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La Genèse : les auteurs de la Bible croient que le récit est historique

“L’important est que Dieu ait créé, n’est-ce pas?”

par
traduit par Raymond et Noëlle Stutz

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Quelqu’un vous a peut-être déjà dit : “Vous êtes à côté de la plaque! Le but de la Genèse est de nous enseigner que Dieu est notre Créateur. Nous ne devrions pas nous diviser sur les petits détails. La Genèse nous enseigne la vérité théologique au sujet du ‘Qui?’ et du ‘Pourquoi?’ et non au sujet du ‘Comment?’ ni du ‘Quand?’ ” Ou encore ils prétendent que la Bible est un livre pour la foi et la morale, non pour l’histoire.

Une réponse évidente est : “Pourquoi devrions-nous faire confiance à la Genèse quand elle dit que Dieu a créé si nous ne pouvons pas lui faire confiance sur les détails?” Après tout, Jésus dit bien à Nicodème : “Si vous ne croyez pas quand je vous ai parlé des choses terrestres, comment croirez-vous quand je vous parlerai des choses célestes?” (Jean 3:12). Donc, si la Genèse ne peut être digne de confiance sur les choses terrestres, telles que l’âge de la Terre, la séquence des actes créateurs, ou le Déluge qui l’a couverte, alors pourquoi lui faire confiance sur une chose céleste comme : Qui était le Créateur? De même, si Genèse 1 était simplement destiné à nous dire que Dieu est Créateur, alors pourquoi ne pas simplement s’arrêter au verset 1, c’est tout ce qu’il faut pour le déclarer?

Cependant, le critique a négligé quelque chose d’encore plus important : la Genèse est écrite comme une histoire réelle. C’est pourquoi le reste de la Bible traite les événements, les gens et les séquences de temps de la Genèse comme une histoire véritable, pas comme des paraboles, de la poésie ou des allégories.

Que dit le reste de l’Écriture?

L’âge et la création unique d’Adam et d’Ève étaient importants pour Jésus

Lorsqu’il a enseigné sur le mariage, Jésus a dit :

“Mais au commencement de la création, Dieu fit l’homme et la femme; c’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et les deux deviendront une seule chair. Ainsi ils ne sont plus deux, mais ils sont une seule chair.” (Marc 10:6–8).

Ici, Jésus a cité Genèse 1:27 et Genèse 2:24 à propos du véritable premier homme et de la véritable première femme qui sont devenus le premier couple, et c’est cela qui constitue la base du mariage entre un seul homme et une seule femme aujourd’hui. Pas un homme et un homme, ou une femme et une femme, ou plus de deux personnes. L’évolution, quant à elle, enseigne qu’une population entière d’humains a évolué à partir d’une population de créatures ressemblant à des singes.

“L’important est que Dieu ait créé, n’est-ce pas?”

De plus, dans le contexte du passage cité par Jésus, les deux deviennent une seule chair parce qu’Ève a été prise de la chair d’Adam, et un homme quitte ses parents parce qu’Adam n’en avait pas. En outre, Jésus a dit qu’Adam et Ève étaient là “dès le début de la création”, pas des milliards d’années plus tard.

Bien trop peu de chrétiens défendent le fondement du mariage : la création récente d’Adam et Ève comme Jésus l’a enseigné. Puis ils se demandent pourquoi les déviances pécheresses telles que l’adultère, la fornication et le comportement homosexuel sont en augmentation, même au sein de l’Église.

La durée de la semaine de la création est importante pour Dieu

Dieu lui-même a écrit les dix commandements avec son doigt. Le 4e commandement dit ceci :

“Souviens-toi du jour du sabbat en le sanctifiant. Pendant six jours, vous travaillerez et accomplirez tout votre travail, mais le septième jour est un sabbat pour l’Éternel, votre Dieu.”

La raison qu’il a donnée est la suivante :

“Car en six jours l’Éternel a fait les cieux, la terre et la mer, et tout ce qui y est contenu, et il s’est reposé le septième jour.”

Il est clair que la période de temps est importante, sinon ce commandement n’a pas de sens. Et si les jours de création étaient vraiment de longues périodes, alors logiquement, les jours de la semaine de travail devraient l’être aussi. Mais “travailler pendant 6 milliards d’années puis se reposer pendant un milliard d’années” n’a pas tout à fait la même consonance…

Le péché d’Adam apportant la mort était important pour l’Évangile prêché par Paul

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Dans 1 Corinthiens 15, Paul explique l’Évangile qu’il avait enseigné à ces personnes, et combien la résurrection de Jésus est essentielle. Et il explique pourquoi Jésus est venu mourir :

“Car, puisque la mort est venue par un homme, c’est aussi par un homme qu’est venue la résurrection des morts. Et comme tous meurent en Adam, de même aussi tous revivront en Christ… C’est pourquoi il est écrit : Le premier homme, Adam, devint une âme vivante. Le dernier Adam est devenu un Esprit vivifiant.” (1 Corinthiens 15:21–22, 45).

Paul explique que l’Évangile (= “la bonne nouvelle”) est nécessaire à cause de la mauvaise nouvelle selon laquelle notre ancêtre Adam a péché et a apporté la mort à toute personne (Romains 5:12–19). Ainsi, Jésus, le dernier Adam, a résolu cela en vivant une vie sans péché, mourant pour notre péché et ressuscitant des morts. Aussi, Jésus s’est relevé physiquement des morts, ressuscitant en chair et en os d’un tombeau vide (Luc 24:39). La mort qu’Adam a apportée doit donc aussi avoir une composante physique, comme le montre son retour à la poussière de laquelle il a été tiré (Genèse 3:19).

Toutes compromissions par des vues qui placent la mort avant le péché d’Adam sapent l’Évangile.

L’ascendance de Jésus était importante pour Luc

Dans le chapitre 3 de son Évangile, Luc retrace la lignée de Jésus de Marie jusqu’à Adam. Il n’y a pas le moindre soupçon de rupture montrant où finissent les personnages historiques et où commencent les personnages mythiques : tous sont considérés comme également historiques, aucun n’est mythique. Cela inclut Adam lui-même, qui a été créé directement par Dieu, et non pas par une longue lignée d’ancêtres semblables à des singes ou d’une écume d’étang (Luc 3:38).

Ceci est important pour l’enseignement de Paul dans la section ci-dessus. C’est également vital pour l’expiation. Le prophète Ésaïe a parlé du Messie à venir comme étant littéralement “le parent-rédempteur”, c’est-à-dire celui qui est lié par le sang à ceux qu’il rachète (Ésaïe 59:20, qui utilise le même mot hébreu גוֹאל [go’el] qui décrit Boaz en relation avec Noémi dans Ruth 2:20, 3:1 à 4:17. La lettre aux Hébreux explique aussi comment Jésus a pris sur lui la nature humaine pour sauver l’humanité, mais pas les anges (Hébreux 2:11–18). Ainsi, seuls les descendants d’Adam peuvent être sauvés, parce qu’eux seuls peuvent être liés au dernier Adam par le sang.

Ainsi donc, si quelqu’un pense que l’histoire de la Genèse n’a pas d’importance, alors demandez-lui comment il devrait prêcher aux aborigènes d’Australie par exemple. S’ils ont vraiment existé depuis 40 000 ans (selon la datation au carbone 14, acceptée par les partisans d’une terre âgée), alors comment pourraient-ils venir d’Adam, et comment pourraient-ils être liés à Christ, et comment alors peuvent-ils être sauvés? En effet, du temps de Darwin, un ecclésiastique acceptant le compromis a affirmé que les aborigènes n’avaient pas suffisamment évolué pour que l’on puisse leur prêcher l’Évangile!1

La réalité de Caïn et d’Abel était importante pour Jean

L’apôtre Jean a enseigné ceci :

“Ne ressemblez pas à Caïn, qui était du malin, et qui tua son frère. Et pourquoi le tua-t-il? Parce que ses œuvres étaient mauvaises, et que celles de son frère étaient justes.” (1 Jean 3:12).

Ainsi, en enseignant à l’Église à propos du bien et du mal, Jean accepta l’historicité réelle de Caïn qui assassina Abel, comme étant un exemple réel de mauvaise action.

Jean accepta l’historicité réelle de Caïn qui assassina Abel, comme étant un exemple réel de mauvaise action.

Jésus a également cru qu’Abel était le premier homme dont le sang a été versé. Il a aussi enseigné que le sang d’Abel viendrait sur cette génération incrédule aussi sûrement que celui des autres prophètes martyrisés dans l’Écriture (Matthieu 23:35).

En outre, Hébreux 11 énumère Abel, Enoch et Noé comme des héros de la foi, sans aucune indication qu’ils aient été moins réels que tous les autres de la liste.

L’ordre de la création était important pour Paul

Paul a beaucoup enseigné sur le rôle des hommes et des femmes dans l’Église. Paul le justifiait en citant l’histoire réelle de la Genèse. Il a écrit :

“En effet, l’homme n’a pas été tiré de la femme, mais la femme a été tirée de l’homme; et l’homme n’a pas été créé à cause de la femme, mais la femme a été créée à cause de l’homme.” (1 Corinthiens 11:8–9).

Ainsi, Paul accepte l’histoire de la Genèse selon laquelle Dieu a créé Adam d’abord, qui a ensuite nommé tous les animaux terrestres vertébrés que Dieu avait précédemment créés; puis Dieu a fait Ève de la côte d’Adam — elle ne provenait pas de l’évolution d’ancêtres semblables à des singes! Cependant, plus loin, Paul souligne :

“Toutefois, dans le Seigneur, la femme n’est point sans l’homme ni l’homme sans la femme. Car, de même que la femme a été tirée de l’homme, de même l’homme existe par la femme, et tout vient de Dieu.” (1 Corinthiens 11:11–12).

Ici, Paul suit aussi la Genèse, car Adam a nommé sa femme Ève parce qu’elle allait devenir “la mère de tous les vivants” (Genèse 3:20).

Jésus a enseigné la réalité soudaine de son jugement futur en le comparant au temps de Noé.

Paul le répète encore plus directement dans ses instructions à son élève Timothée : “Car Adam a été formé le premier, Ève ensuite” (1 Timothée 2:13). Dans le verset suivant, Paul enseigne que Genèse 3 est aussi une réalité historique: “Adam n’a pas été séduit, mais la femme, séduite, s’est rendue coupable de transgression.”

Noé, le Déluge et l’arche étaient importants pour Jésus et pour Pierre

Jésus a enseigné la réalité soudaine de son jugement futur en le comparant au temps de Noé :

“Ce qui arriva du temps de Noé arrivera de même aux jours du Fils de l’homme. Les hommes mangeaient, buvaient, se mariaient et mariaient leurs enfants, jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche; le déluge vint, et les fit tous périr.” (Luc 17:26–27).

Ici, Jésus traite Noé comme une vraie personne, l’arche comme un véritable navire et le Déluge comme un événement réel qui a détruit toutes les personnes en dehors de l’arche.

Pierre a également donné l’avertissement d’un jugement à venir en le comparant au Déluge. Il a même dit que l’une des caractéristiques des “moqueurs” était une ignorance volontaire de deux choses : la réalité de la création spéciale de la terre par sa sortie hors de l’eau, et sa destruction par l’eau (2 Pierre 3:3–7).

Mais si nous nions que le Déluge a été un événement réel, alors logiquement, le jugement futur doit également être refusé. Et si le Déluge a simplement été une inondation localisée en Mésopotamie, alors les gens auraient pu s’échapper, simplement en émigrant. Logiquement, les pécheurs pourraient échapper à la future colère du Fils de l’homme, juste en restant en dehors de l’Irak!

En résumé

Ce ne sont là que quelques exemples où d’autres écrivains de la Bible prennent la Genèse comme un fait historique. En effet, les auteurs inspirés traitent les gens, les événements et les temps comme étant réels, et non pas simplement comme des artifices littéraires ou théologiques. La réalité historique est essentielle pour fonder des enseignements cruciaux concernant la foi et la moralité.

Références

  1. Grigg, R.Darwin’s quisling”, Creation 22(1):50–51, 1999 Retour au texte.

Helpful Resources

The Genesis Account
by Jonathan Sarfati
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15 Reasons to Take Genesis as History
by Dr Don Batten, Dr Jonathan D Sarfati
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Refuting Compromise, updated & expanded
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