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L'Escadron Perdu

Les avions disparus et profondément enterrés remettent en question les préconceptions des processus « lents et graduels ».

Carl Wieland
traduit par Timothy Smith

Crédit: Gary Chambers, Airliners.NetP38_lightning
‘Glacier Girl’, la Foudre P38 restituée (2008).

Partis d’une base aérienne secrète de l'armée américaine au Groenland, six avions de chasse (P-38 : « Lightning » = Foudre) et deux forteresses volantes (B-17 bombardiers gigantesques) s’élèvent dans l’aube naissante. C'était le 15 juillet 1942. Les avions se dirigeaient vers un terrain d'aviation britannique pour s’allier à la guerre contre Hitler.

Volant vers l'Est au-dessus de la calotte glacière polaire, ils se sont retrouvés dans une violente tempête de neige. N’ayant aucune visibilité, ils ont découvert que leur premier arrêt pour le ravitaillement en carburant, en Islande, a été bloqué par la neige, les forçant à retourner à leur base. Presque sans essence, ils s’en sont approchés, mais ont découvert, qu'elle aussi a été fermée. Se rendant compte que leur seul espoir était d'atterrir en catastrophe dans le désert glacial de la côte Est du Groenland, ils ont cherché désespérément une ouverture dans la couche de nuages.

Quand le premier avion a atterri, sa roue avant a heurté une crevasse. Cet impact a fait culbuter l'avion. Heureusement, le choc sur la carlingue (le cockpit) du P-38 (qui pèse 8 tonnes) a été amorti par la neige et les blessures du pilote n'étaient que légères. Après avoir vu l'accident, le reste de l'escadron, a atterri sur le ventre. Ces autres avions n’ont été endommagés que légèrement.

Environ neuf jours plus tard, tout l’équipage a été sauvé par traîneau à chiens. Ils étaient tous sains et saufs. Cependant, ils ont dû abandonner les avions là où ils s’étaient arrêtés. 1

De temps en temps, les années suivantes, quelques personnes se sont souvenues du légendaire escadron perdu de 1942, mais ce n'était qu'en 1980 que quelqu'un a eu l'idée de monter une mission de sauvetage. Le vendeur d'avions américain, Patrick Epps, a dit à son ami, l'architecte Richard Taylor, que les avions seraient remis à neuf. « Tout ce que nous aurons à faire, sera de balayer la neige de leurs ailes, et de remplir leurs réservoirs d'essence, de démarrer les avions et de les faire décoller vers l’Ouest. C’est tout. »

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Le P-38 « Lightning » (= foudre)

Le P-38 « Lightning » était l’un des avions les plus meurtriers de la deuxième guerre mondiale. Propulsé par des moteurs couplés Allison V-12, et opérationnel de 1941 à 1949, il était armé d'un canon de 20 millimètres, et portait dans son nez quatre mitrailleuses de calibre 0,5. À cause de sa queue double, les pilotes allemands lui ont donné le surnom : « Der Gabelschwanz Teufel » (le diable à la queue fourchue). Les P-38 sont aujourd'hui des pièces de collection rares et très prisées. Probablement, qu’il n'y avait pas plus de cinq exemplaires de ces avions toujours en condition de vol à l'époque où l'Escadron Perdu de P-38 a été retrouvé – sous 75 mètres (250 pieds) de glace compacte - !

Mais, en vérité, ce n'était qu'après bien des années, beaucoup d'argent, et plusieurs expéditions sans succès, qu'ils ont retrouvé la trace des avions. En utilisant une forme de radar sophistiqué, aidé par un géophysicien islandais, ce n’est qu’en 1988, qu’ils ont trouvé huit grandes formes sous la glace.

Les membres de l'expédition ont utilisé une petite sonde à vapeur pour faire fondre un trou dans la glace. Ils n'en revenaient pas qu'il leur a fallu ajouter extension sur extension au tuyau - environ 75 mètres (250 pieds) - avant d'arriver au premier avion !

Ils s'étaient attendus à ce que les avions seraient enterrés sous une très légère couverture de neige et de glace. Et pour cause ! Après tout, le grand public a l'impression que l'accroissement de la formation de la glace exige des périodes de temps très longues - des milliers d'années pour quelques mètres seulement (regardez : La surprise de la salamandre sibérienne).

[Note du rédacteur : Nous ne prétendions pas que les perceptions des membres de l'expédition étaient correctes. Les chiffres publiés sur la vitesse d'accumulation des glaces sont tout juste inférieurs à 150 cm/année ce qui est clairement vrai ici, mais pas aussi profond que les membres de l'expédition ne l’avaient prévu. Mais ces conceptions à priori montrent combien l'idée de « millions d'années » s'est répandue parmi le grand public, et le but de cet article est de remédier à celles-ci, comme le sous-titre le laisse entendre.]

En effet, des carottes de glace sont utilisées au Groenland pour la datation et sont basées sur le fait que les couches de glace contiennent des proportions d'isotopes variables se sont formées un peu comme les anneaux d'un arbre, à travers des milliers d'années. 2

C'est cette habitude de penser qui fait que beaucoup de personnes croient instinctivement qu'il faut des millions d'années pour former des stalactites, des récifs de corail, et ainsi de suite. Cette tendance persiste encore malgré des démonstrations nombreuses et convaincantes prouvant que ces processus n'exigent pas énormément de temps. 3 4 5

Epps et Taylor se sont rendu compte qu'il leur serait impossible de pénétrer cette profondeur étonnante de glace solide qui s’était formée en moins de 50 ans, en creusant ou en employant des explosifs. Ils y sont retournés en 1990, armés d'un instrument très simple appelé le « super gopher ». Cet appareil, qui fait 1,50 m de haut, contient beaucoup des tuyaux de cuivre au travers desquels on pompe de l'eau chaude. Cet appareil a fait fondre la glace dans un puits de deux pieds à la vitesse de 0,5 m par heure jusqu'à ce qu'il soit arrivé à l'aile d'un B-17. Un ouvrier est descendu dans le puits pour utiliser un tuyau d'eau chaude afin de faire une caverne autour de l'avion. Leur déception fut grande lorsqu’ils constatèrent que le bombardier énorme a été écrasé, mutilé, et mis hors d'état d'être récupéré.

Découragés, les deux hommes sont rentrés chez eux. Cependant, seulement un mois plus tard, ils se sont rendu compte que les P-38 (plus solidement construits) avaient de meilleures chances d'avoir réchappé au poids de la glace. En mai 1992, ils étaient de retour, avec un nouveau financement par des investisseurs pour un effort de haute précision. Leurs espoirs se sont réalisés. Les P-38, qu'ils ont trouvés semblaient être en très bon état.

Après plusieurs semaines d’efforts intenses, ils ont remonté à la surface les ailes et le fuselage à travers une grande ouverture faite en utilisant le « super gopher » en faisant fondre quatre trous côte à côte. On a transporté les pièces d'avion par hélicoptère à un port du Groenland, puis par bateau vers les Etats-Unis pour la restauration finale. Mais celle-ci était plus difficile qu'ils ne l’avaient imaginée, car en réalité, le poids écrasant avait fait plus de dégâts que l'on aurait pu l’imaginer. Cependant, lorsque cet avion a été rendu opérationnel, environ 80% de ses parties étaient les originales. Il est intéressant de remarquer que les avions sous la glace furent découverts très exactement dans la même disposition dans laquelle ils avaient atterri. Cependant, ils avaient été déplacés par le flux glaciaire à trois miles (5 km) de leur emplacement original !

Les évolutionnistes (et d'autres qui croient à la nécessité des milliards d'années) disent souvent que « le présent est la clé du passé. » Mais, s'ils avaient raison, une carotte de glace qui a 3 000 mètres de long [Projet monté par le : Projet Européen commun de Carotte de glace du Groenland (GRIP – Greenland Ice-core Project) au Groenland en 1990-1992] ne représenterait qu’une accumulation d'environ 2 000 ans. Tenant compte de la compression des couches inférieures [qui est compensée aussi par les séquelles inévitables d'une inondation mondiale, c'est-à-dire, par la précipitation et par la profondeur d'enneigement beaucoup plus sévères pendant ces derniers siècles 6 ], il y a assez de temps (environ 4 000 ans depuis les jours de Noé) pour que les quantités de glace existantes se soient accumulées - même sous les conditions actuelles qui sont en général non-catastrophiques.

Comme d'habitude, ce ne sont pas les faits qui démentent le récit biblique d'une Création récente, mais la mentalité de notre civilisation. On entend si souvent l'expression « des millions d'années » que l'on considère inconsciemment que chacun des changements géologiques exige beaucoup de temps. Voilà pourquoi bien des gens sont « stupéfaits » quand ils entendent dire par exemple : 180 mètres (600 pieds) de roche sédimentaire en couches s'étaient formés de suite pendant les mois suivant l'éruption de Mt. St. Helens, du 18 mai, 1980. 7 Une opale précieuse authentique s'était formée en un mois. 8 Simplement à force de chauffage, un morceau de bois a été transformé en charbon en quelques mois. 9 Un drapeau, une tente et un traîneau que l'explorateur en Antarctique Amundsen a abandonnés en 1911 au Pôle antarctique se trouvent maintenant 40 pieds (12 mètres) au-dessous de la glace. 10 Et de même, il y a cet escadron perdu profondément enseveli.

Cependant, nous ne devrions vraiment pas être étonnés lorsque les faits nous montrent que les processus ont lieu en général bien plus rapidement que prévu (si nous avions en tête une terre vieille), parce que : « Le fondement de ta parole est la vérité, Et toutes les lois de ta justice sont éternelles. » (Psalm 119:160).

La surprise de la salamandre sibérienne

Dans le désert gelé de la Sibérie, il y a une salamandre étonnante qui est capable de survivre en hibernation pendant des années, gelée à des températures pouvant aller jusqu’à -50 oC pour après cela se dégeler et s'enfuir. Les scientifiques ne sont pas encore certains du mécanisme exact, mais, comme quelques autres animaux, il est très probable que de telles salamandres produisent des produits chimiques « antigel » pour remplacer l'eau dans leurs tissus et cellules.

Quelques salamandres ont été trouvées enterrées dans la glace que l'on croit être du pléistocène – donc datant d'il y a 12 000 ans selon l'estimation des évolutionnistes -. Mais quand elles se sont dégelées, elles étaient encore vivantes ! Les chercheurs ont suggéré la possibilité de la datation au carbone-14 pour évaluer l'idée que les bêtes pourraient possiblement avoir un tel âge. Mais, en même temps, ils disent que les créatures « sont probablement tombées à cette profondeur beaucoup plus tard, par des fentes profondes dans la terre gelée. » 12

Quoi qu’il en soit, à la lumière de l'expérience de « L'Escadron Perdu » la croyance que des couches de glace de seulement 14 mètres (46 pieds) de profondeur soient âgées de milliers d'années, ne peut pas être considérée comme recevable.
U.S. Air Force photo by Tech. Sgt. Ben Bloker. Licensed under Public Domain via CommonsP-38_Lightning_in_flight
‘Glacier Girl’ in flight during an air show in the United States.

Addenda : les avions s'enfonceraient-ils dans la glace ?

Un certain nombre de lecteurs se sont mis en contact avec la revue Création à propos de l'information sensationnelle de cet article. Se rappelant de l'expérience scolaire commune dans laquelle un fil tendu passe à travers un bloc de glace, quelques lecteurs se sont demandé si les avions pouvaient s'enfoncer par leur propre poids à cette profondeur. Cependant, le fil s'enfonce à travers la glace dans l'expérience seulement si celle-ci se fait à une température d'environ 25 degrés C. Si la même expérience se fait en tenant l'appareil entier dans un congélateur (ce qui imiterait au plus près la situation des avions), le fil ne bouge pas ! 11 L'explication communément donnée de l'expérience est que c'est la pression du fil qui fait fondre la glace. Mais cette idée est fausse - un tel dispositif ne produit pas assez de pression pour faire fondre la glace [voir les miracles de l'eau, dans la section « Pourquoi la glace est-elle si glissante ? » pour davantage et de plus amples échanges]. La chaleur est transférée de l'air dans la salle par le fil métallique, qui conduit la chaleur efficacement. Ainsi, le fil fait fondre la glace, qui conduit mal la chaleur, ayant comme résultat, que le fil peut « s'enfoncer » dans la glace.

Jonathan Brombley (Paisley, ROYAUME-UNI) a de même fait remarquer (Création 20 (2) : 5, mars 1998) :

Il est vrai que les pressions de ces circonstances ne feraient pas s’enfoncer les avions dans la glace. Mais, il y a une façon plus simple et plus visuelle pour déterminer ce qui est arrivé ou non. Pour atteindre la stabilité directionnelle nécessaire pour aller de l’avant, il faut que l'avion ait son centre de gravité en avant de ce qui est nommé « le centre aérodynamique » . Le centre de gravité impose de placer les moteurs et d'autres parties lourdes à l'avant. Puis de positionner des surfaces de contrôle, comme les gouvernails de direction et de profondeur vers l’arrière, ce qui repousse le centre aérodynamique. Un équivalent plus simple est la flèche (la masse est dans la pointe, les plumes pour la direction sont à l’arrière) qui atteint par les mêmes moyens la stabilité directionnelle vers l’avant.

Ainsi, sans l'effet d'aucun mécanisme de contrôle, une flèche ou un avion se projettera en avant et descendra en piqué quand on permet une chute libre à travers une substance - que ce soit l'air, l'eau ou la glace -. Ainsi, si les avions se sont déplacés à travers la glace, ils auraient tous été trouvés dans la même position, de nez en bas. Mais ce n’était pas le cas.

Donc, les avions ne pouvaient pas sombrer à travers la glace ; ils ont été enterrés par l'accumulation de neige (qui est devenue de la glace quand elle a été rendue compacte).

Références et notes

  1. La majeure partie de l'information de cet article est tirée de « L'Escadron Perdu » revue la Vie 15 (14) : 60-68, décembre 1992 et de « Recherche d'un diable à la queue fourchue » Magazine Air Comprimé, pp. 30-36, mars 1996. Retour au texte
  2. Il y a plusieurs chrétiens éminents qui croient que la terre est âgée de milliards d’années et qui ont remis en question le récit biblique d'une Création récente soutenue par une telle datation par les carottes de glace. Cependant, le travail par des scientifiques créationnistes comme le docteur Larry Vardiman de l'Institut pour la Recherche de la Création a montré que ces suppositions sont loin d'être irréfutables et qu'on peut comprendre les résultats des carottes de glaces dans la structure d'une terre jeune. À voir ces articles hyperliés dans Q et A : « Période glaciaire. » Retour au texte
  3. Création 14 (1) : 14-15, 1992; creation.com/coral. Retour au texte
  4. Création 16 (3) : 15, 1994; creation.com/coral-on-a-shoe. Retour au texte
  5.  Jamieson,E., Création 16 (1) : 15, 1994; creation.com/ancient-stalactites. Retour au texte
  6.  Wieland, C., Création 19 (1) : 42-43, 1997. La carotte de glace de GRIP (ou pour être plus précis, 3 028.8 mètres) est citée chez W. Dansgaard et d'autres, dans Nature 364 (6343) : 218-220, le 15 juillet 1993. Retour au texte
  7.  Mont St. Helens : Evidence explosive des catastrophes au cours de l'histoire de la terre, le docteur Steve Austin, Ph. D. (doctorat), CSF vidéos (produits par l'Institut pour la Recherche de Création). Retour au texte
  8. Snelling, A., création d’opales, Création 17 (1) 14-17, 1995; creation.com/opals. Retour au texte
  9. R. Hayatsu et d'autres, Géochimie Organique 6 : 463-471, 1984. Ces chercheurs aux laboratoires nationaux Argonne aux Etats-Unis ont combiné du bois, de l'eau et de l'argile acide pour les chauffer pendant 2 à 8 mois dans un conteneur scellé (sans oxygène et sans pression supplémentaire) à 150 oC. [Note de l’éditeur : Ou pour être plus complet que dans une revue familiale, la réaction a induit l'amidon principal en bois : la lignine ; d'autres réactions ont fait réagir l'autre composant principal en bois, la cellulose. Ainsi, le principe est le même. Ce sont des réactions hydrothermales. C'est pourquoi l'explication dans le magazine disait que l'eau était un ingrédient essentiel - bien qu'évidemment, aucun résumé scientifique ne fait défaut à cette déclaration. Voir E. Pennisi, « De l'eau, de l'eau, partout » , Nouvelles de Science 143 : 121-5, le 20 février 1993] Certaines des expériences plus longues (Mais beaucoup moins que des millions ou même des milliers d'années !) ont produit une matière ayant des spectres infrarouges semblables à ceux de « charbons de qualité supérieure » . Retour au texte
  10. La Tribune du Lac Salé, le 19 mars 1995, p. A12. Retour au texte
  11. Nous avons fait cette expérience. Nous avons suspendu une corde d'acier de guitare, numéro 1, sur un bloc de glace de 40 mm x 25 mm x 25 mm. Chargée de 4 kg d'eau dans deux bouteilles en plastique, à la température de la salle : en 25 minutes, la corde a coupé la glace. La glace s’est reformée à nouveau au-dessus de la coupe. Cependant, quand l'appareil se trouvait à l'intérieur d'un congélateur, après 8 heures, il n'y avait absolument aucun mouvement. Et quelle était la pression manifestée par le fil ? Environ 400 tonnes par mètre carré, ce qui suffit pour réduire le point de fusion de glace de moins de 0,5 degrés Celsius. Comme un point d'intérêt, à noter : un P-38 ne manifeste qu'une pression de 0,18 tonne/mètre carré, ce qui permet de diminuer le point de fusion d'environ un cinq millième de degré ! Retour au texte
  12. Comment les salamandres survivent au gel profond, Nouveau Scientifique, 139 (1809) : 15, le 11 septembre 1993. Retour au texte

Helpful Resources

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