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Au commencement, Dieu créa… ou était-ce une fluctuation quantique?

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traduit par Raymond et Noëlle Stutz

Publié le 21 Novembre 2013 (GMT + 10)
NASA Earth Observatory, NOAA 8299-pic1

Dans un certain sens, Genèse 1:1 est le verset le plus important de la Bible : “Au commencement, Dieu créa les cieux et la terre.” Si nous pouvons croire ce verset, aucun autre verset de la Bible ne devrait plus poser de problème. Par exemple, si Dieu peut créer tout l’univers, il lui est certainement très facile de ressusciter les morts et de permettre à une vierge de concevoir.

En outre, par ce seul verset, toutes les autres fausses religions sont évincées1 :

L’athéisme : Dieu n’existe pas.2
  • Dieu existe, et était présent “au commencement”.
  • Dieu a créé l’univers; l’univers n’est pas apparu spontanément et n’a pas existé depuis toujours.
L’agnosticisme : il est impossible de savoir si Dieu existe.3
  • Dieu s’est révélé lui-même dans les Écritures comme étant le Créateur.
Le dualisme : le bien et le mal coexistent éternellement (comme les zoroastriens le croient).
  • Dieu était seul quand il a créé.
  • Dieu est parfaitement bon.
  • Les êtres qui sont devenus mauvais font partie de l’ordre créé.
L’idée d’un dieu fini (par exemple dans le théisme ouvert et la théologie du processus [Process Theology]).
  • Dieu a créé l’univers spatio-temporel.
  • Ainsi, il n’est pas limité par quoi que ce soit dans l’univers,4 y compris l’avenir, puisque c’est Dieu lui-même qui a créé le temps.
L’évolutionnisme : votre existence est venue par la zoologie.
  • Dieu a créé toutes choses.
L’humanisme : l’homme est la mesure de toutes choses.
  • Dieu est la réalité ultime.
  • L’homme fait partie de l’ordre créé.
  • Dieu nous a créés : c’est lui qui est la mesure de toutes choses.
Le matérialisme : la matière (ou la masse-énergie) est la seule réalité.
Ceci est un synonyme du :
naturalisme : les lois naturelles décrivent toutes choses.
  • Dieu a créé la matière (et la masse-énergie); ou bien : Dieu a créé la nature.
  • Dieu est donc souverain sur le monde naturel.
  • Ainsi la matière — la masse-énergie — n’est ni éternelle ni auto-existante.
Le panthéisme: tout est dieu; dieu et la création sont la même chose.
  • Dieu a créé l’univers.
  • Dieu est donc distinct de sa création.
Le panenthéisme: tout est en Dieu.
  • Dieu transcende ce qu’il a créé.

Le polythéisme : il y a plusieurs dieux.
  • Un seul Dieu a créé toutes choses.
L’unitarisme : Dieu est unique dans le sens d’une unité absolue (ce qu’enseignent par exemple l’islam, le judaïsme moderne, la doctrine des Témoins de Jéhovah, l’unitarisme classique).
  • Élohim est un nom pluriel avec un verbe au singulier, ce qui indique une pluralité dans la divinité.
  • Le NT le révèle comme étant la Trinité.

À l’inverse, si nous ne pouvons pas faire confiance à ce verset, alors rien d’autre dans la Bible n’est logique. Ce verset est si fondamental qu’il est peu surprenant que les athées aient attaqué fiévreusement ce concept. Certaines de ces attaques sont enfantines tandis que d’autres ont le verni de la philosophie ou de la science de pointe.

Qui a créé Dieu?

La Bible ne cherche pas à prouver que Dieu existe : elle proclame cette vérité comme une évidence. Mais des petits enfants (et des athées pas si petits que ça) posent cette question : “Si Dieu a créé l’univers, alors qui a créé Dieu?” Ou encore : “Si tout a une cause, alors d’où vient Dieu?” Mais aucun apologiste sérieux n’a jamais présenté de tels arguments. Comme nous l’avons souligné dans plusieurs articles et plusieurs livres, l’un des principaux arguments réels est le suivant :

  1.  Tout ce qui a un commencement a une cause.5
  2. L’univers a un commencement.
  3. Par conséquent, l’univers a une cause.6,7

Les mots en gras sont importants : tout n’a pas une cause, mais seulement tout ce qui a commencé à exister. L’univers nécessite une cause parce qu’il a un commencement. Cela peut être démontré par les lois de la thermodynamique. La première loi de la thermodynamique indique que les processus naturels ne peuvent ni créer ni détruire la masse-énergie (l’échange masse-énergie peut se produire d’après E = mc2, cependant la quantité totale reste la même). Mais la deuxième loi stipule que la quantité d’énergie disponible pour le travail s’épuise, ou encore que l’entropie augmente vers un maximum. Si la quantité totale de la masse-énergie est limitée, et que la quantité d’énergie utilisable diminue, alors l’univers ne peut pas avoir toujours existé. Sinon, il aurait déjà épuisé toute l’énergie utilisable : c’est la “mort thermique” de l’univers. Par exemple, tous les atomes radioactifs se seraient désagrégés, chaque partie de l’univers serait à la même température, et aucun travail supplémentaire ne serait possible. Ainsi, le corollaire évident est que l’univers a commencé il y a un temps donné avec beaucoup d’énergie utilisable, et qu’il est maintenant en cours d’extinction.

En outre, la relativité générale d’Einstein, vérifiée par beaucoup d’expériences, montre que le temps est lié à la matière et à l’espace. Le temps lui-même aurait donc commencé avec la matière et l’espace, une idée initialement proposée par Augustin au quatrième siècle. Puisque Dieu, par définition, est le Créateur de tout l’univers, il est le Créateur du temps. Par conséquent, il n’est pas limité par la dimension temporelle qu’il a créée, et n’a donc pas de commencement dans le temps : Dieu est “celui qui est élevé et exalté, qui habite l’éternité, et dont le nom est saint” (Ésaïe 57:15). Par conséquent, il n’a pas de cause.

Cause et effet

Les choses qui ont un commencement ont une cause, c’est un principe en métaphysique, mais aussi une évidence en soi : personne ne nie réellement cela dans son cœur.

Toutes les sciences et l’histoire s’effondreraient si cette loi de cause à effet était rejetée. Il en serait de même pour toute application de la loi, sinon la police ne penserait pas qu’elle ait besoin de trouver une cause pour un corps poignardé ou une maison cambriolée. De même, l’univers n’a pas sa cause en lui-même : rien ne peut se créer soi-même, parce que cela signifierait qu’il existait avant son existence, ce qui est une absurdité logique.

Malgré cela, le philosophe préféré des athées modernes, l’Écossais David Hume (1711-1776), n’était pas d’accord avec cette idée. Il a enseigné que l’on pouvait concevoir que quelque chose peut exister sans qu’il y ait une cause.

Cependant, la philosophe analytique britannique (et conservatrice catholique) G.E.M. (Elizabeth) Anscombe (1919-2001) a fait valoir de façon convaincante que personne ne conçoit réellement une telle chose.8 Pour la paraphraser, supposons qu’une banane ait soudainement apparu dans votre assiette. Vous ne penseriez pas que “Hume a raison après tout : cette banane a vraiment vu le jour sans cause”. Non, vous penseriez : “Comment cette banane est-elle arrivée là?”, et vous chercheriez la cause probable. Peut-être qu’il y avait un trou dans le plafond ou dans l’assiette. Et si cela était exclu, alors peut-être que vous étiez temporairement inconscient de votre environnement, et que quelqu’un a alors placé la banane là, sans que vous l’ayez remarqué. À défaut, peut-être qu’un truc de magicien, ou même un miracle, en a été la cause. Peu importe, même une cause inconnue serait plus probable qu’aucune cause du tout.

De plus, ajoute Anscombe, nous serions moins enclins à penser que cette banane est venue à l’existence à ce moment-là, qu’à penser qu’elle existait déjà et qu’elle a été déplacée à cet endroit d’une façon ou d’une autre. C’est-à-dire que la cause est dans le transport et non dans une création à partir de rien. 9,10

Ainsi, même si Hume a affirmé que l’on pouvait facilement concevoir que quelque chose peut advenir sans cause, en réalité, il n’a probablement jamais véritablement conçu une telle idée. En effet, cela semble impossible à concevoir. Hume lui-même, dans des moments plus lucides, l’a admis :

Wikimedia commons/Jvangiel 8299-l-krauss
Lawrence Krauss.
Mais permettez-moi de vous dire que je n’ai jamais affirmé une proposition aussi absurde, comme si quelque chose pouvait se produire sans cause. J’ai seulement affirmé que notre certitude de la fausseté de cette proposition ne procède ni de l’intuition ni de la démonstration : elle vient d’une autre source.11

Un univers provenant de rien?

Malgré ce qui précède, un certain nombre d’athées ont affirmé que l’univers est vraiment apparu à partir de “rien”. Par exemple, un article à propos d’Alan Guth (1947-), le pionnier de l’univers inflationniste (voir ch. 6), affirme :

L’univers a fait irruption dans quelque chose à partir d’absolument rien, de zéro, nada. Et quand il est devenu plus grand, il s’est rempli avec encore plus de choses qui venaient d’absolument nulle part. Comment est-ce possible? Demandez à Alan Guth. Sa théorie de l’inflation aide à tout expliquer.12

Plus récemment, le physicien et propagandiste athée Lawrence Krauss (1954 -) a favorisé cette notion, et a même écrit un livre, A Universe from Nothing (Un univers à partir de rien)13, qui avait une postface élogieuse écrite par l’éminent athée Richard Dawkins.14 Cependant, Luke Barnes, astrophysicien non créationniste qui est chercheur postdoctoral à l’Institut d’astronomie Sydney à l’Université de Sydney, en Australie, est cinglant vis-à-vis de Krauss et de ceux qui soutiennent cela comme lui :

D’abord et avant tout, je suis vraiment en train de devenir malade à force d’entendre ces cosmologistes parler d’univers créés à partir de rien. Krauss a parlé à plusieurs reprises d’univers provenant de rien, de particules qui sortent de rien, de différents types de rien, le rien étant instable. Cela n’a pas de sens. Le mot rien est souvent utilisé de façon lâche : je n’ai rien dans ma main, il n’y a rien dans le réfrigérateur, etc. Mais la définition correcte de rien est “rien du tout”. Le rien n’est pas un type de quelque chose, pas un genre de chose. Il est l’absence de quoi que ce soit.
Certains des meilleurs exemples de la fausseté de cette équivoque impliquent le traitement du mot rien comme si c’était une sorte de quelque chose :
  • La margarine c’est mieux que rien.
  • Rien n’est meilleur que le beurre.
  • Donc, la margarine est meilleure que le beurre.
Nous pouvons mettre à jour l’erreur en reformulant simplement les prémisses et en évitant le mot rien :
  • Il est préférable d’avoir de la margarine plutôt que de ne pas avoir quoi que ce soit.
  • Il n’existe pas une chose qui soit meilleure que le beurre.
La conclusion (la margarine est meilleure que le beurre) ne découle pas de ces prémisses.15

Est-ce qu’une fluctuation quantique va résoudre le problème?

Certains physiciens affirment que la mécanique quantique viole ce principe de cause à effet et peut produire quelque chose à partir de rien. Par exemple, Paul Davies écrit :

L’espace-temps pourrait apparaître à partir de rien comme le résultat d’une transition quantique. … Des particules peuvent apparaître de nulle part, sans lien de causalité spécifique … Le monde de la mécanique quantique produit régulièrement quelque chose à partir de rien.16

Mais ceci est une mauvaise et grossière application de la mécanique quantique. La mécanique quantique ne produit jamais quelque chose à partir de rien. Davies lui-même a admis à la page précédente que son scénario “ne doit pas être pris trop au sérieux”. En outre, les théories proposant que l’univers soit le résultat d’une fluctuation quantique doivent présupposer qu’il y avait quelque chose qui allait fluctuer : leur “vide quantique” est composé de beaucoup de matière-antimatière potentielle et non de “rien”. Ceci est donc une autre équivoque.

Cependant, Krauss a toujours recours à ces faux raisonnements, comme Luke Barnes le souligne, en expliquant plus en détail comment le terme “rien” est utilisé à mauvais escient :

Maintenant, examinons à nouveau les revendications de Krauss. Est-il sensé d’affirmer qu’il existe différents types de rien? Que tout n’est pas stable? C’est de la foutaise. Ce dont Krauss parle en réalité est le vide quantique. Le vide quantique est une sorte de quelque chose. Il a des propriétés. Il a de l’énergie, il fluctue, il peut produire l’accélération de l’expansion de l’univers, il obéit aux équations (hautement non triviales) de la théorie quantique des champs. Nous pouvons le décrire. Nous pouvons calculer, prévoir et altérer ses propriétés. Le vide quantique n’est pas rien.
Cela fait penser à un test très simple pour ceux qui souhaitent parler de rien : si ce dont vous parlez a des propriétés, ce n’est pas rien. C’est pure ambiguïté que de désigner le vide quantique comme étant rien lorsqu’un philosophe commence à poser la question : “Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien?” Il ne demande pas : “Pourquoi y a-t-il des particules plutôt que simplement un vide quantique?” Il demande : “Pourquoi existe-t-il quelque chose après tout?” Comme Stephen Hawking l’a demandé un jour, pourquoi l’univers nous embête-t-il tous par le fait de son existence?
Nous pouvons maintenant constater qu’il n’est pas possible de répondre à cette question par l’une des méthodes appelées normalement scientifiques. Les théories scientifiques sont nécessairement des théories concernant quelque chose, une quelconque réalité physique. Les équations décrivent des propriétés, elles décrivent donc quelque chose. Il ne peut y avoir des équations qui décrivent le rien. Écrivez n’importe quelle équation que vous voulez, vous ne serez pas en mesure de déduire de cette équation que la chose qu’elle décrit doit exister dans le monde réel. L’existence n’est pas un prédicat, comme Kant l’a expliqué de façon mémorable.17

Les objections de Barnes aux tergiversations de Krauss sont partagées par le philosophe David Albert, professeur de philosophie à l’Université de Columbia, NY, qui détient également un doctorat en physique théorique. Il passe en revue le livre de Krauss de façon critique dans le New York Times, qui n’est pas connu pour sa sympathie au christianisme orthodoxe :

Pour commencer, d’où les lois de la mécanique quantique sont-elles censées provenir? Il s’avère que Krauss ne cache pas trop le fait qu’il n’a pas la moindre idée à ce sujet. Il reconnaît (quoique dans une parenthèse, et seulement quelques pages avant la fin du livre) que tout ce dont il a parlé tient simplement pour acquis les principes de base de la mécanique quantique…
Krauss semble penser que ces états de vide équivalent à la version relativiste de la théorie quantique des champs et qu’ils ne sont pas du tout de la substance physique. C’est pourquoi il pense avoir une bonne raison de croire que les lois des théories relativistes quantiques des champs impliquent que les états de vide soient instables. Et voilà, en un mot, la raison qu’il propose expliquant pourquoi il devrait y avoir quelque chose plutôt que rien.
Mais ce n’est tout simplement pas exact. Les états de vide selon les versions relativistes de la théorie quantique des champs sont des arrangements particuliers de la matière physique élémentaire — tout comme le sont les girafes, les réfrigérateurs ou les systèmes solaires. Le véritable équivalent à l’absence de toute matière physique, pour la théorie relativiste quantique des champs, n’est pas tel ou tel arrangement particulier des champs, mais (au contraire, évidemment et inéluctablement) la simple absence de tout champ! Le fait que certains arrangements de champs se produisent pour permettre l’existence de particules alors que d’autres ne le font pas n’est pas beaucoup plus mystérieux que le fait que certains des assemblages possibles de mes doigts permettent l’existence d’un poing et d’autres non. Et le fait que les particules peuvent apparaître puis disparaître, au fil du temps, lorsque ces champs se réorganisent, n’est guère plus mystérieux que le fait que les poings peuvent apparaître puis disparaître, au fil du temps, quand mes doigts se réorganisent. Toutes ces apparitions — si vous y regardez de près — n’ont absolument rien à voir avec quelque chose qui pourrait vaguement ressembler à une création à partir de rien.18

Le livre de Krauss n’est que le dernier d’une série de livres philosophiquement absurdes produits par les prétendus “nouveaux athées”. Il est difficile d’être en désaccord avec le philosophe thomiste19 Edward Feser, professeur agrégé de philosophie au City College de Pasadena :

L’avalanche de mauvais livres sur la philosophie et la religion par des scientifiques éminents — Dawkins : The God Delusion, Hawking et Mlodinow : The Grand Design, et Atkins : On Being, parmi d’autres — est remarquable non seulement à cause des erreurs philosophiques et théologiques aussi prétentieuses qu’ignorantes qu’ils contiennent, mais aussi à cause de leur pure répétitivité. Le raisonnement fallacieux de Krauss pour expliquer comment quelque chose peut provenir de rien, bien que présenté comme une grande percée et salué comme tel par Dawkins dans sa postface, est en grande partie un rabâchage des idées déjà avancées par Hawking, Mlodinow et quelques vulgarisateurs de physique moins éminents. Depuis les années quatre-vingt, Dawkins n’a cessé de propager le même slogan : Qui a créé le créateur?
Les critiques ont dénoncé leurs erreurs et leurs fausses affirmations tant et plus. Pourtant, ces écrivains continuent de les répéter encore et encore, la plupart du temps en ne tenant tout simplement aucun compte de leurs détracteurs. Comment expliquer cela? Pour paraphraser une remarque célèbre de Ludwig Wittgenstein, je dirais que ces penseurs sont captifs du cliché produit par les méthodes quantitatives de la science moderne qui ont rendu possible des succès prédictifs et technologiques à couper le souffle.20

Conclusion

La Bible présuppose que Dieu a fondé l’univers. Le début de l’univers rend vivement témoignage au Créateur qui s’est révélé dans la Bible. Certains athées, dans la lignée de Hume, ont affirmé que quelque chose peut commencer sans qu’il n’y ait de cause, mais cela est non seulement déraisonnable, c’est aussi incontestablement inconcevable. Les “nouveaux athées” ont eu recours à la physique quantique pour bluffer et prétendre que quelque chose peut vraiment provenir de rien. Ils doivent toutefois tergiverser au sujet du mot “rien”. Ce mot devrait véritablement dire rien, sans aucune propriété. Cependant, leur vide quantique proposé n’est pas rien : il doit être quelque chose, avec des propriétés — par exemple le vide quantique, qui est régi par les lois de la physique quantique, de sorte qu’il peut “varier”.

“Au commencement, Dieu créa les cieux et la terre.” Cela va de soi.

Références

  1. Des listes similaires se trouvent dans Morris : The Genesis Record, A scientific and devotional commentary on the Book of Beginnings, p. 38, Baker Book House, Grand Rapid, MI, 1976, p. 38; et Fruchtenbaum A.G. The Book of Genesis p. 35, Ariel’s Bible Commentary, Ariel Ministries, San Antonio, TX, 2009. Retour au texte.
  2. Voir cette analyse complète et la réfutation dans : Ammi, K. “Atheism”, creation.com/atheism, 11 June 2009; et Christianity for Skeptics (Le christianisme pour les sceptiques), ch. 3. Retour au texte.
  3. Ceci est la ligne “dure” de l’agnosticisme, tel qu’exprimé par : “le bouledogue de Darwin” T.H. Huxley (voir aussi Grigg, R., “Darwin’s Bulldog — Thomas H. Huxley”, Creation, 31 (3): 39-41, 2009; creation.com/huxley). Un agnosticisme modéré prétend simplement ne pas savoir qu’il y a un Dieu. Retour au texte.
  4. Les théologiens ont d’abord utilisé le mot “omnipotent” (tout-puissant) pour signifier que Dieu n’a pas de limites à l’extérieur de lui-même. Voir Sarfati, J. : “Si Dieu peut faire toute chose, alors peut-il faire un être plus puissant que lui-même? Quelle est la véritable signification de l’omnipotence de Dieu?” (anglais), creation.com/omnipotence, le 12 janvier 2008. Retour au texte.
  5. En fait, le mot “cause” a plusieurs significations différentes en philosophie. Dans cette section, nous faisons toutefois référence à la cause efficiente, l’agent principal responsable du fait que quelque chose arrive. Retour au texte.
  6. Voir également : Christianity for Skeptics (Le christianisme pour les sceptiques), ch. 1. On appelle cela l’argument cosmologique du kalām. Il remonte à Bonaventure (1221 - 1274), théologien de l’Église, et a également été préconisé par les philosophes médiévaux arabes. Le mot kalām est le mot arabe pour “parole”, mais sa portée sémantique plus large inclut le “théisme philosophique” ou la “théologie naturelle”. Le plus éminent défenseur moderne de l’argument cosmologique du kalām est le Dr William Lane Craig (1949 -) philosophe et apologiste : The Kalām Cosmological Argument (L’argument cosmologique du kalām), Barnes & Noble, New York, 1979. Malheureusement, le Dr Craig fait des compromis avec la clarté du sens premier de la Genèse — voir L’attaque intellectuelle malhonnête de William Lane Craig contre les créationnistes bibliques (anglais). Retour au texte.
  7. D’autres apologistes ont utilisé des arguments différents. Par exemple, le plus grand théologien et apologiste médiéval Thomas d’Aquin (env. 1225 - 1274), alors qu’il croyait que l’univers a commencé dans le temps parce que la Bible le dit, ne pensait pas que l’on pouvait le prouver philosophiquement. Au lieu de cela, dans son fameux ouvrage “les cinq voies” (Summa Theologiae, Question 2, l’existence de Dieu), il a fait valoir que, même si l’univers n’avait pas de commencement, il ne pourrait toujours ni exister ni subir de changements ici et maintenant, à moins qu’il y ait un être nécessaire, “un moteur premier”, “une cause première”, qui soutient l’univers dans son existence moment par moment. “C’est ce dont tous les hommes parlent comme étant Dieu.” Tandis que l’argument kalām concerne l’œuvre créatrice de Dieu, les arguments de Thomas d’Aquin concernent l’œuvre de maintien de Dieu depuis qu’il a terminé sa création le septième jour (Genèse 2:1-3). Thomas d’Aquin prend ensuite des centaines de pages pour faire valoir que “Dieu” avec ces fonctionnalités est parfaitement bon, tout-puissant et omniscient. Retour au texte.
  8. Anscombe, G.E.M. : “Whatever has a beginning of existence must have a cause” (Tout ce qui a un début d’existence doit avoir une cause) : l’argument de Hume mis à nu : Collected Philosophical Papers Volume 1, Basil Blackwell, 1981. Retour au texte.
  9. Anscombe, G.E.M. : “Times, beginnings and causes” (Le temps, les débuts et les causes), dans son ouvrage Collected Philosophical Papers, Volume 2, Basil Blackwell, 1981. Retour au texte.
  10. Feser, E. : The Last Superstition : A Refutation of the New Atheism, Kindle Locations 5253-5254, St. Augustine’s Press. Kindle Edition, 2012. Retour au texte.
  11. Hume, D. : Letter to John Stuart, 1754. Retour au texte.
  12. Lemley, B. : “Guth’s grand guess”, Discover 23(4):32–39, April 2002; discovermagazine.com. Retour au texte.
  13. Krauss, M. : A Universe from Nothing : Why There is Something Rather than Nothing, Free Press, 2012. Retour au texte.
  14. Écoutez également cette émission de radio, L’antithéisme militant, récupérant la science et Dawkins & Krauss sur : “Redemption Radio”, le 22 février 2012, où j’ai été interviewé pendant environ deux heures pour critiquer une fête de l’amour misothéique entre Krauss et Dawkins à l’Université de l’Arizona redemptionradio.podbean.com/2012/02/22/militant-anti-theism-hijacking-science-and-dawkins-krauss-on-redemption-radio. Retour au texte.
  15. Barnes, L. : “Out of nothing”, letterstonature.wordpress.com, 1 April 2011. Retour au texte.
  16. Davies, P. : God and the New Physics, p. 215, Simon & Schuster, 1983. Retour au texte.
  17. Barnes : “Out of nothing”, Ref. 13. Retour au texte.
  18. Albert, D. : “On the Origin of Everything” : review of A Universe From Nothing, par Lawrence M. Krauss, New York Times, 23 March 2012; nytimes.com. Retour au texte.
  19. Autrement dit, un disciple de Thomas d’Aquin et de son approche aristotélicienne de la métaphysique et de l’apologétique. Retour au texte.
  20. Feser, E., : “Not Understanding Nothing”, A review of A Universe from Nothing, First Things, June/July 2012; firstthings.com. Retour au texte.

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