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Une fantaisie qui n’est ni de l’histoire ni de la science

traduit par Nicolas Moriot

« Au tribunal du bon sens, les sciences traitant du passé sont jugées à part. Par conséquent, un compte rendu grotesque d’une période datant de quelques milliers d’années est pris au sérieux, bien qu’il soit construit en empilant suppositions sur suppositions, hypothèses ad hoc sur hypothèses ad hoc, et en violant tous les principes de la science chaque fois que cela semble pratique. Il en résulte une fantaisie qui n’est ni de l’histoire ni de la science. »

— James Conant, docteur en chimie (Harvard) et ancien président de l’université de Harvard, Science and Common Sense, Yale University Press, 1951, chapitre dix, The Study of the Past, pp. 258–295 ; citation à la page 278.

Dans ce livre, Conant a voulu montrer comment la science fonctionne, et il l’a fait en évoquant diverses « études de cas » pour illustrer ses propos (sa méthode est indiquée dans la préface). Dans le chapitre 10 sur l’étude du passé, dans le contexte de la géologie et de la paléontologie historiques (« les sciences traitant du passé »), il a utilisé le livre d’Emmanuel Velikovsky « Worlds in Collision » comme exemple de la manière dont la spéculation sauvage peut prendre le dessus. En d’autres termes, il s’est servi de Velikovsky pour faire un constat plus général sur la manière dont « les sciences traitant du passé » peuvent générer des fantaisies. Ses commentaires ne se sont certainement pas limités à l’exemple particulier de Velikovsky, comme le montrent clairement la citation et le contexte. Nous reconnaissons que le commentaire de Conant s’applique aussi très bien aux scénarios évolutionnistes sur le passé, bien que nous ne sachions pas s’il les avait à l’esprit.