forgeries, Bombay Press, India, 1911. Retour au texte.

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