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Table des matières

Refuting Evolution

Index

Avant-propos et introduction

Chapitre 1

Les faits et les présupposés
Voir le Guide d’études, leçon 1

Chapitre 2

Variation et Sélection naturelle vs évolution
Voir le Guide d’études, leçon 2

Chapitre 3

Les chaînons manquent
Voir le Guide d’études, leçon 3

Chapitre 4

L’évolution des oiseaux ?
Voir le Guide d’études, leçon 4

Chapitre 5

L’évolution des baleines ?
Voir le Guide d’études, leçon 5

Chapitre 6

Les humains : images de Dieu ou singes savants ?
Voir le Guide d’études, leçon 6

Chapitre 7

L’astronomie
Voir le Guide d’études, leçon 7

Chapitre 8

Quel âge a la Terre ?
Voir le Guide d’études, leçon 8

Chapitre 9

L’explication par la conception est-elle légitime ?
Voir le Guide d’études, leçon 9

Chapitre 10

Conclusion

L’évolution réfutée, chapitre 1

Un manuel à destination des étudiants, des parents et des enseignants contrant les derniers arguments en faveur de la théorie de l’évolution

par , Ph.D., F.M.
Traduit par Narindra Ramanankasaina

L’évolution et la création, la science et la religion, les faits et les présupposés

Publié pour la première fois dans « Refuting Evolution », Chapitre 1

Plusieurs livres évolutionnistes, dont « Teaching about Evolution and the Nature of Science », établissent un contraste entre les opinions sur la religion ou la création et les faits de la science ou de l’évolution. Il est important de réaliser que c’est un concept de nature à induire en erreur. Les créationnistes font souvent appel aux faits de la science pour soutenir leur point de vue, et les évolutionnistes font souvent appel à des suppositions philosophiques venant d’en-dehors de la science. Bien que les créationnistes soient souvent critiqués de ce qu’ils partent d’un présupposé, les évolutionnistes aussi partent d’un présupposé, comme l’admettent plusieurs d’entre eux. Le débat création/évolution est avant tout un litige entre deux visions du monde, avec des hypothèses sous-jacentes mutuellement incompatibles.

Ce chapitre jette un regard critique sur les définitions de la science, et les rôles que les présupposés et les suppositions jouent dans les interprétations faites par les scientifiques.

Le présupposé des chefs de file évolutionnistes

C’est une erreur de croire que les faits parlent d’eux-mêmes — ils sont toujours interprétés selon un système d’idées. Le système d’idées derrière l’interprétation des évolutionnistes est le naturalisme – ils partent du principe que tout s’est fait tout seul, qu’aucune intervention divine ne s’est produite, et que Dieu ne nous a pas révélé d’information sur le passé.

La théorie de l’évolution est une déduction à partir de cette supposition, et c’est essentiellement l’idée que tout s’est fait tout seul. Elle inclut les idées non-prouvées suivantes : tout est apparu à partir de rien lors d’un hypothétique « Big Bang » (en français, littéralement : gros boum, NdT), la matière non-vivante a donné naissance au vivant, des organismes unicellulaires ont donné vie à des organismes pluricellulaires, des invertébrés ont donné vie aux (désin)vertébrés, des créatures simiesques ont donné vie à l’homme, de la matière dénuée d’intelligence et de moralité a donné naissance à l’intelligence et la moralité, les aspirations de l’homme ont donné naissance aux religions, etc.

Le Professeur D.M.S. Watson, l’un des principaux biologistes et écrivains scientifiques de son temps, a démontré le présupposé athée derrière une grande partie de la pensée évolutionniste quand il a écrit :

La théorie de l’évolution [est] une théorie universellement acceptée non pas parce qu’elle peut être avérée par des preuves logiquement cohérentes, mais parce que la seule alternative, la création spéciale, est clairement absurde.1

Ce n’est donc pas une question de créationnistes religieux affligés de présupposés contre des scientifiques évolutionnistes objectifs ; ce sont plutôt les présupposés de la religion chrétienne contre les présupposés de l’humanisme laïque qui résultent en des interprétations différentes des mêmes données scientifiques. Comme l’admet l’écrivain scientifique créationnistophobe Boyce Rensberger :

À ce stade, il est nécessaire de révéler un peu d’information sur la manière dont les scientifiques travaillent, quelque chose que les manuels ne vous disent pas en général. Le fait est que les scientifiques ne sont pas si objectifs et dépassionés dans leur travail qu’ils voudraient que vous le croyiez. La plupart des scientifiques commencent par obtenir leurs idées sur la manière dont le monde marche, non pas à partir de processus logiques rigoureux mais à partir d’intuitions et de suppositions osées. En tant qu’individus, ils en viennent souvent à croire que quelque chose est vrai avant qu’ils aient rassemblées les preuves concrètes qui convaincront quelqu’un d’autre que c’est vrai. Motivé par la foi en ses propres idées et un désir d’acceptation par ses pairs, un scientifique travaillera des années tout en sachant en son cœur que sa théorie est correcte mais en concevant une expérience après l’autre et en espérant que leurs résultats étayeront sa position.2

Ce n’est pas vraiment une question de savoir qui a des présupposés, mais de savoir quel présupposé est le bon présupposé à avoir ! En fait, « Teaching about Evolution and the Nature of Science » admet dans le dialogue aux pages 22 à 25 que la science ne concerne pas juste les faits, et qu’elle marche à coups d’expériences, pas de dogmes. Mais le reste du livre assène que l’évolution est un fait comme un véritable dogme !

Le Professeur Richard Lewontin, un généticien (et marxiste autoproclamé — voir la documentation), est un champion réputé du néo-darwinisme, et certainement un des chefs de file mondiaux de la promotion de la biologie évolutionniste. Il a récemment écrit ce commentaire très révélateur (les italiques sont dans l’original). Il illustre le présupposé philosophique implicite hostile à la création telle que décrite dans la Genèse, sans égard à la question de savoir si les faits sont en sa faveur ou pas :

Nous prenons le parti de la science en dépit de l’absurdité manifeste de certains de ses concepts, en dépit de son échec à tenir ses promesses extravagantes de bonnes santé et vie, en dépit de la tolérance de la communauté scientifique envers des « histoires comme ça » sans fondement, parce que nous avons un engagement préalable, un engagement envers le matérialisme. Ce n’est pas que les méthodes et institutions de la science nous poussent d’une manière ou d’une autre à accepter une explication matérialiste du monde phénoménologique, mais, au contraire, que nous sommes forcés par notre adhésion a priori aux causes matérialistes à créer un système de recherche et un ensemble de concepts qui produise des explications matérialistes, qu’importe à quel point elles puissent être contre-intuitives et mystifiantes pour le non-initié. De plus, ce matérialisme est absolu, car nous ne pouvons admettre un pied divin dans la porte.3

Beaucoup d’évolutionnistes morigènent les créationnistes non pas à cause des faits, mais parce que les créationnistes refusent de jouer selon les règles actuelles du jeu qui excluent a priori la création surnaturelle.4 Que ce soit effectivement un « jeu » a été confirmé par le biologiste évolutionniste Richard Dickerson :

Dans ses fondements, la science est un jeu. C’est un jeu avec une règle prépondérante et déterminante :

Règle n°1 : Voyons jusqu’où et dans quelle mesure nous pouvons expliquer le comportement de l’univers physique et matériel en termes de causes purement physiques et matérielles, sans faire appel au surnaturel.5

Dans la pratique, le « jeu » va jusqu’à tâcher d’expliquer, non pas uniquement le comportement, mais aussi l’origine de toutes choses sans le surnaturel.

En fait, les évolutionnistes sont souvent incohérents envers leurs propres règles à l’encontre de l’appel à un concepteur intelligent. Par exemple, quand des archéologues trouvent une pointe de flèche, ils peuvent dire qu’elle a été conçue, et ce, bien qu’ils n’aient jamais vu le concepteur. Et le fondement entier du programme SETI (Search for ExtraTerrestrial Intelligence, Recherche d’intelligence extraterrestre, NdT) est qu’un signal venu de l’espace transportant une information spécifique doit provenir d’une source intelligente. Et pourtant, le présupposé matérialiste de beaucoup d’évolutionnistes signifie qu’ils nient qu’une source intelligente ait produit la quantité littéralement encyclopédique d’information transportée par chaque cellule vivante.

Ce n’est pas un accident si les chefs de file de la pensée évolutionniste étaient et sont toujours ardemment opposés à la notion du Dieu chrétien tel que révélé dans la Bible.6 Stephen Jay Gould et d’autres ont démontré que le but de Darwin était de détruire l’idée d’un concepteur divin.7 Richard Dawkins fait l’éloge de la théorie de l’évolution parce qu’il affirme qu’avant Darwin il était impossible d’être un athée intellectuellement accompli, comme il dit l’être.8

Beaucoup d’athées ont déclaré être athées précisément à cause de la théorie de l’évolution. Par exemple, l’entomologiste et sociobiologiste évolutionniste E.O. Wilson (qui a un article qui lui est consacré dans « Teaching about Evolution and the Nature of Science » à la page 15) a dit :

Comme beaucoup d’autres personnes en Alabama, j’étais chrétien né de nouveau. À quinze ans, je suis entré dans l’Église Baptiste du Sud avec une grande ferveur et un grand intérêt pour la religion fondamentaliste. J’ai abandonné à dix-sept ans, quand je suis entré dans l’université d’Alabama et que j’ai appris la théorie de l’évolution.9

Beaucoup de gens ne réalisent pas que l’enseignement de la théorie de l’évolution propage une religion anti-biblique. Les deux premiers principes du Premier Manifeste humaniste (1933), signés par plusieurs évolutionnistes éminents, sont :

  1. Les humanistes religieux considèrent l’univers comme existant de lui-même et incréé.
  2. L’humanisme croit que l’Homme est partie de la nature et est apparu à la suite d’un processus continu.

C’est exactement ce que la théorie de l’évolution enseigne. Beaucoup de chefs de file humanistes n’ont pas le moindre scrupule à admettre qu’ils utilisent les écoles publiques pour faire le prosélytisme de leur religion. Cela peut surprendre certains parents qui pensent que les écoles sont censées être dénuées d’endoctrinement religieux, mais cette citation ne laisse aucun doute :

Je suis convaincu que la bataille pour le futur de l’humanité doit être livrée et gagnée dans les salles de classe par des enseignants qui perçoivent correctement leur rôle en tant que prédicateurs d’une nouvelle foi : une religion de l’humanité qui reconnaît et respecte ce que les théologiens appellent l’étincelle de la divinité dans tous les êtres humains. Ces enseignants doivent incarner la même dévotion désintéressée que les prêcheurs fondamentalistes les plus enragés, car ils seront des ministres du culte d’une autre sorte, qui utiliseront une salle de classe au lieu d’une chaire pour transmettre des valeurs humanistes dans tous les sujets qu’ils enseignent, quel que soit le niveau éducatif – crèche préscolaire ou grande université d’état. La salle de classe doit devenir et deviendra une arène de conflit entre l’ancien et le nouveau — le cadavre pourrissant du christianisme, avec tous les maux et la misère qui vont avec, et la nouvelle foi de l’humanisme

Ce sera sans aucun doute une lutte longue, ardue et douloureuse, parsemée de beaucoup de chagrin et de larmes, mais l’humanisme émergera triomphant. Il le faut, si nous voulons que la famille de l’humanité survive.10

« Teaching about Evolution and the Nature of Science », alors même qu’il prétend traiter de science et être neutre au sujet de la religion, contient quelques affirmations d’ordre religieux de son cru. Par exemple, à la page 6 :

Accepter la probabilité du changement et considérer le changement comme un agent d’opportunité plutôt qu’une menace est le message silencieux et le défi dans la leçon de l’évolution.

Toutefois, comme il admet que l’évolution est « imprévisible et naturelle » et n’a « aucun but ni aucune direction spécifiques » (p. 127), ce message est incohérent.

Les auteurs de « Teaching about Evolution and the Nature of Science » doivent bien réaliser que l’athéisme criant de la plupart des chefs de file évolutionnistes dégoûterait la plupart des parents américains s’ils étaient au courant. Plus récemment, le philosophe agnostique créationnistophobe Michael Ruse a admis que « l’évolution, en tant que théorie scientifique, prête allégeance à une sorte de naturalisme » mais que ce « ne serait pas une bonne idée de l’admettre au tribunal. »11 « Teaching about Evolution and the Nature of Science » tente de donner bonne figure à la théorie de l’évolution en prétendant qu’elle est compatible avec beaucoup de religions. Il s’assure même le soutien de beaucoup de chefs religieux. Un des « dialogues » met en scène un professeur ayant beaucoup de succès à embrouiller l’opposition en demandant aux étudiants de poser la question à leur pasteur, et bien entendu, ils reviennent aux cris de : « Dites donc ! L’évolution est clean ! » Bien que les dialogues soient fictifs, la situation est réaliste.

Cela peut surprendre beaucoup de monde de réaliser que beaucoup de responsables chrétiens ne croient pas en leur propre livre, la Bible. Elle enseigne clairement que Dieu a tout créé récemment en six jours normaux consécutifs, qu’Il a fait en sorte que les êtres vivants se reproduisent « selon leur espèce » et que la mort et la souffrance ont résulté du péché d’Adam. C’est une des raisons pour lesquelles beaucoup de chrétiens considèrent que la théorie de l’évolution est incompatible avec le christianisme. À la page 58, « Teaching about Evolution and the Nature of Science » fait remarquer que beaucoup de gens religieux croient que « Dieu a utilisé l’évolution » (évolutionnisme théiste). Mais l’évolutionnisme théiste enseigne que Dieu a utilisé la lutte pour la survie et la mort, le « dernier ennemi » (1 Cor. 15:26), comme moyen de mener à terme une création « très bonne » (Gen. 1:31).12 Les créationnistes bibliques trouvent cela rédhibitoire [voir The Fall: a cosmic catastrophe—Hugh Ross’s blunders on plant death in the Bible].

Le seul moyen d’affirmer que l’évolution et la « religion » sont compatibles est de considérer que la « religion » n’a rien à voir avec le monde réel, mais qu’elle est juste subjective. Un Dieu qui a « créé » par évolution est, dans la pratique, impossible à distinguer de l’inexistence de Dieu.

Peut-être qu’il arrive à « Teaching about Evolution and the Nature of Science » de baisser sa garde de temps en temps. Par exemple, à la page 11, il mentionne « l’explication fournie par la Genèse … comme quoi Dieu a tout créé dans sa forme présente en l’espace de six jours », autrement dit, que la Genèse enseigne bel et bien une création en six jours des types de base de créatures vivantes, ce qui contredit la théorie de l’évolution. Du coup, « Teaching about Evolution and the Nature of Science » affirme effectivement que la théorie de l’évolution est en conflit avec la Genèse, et donc avec le christianisme biblique, alors qu’en général, ils nient attaquer la « religion ». « Teaching about Evolution and the Nature of Science » caricature souvent ce que les créationnistes croient réellement. Les créationnistes n’affirment pas que tous les êtres vivants ont été créés exactement sous la même forme que ceux d’aujourd’hui. Les créationnistes croient en la variation au sein d’un type de base (c.-à-d. un baramin — de l’hébreu bara, créer, et miyn, type —, un des types créés à l’origine par Dieu et qui se sont diversifiés par la suite, comme le loup qui a donné naissance à différentes espèces de canidés, NdT), ce qui est totalement différent de la variation assortie de gain d’information génétique requise pour que la méga-évolution (l’évolution du microbe à l’homme, NdT) soit possible. Nous en parlerons plus en détail dans le chapitre suivant.

De manière plus flagrante, « Teaching about Evolution and the Nature of Science » recommande beaucoup de livres ouvertement athées, comme ceux de Richard Dawkins (p. 131).13 À la page 129 il dit : « Les affirmations sur la création … ne devraient pas être considérées comme des alternatives raisonnables aux explications scientifiques de l’origine et l’évolution du vivant ». Comme tout ce qui n’est pas raisonnable est déraisonnable, « Teaching about Evolution and the Nature of Science » est en fait en train de dire que ceux qui croient en la création sont vraiment déraisonnables et irrationnels. Ça peut difficilement être considéré comme religieusement neutre, c’est plutôt considéré par beaucoup de gens religieux comme une attaque.

Un récent sondage dans le journal scientifique de premier plan « Nature » a démontré de manière concluante que l’ANS, qui a produit « Teaching about Evolution and the Nature of Science », n’est pas religieusement impartiale mais a un fort préjugé contre Dieu.14 Lors d’un sondage sur les cinq cent dix-sept membres de l’ANS au sujet des sciences biologiques et physique, un peu plus de la moitié a répondu : 72.2% étaient ouvertement athées, 20.8% agnostiques et 7% seulement croyaient en un Dieu personnel. La croyance en Dieu et en l’immortalité était la plus basse parmi les biologistes. Il est probable que ceux qui n’ont pas répondu étaient aussi des incroyants, cette étude doit donc sous-estimer le niveau d’impiété de l’ANS. Le pourcentage d’incroyance y est bien plus élevé que celui parmi les scientifiques américains en général, ou dans la population entière des États-Unis.

Les responsables du sondage ont dit ceci au sujet de la neutralité religieuse que professe « Teaching about Evolution and the Nature of Science » :

Le president de l’ANS Bruce Alberts a dit : « Il y a plein de membres exceptionnels de cette académie qui sont des gens très religieux, des gens qui croient en l’évolution, dont beaucoup de biologistes. » Notre recherche en suggère autrement.15

Les fondements de la science moderne

Beaucoup d’historiens, de beaucoup de différentes convictions religieuses, athée y comprise, ont démontré que la science moderne n’a commencé à prendre son essor que dans une Europe largement chrétienne. Par exemple, le Dr Stanley Jaki a fourni des preuves de la manière dont la méthode scientifique a avorté dans toutes les cultures à part la culture judéo-chrétienne d’Europe.16 Ces historiens ont mis en évidence que les fondements de la science moderne dépendent de l’idée que l’univers a été créé par un créateur rationnel. Un univers répondant à un ordre n’est parfaitement cohérent que s’il a été par un Créateur qui a suivi un ordre. Mais si le créateur n’existe pas, ou si c’étaient Zeus & Cie qui dirigeaient, pourquoi faudrait-il qu’il y ait le moindre ordre ? Du coup, non seulement une forte conviction chrétienne n’est pas un obstacle à la science, une telle religion en a été la fondation même. Il est donc erroné de prétendre, comme le font beaucoup d’évolutionnistes, que croire aux miracles signifie que la science de laboratoire serait impossible. Loren Eiseley a affirmé :

La philosophie de la science expérimentale … a commencé ses découvertes et fait usage de ses méthodes par la foi, et non pas la connaissance, qu’elle avait affaire à un univers rationnel contrôlé par un Créateur Qui n’agissait pas sur le coup d’un caprice ni n’intervenait dans les forces qu’Il avait mises en mouvement … . C’est sûrement un des curieux paradoxes de l’histoire que la science, qui n’a professionnellement pas grand-chose à voir avec la foi, doit ses origines à un acte de foi en la possibilité d’interpréter l’univers rationnellement, et que la science d’aujourd’hui soit soutenue par cette idée.17

Des évolutionnistes, dont Eiseley lui-même, ont donc abandonné la seule justification rationnelle de la science. Mais les chrétiens peuvent encore affirmer avoir une telle justification.

Il ne devrait donc pas être surprenant, bien que ça le soit pour beaucoup de gens, que la plupart des branches de la science moderne aient été fondées par des créationnistes. La liste des scientifiques créationnistes est impréssionnante.18 Un exemple  :

Physique — Newton, Faraday, Maxwell, Kelvin
Chimie — Boyle, Dalton, Ramsay
Biologie — Ray, Linné, Mendel, Pasteur, Virchow, Agassiz
Géologie — Sténon, Woodward, Brewster, Buckland, Cuvier
Astronomie — Copernic, Galilée, Kepler, Herschel, Maunder
Mathématiques — Pascal, Leibniz, Euler

Dr Ian Macreadie
Le Dr Ian Macreadie, microbiologiste australien primé et créationniste. Voir l’interview dans Creation 21(2):16–17, Mars–Mai 1999.

Aujourd’hui encore, beaucoup de scientifiques rejettent la méga-évolution (en d’autres termes, l’idée que tout se soit créé tout seul). Les scientifiques salariés de Creation Ministries International (Australie) ont publié beaucoup d’études scientifiques dans leurs propres domaines. Le Dr Russell Humphreys, un physicien nucléaire travaillant avec les Sandia National Laboratories à Albuquerque, Nouveau-Mexique, a fait publier plus de vingt articles dans des journaux scientifiques consacrés à la physique, tandis que la tectonique des plaques catastrophique du Dr John Baumgardner a été mentionnée dans « Nature ». Le Dr Edward Boudreaux de l’Université de la Nouvelle-Orléans a publié vingt-six articles et quatre livres de chimie physique. Le Dr Maciej Giertych, chef du Département de Génétique à l’Institut de Dendrologie de l’Académie Polonaise des Sciences, a publié quatre-vingt-dix études dans des journaux scientifiques. Le Dr Raymond Damadian est l’auteur de la percée médicale salutaire de l’Imagerie par Résonance Magnétique (IRM).19 Le Dr Raymond Jones a été mentionné comme un des meilleurs scientifiques d’Australie pour ses découvertes sur le faux mimosa et la symbiose bactérienne chez les ruminants, ce qui rapporte des millions de dollars par an à l’Australie.20 Le Dr Brian Stone a gagné un nombre record de prix d’excellence dans l’enseignement de l’ingénierie dans des universités australiennes.21 Un adversaire évolutionniste a admis ce qui suit sur un biochimiste et orateur créationniste de premier plan, le Dr Duane Gish :

Duane Gish a de très bonnes qualifications scientifiques. En tant que biochimiste, il a synthétisé des peptides, des composés intermédiaires entre les protéines et les acides aminés. Il a été le co-auteur d’un certain nombre de publications remarquables sur la chimie des peptides.22

On peut trouver un certain nombre de scientifiques créationnistes en vie hautement qualifiés sur le site web de Creation Ministries International.23 Aussi, l’accusation tant et plus rabâchée comme quoi aucun vrai scientifique ne rejette la théorie de l’évolution est complètement dénuée de fondement. Néanmoins, « Teaching about Evolution and the Nature of Science » affirme dans cette section des questions-réponses à la page 56 :

Q : Beaucoup de scientifiques ne rejettent-ils pas l’évolution ?

A : Non. Le consensus scientifique autour de la théorie de l’évolution est écrasant … .

Il est regrettable que « Teaching about Evolution and the Nature of Science » ne réponde pas vraiment à sa propre question. La vraie question aurait reçu une réponse honnête si celle-ci avait été « Oui », même si les scientifiques anti-évolutionnistes sont une minorité. L’explication à la réponse donnée aurait été appropriée (bien que fort discutable) si la question avait été : « Est-il vrai qu’il n’y a pas de consensus scientifique autour de la théorie de l’évolution ? » Mais la vérité ne se décide pas par un vote à la majorité !

C.S. Lewis (l’auteur des Chroniques de Narnia, NdT) a aussi fait remarquer que même notre capacité à raisonner serait remise en question si la théorie athée de l’évolution était vraie :

Si le système solaire est apparu par une collision accidentelle, alors l’apparition de la vie organique sur la planète était aussi un accident, et l’évolution entière de l’Homme était un accident aussi. Si tel est le cas, alors tous nos processus de pensée sont de simples accidents, le sous-produit accidentel du mouvement des atomes. Et c’est tout aussi vrai pour ceux des matérialistes et des astronomes que ceux de tous les autres gens. Mais si leurs pensées, je veux dire, sur le matérialisme et l’astronomie, ne sont que des sous-produits accidentels, pourquoi devrions-nous les croire vraies ? Je ne vois pas de raison de croire qu’un accident puisse rendre compte correctement de tous les autres accidents.24

Les limites de la science

La science a bel et bien ses limites. La science normale (opérationnelle) ne s’occupe que de processus observables dans le présent. Cela a évidemment été un moyen glorieusement couronné de succès de comprendre le monde, et a conduit à beaucoup d’améliorations dans la qualité de vie. En contraste, la théorie de l’évolution est une spéculation sur le passé, qui est impossible à observer et reproduire. Ainsi, la comparaison dans « Teaching about Evolution and the Nature of Science » du scepticisme envers l’évolution avec le scepticisme envers la gravité et l’héliocentrisme est fortement trompeuse. Il est tout aussi faux de prétendre que nier la théorie de l’évolution consiste à rejeter le type de science qui a envoyé l’homme sur la Lune, même si beaucoup de propagandistes évolutionnistes font ce genre d’affirmation. (En fait, l’homme derrière la mission lunaire Apollo était le scientifique créationniste spécialiste des fusées Wernher von Braun.25)

En s’occupant du passé, la « science des origines » peut nous permettre de faire des estimations éclairées sur l’origine de ce qui existe. Elle utilise les principes de causalité (tout ce qui a un commencement a une cause26) et d’analogie (par exemple, nous pouvons observer que l’intelligence est nécessaire pour produire une information complexe codée dans le présent, alors nous pouvons raisonnablement admettre la même chose pour le passé). Mais le seul moyen dont nous pouvons être vraiment sûrs du passé est d’avoir un témoignage fiable. Les évolutionnistes prétendent qu’un tel témoignage n’existe pas, alors leurs idées sont dérivées d’hypothèses sur le passé. Mais les créationnistes bibliques, eux, croient que la Genèse est un témoignage oculaire de l’origine de l’univers et des organismes vivants. Ils croient aussi qu’il y a des preuves à charge concluantes de cette affirmation, alors ils rejettent l’affirmation selon laquelle leur foi est aveugle.27

Les créationnistes ne prétendent pas qu’il soit possible de rechercher quelque connaissance que ce soit, la science y compris, sans présupposés (c.-à-d., des croyances religieuses/philosophiques préalables). Les créationnistes affirment que la création ne peut au final être séparée de la Bible, pas plus que la théorie de l’évolution ne peut au final être séparée de son point de départ naturaliste qui exclut la création a priori.

Références et notes

  1. D. M. S. Watson, Adaptation, Nature 124:233, 1929. Revenir au texte.
  2. Boyce Rensberger, How the World Works (New-York : William Morrow 1986), pp. 17–18. Revenir au texte.
  3. Richard Lewontin, Billions and Billions of Demons, The New York Review, 9 janvier 1997, p. 31. Revenir au texte.
  4. C. Wieland, Science: the rules of the game, Creation 11(1):47–50, Décembre 1988–Février 1989. Revenir au texte.
  5. R. E. Dickerson, J. Molecular Evolution 34:277, 1992 ; Perspectives on Science and the Christian Faith 44:137–138, 1992. Revenir au texte.
  6. D. Batten, A Who’s Who of evolutionists, Creation 20(1):32, décembre 1997–février 1998, How religiously neutral are the anti-creationist organisations? creation.com/who. Revenir au texte.
  7. C. Wieland, Darwin’s real message: have you missed it? Creation 14(4):16–19, septembre-novembre 1992; creation.com/realmessage. Revenir au texte.
  8. C. R. Dawkins, The Blind Watchmaker: Why the Evidence of Evolution Reveals a Universe without Design, (New-York : W.W. Norton, 1986), p. 6. Revenir au texte.
  9. E. O. Wilson, The Humanist, septembre-octobre 1982, p. 40. Revenir au texte.
  10. J. J. Dunphy, A Religion for a New Age, The Humanist, janvier-février 1983, 23, 26 (emphases rajoutées), cité par Wendell R. Bird, Origin of the Species Revisited, vol. 2, p. 257. Revenir au texte.
  11. Symposium intitulé « The New Anti-Evolutionism » (Le nouvel anti-évolutionnisme, tenu lors du meeting annuel de 1993 de l’Association américaine pour l’avancement des sciences). Voir C. Wieland, The religious nature of evolution, Journal of Creation 8(1):3–4. Revenir au texte.
  12. W. Gitt, Did God Use Evolution? (Bielefeld, Allemagne : CLV, 1993) ; Theistic evolution questions. Revenir au texte.
  13. Pour des réfutations des livres de Dawkins’, voir : J. D. Sarfati, Review of Climbing Mt Improbable, Journal of Creation 12(1):29–34, 1998 ; J. D. Sarfati, Misotheist’s misology : Dawkins attacks Behe but digs himself into logical potholes, creation.com/dawkbehe, 13 July 2007; P. Bell, Review of The God Delusion, Journal of Creation 21(2):28–34, 2007; creation.com/delusion. Revenir au texte.
  14. E. J. Larson et L. Witham, Leading Scientists Still Reject God, Nature 394(6691):313, 23 juillet 1998. Le seule critère pour mériter la qualification de « scientifique de premier plan » ou de « grand scientifique » était l’appartenance à l’ANS. Revenir au texte.
  15. Ibid., emphase rajoutée. Revenir au texte.
  16. S. Jaki, Science and Creation (Édimbourg et Londres : Scottish Academic Press, 1974). Revenir au texte.
  17. L. Eiseley : Darwin’s Century: Evolution and the Men who Discovered It (Anchor, New-York : Doubleday, 1961). Revenir au texte.
  18. A. Lamont, 21 Great Scientists Who Believed the Bible (Australie : Creation Science Foundation, 1995), pp. 120–131; H.M. Morris, Men of Science Men of God (Green Forest, Arizona : Master Books, 1982). Revenir au texte.
  19. J. Mattson et Merrill Simon, The Pioneers of NMR in Magnetic Resonance in Medicine: The Story of MRI (Jericho, New-York : Presses Universitaires Bar-Ilan, 1996), chapitre 8. Voir aussi J. D. Sarfati, Dr Damadian’s vital contribution to MRI: Nobel prize controversy returns, creation.com/damadian, 21–22 octobre 2006. Revenir au texte.
  20. Standing firm [Interview de Raymond Jones avec Don Batten et Carl Wieland], Creation 21(1):20–22, December 1998–February 1999. Revenir au texte.
  21. Prize-winning Professor rejects evolution: Brian Stone speaks to Don Batten and Carl Wieland, Creation 20(4):52–53, septembre-novembre 1998. Revenir au texte.
  22. Sidney W. Fox, The Emergence of Life: Darwinian Evolution from the Inside (New-York : Basic Books, 1988), p. 46. Fox est un éminent évolutionniste spécialiste de la chimie qui croit que la vie a évolué à partir de « microsphères protéinoïdes » Revenir au texte.
  23. Cité le 18 février 1999. Revenir au texte.
  24. C. S. Lewis, Dieu au banc des accusés (Grand Rapids, Michigan : Wm. B. Eerdmans Publishing Co., 1970), pp. 52–53. Revenir au texte.
  25. Ann Lamont, Ref. 19, pp. 242–251. Revenir au texte.
  26. J. D. Sarfati, Si Dieu a créé l’univers, alors qui a créé Dieu? Journal of Creation 12(1)20–22, 1998. Revenir au texte.
  27. Plus d’information dans les œuvres suivantes, entre autres : G. L. Archer, Encyclopedia of Bible Difficulties (Grand Rapids, Michigan : Zondervan, 1982) ; G. H. Clark, God’s Hammer: The Bible and Its Critics (Jefferson, Maryland : The Trinity Foundation, 2e éd. 1987); P. Enns, The Moody Handbook of Theology (Chicago, Illinois : Moody Press, 1989), chapitre 18 ; N. L. Geisler et R. M. Brooks, When Skeptics Ask (Wheaton, Illinois : Victor Books, 1990) ; N. L. Geisler et T. R. Howe, When Critics Ask (Wheaton, Ilinois: Victor Books, 1992) ; N. L. Geisler et William E. Nix, A General Introduction to the Bible (Chicago, Illinois : Moody, 1986) ; L. Strobel, The Case for Christ et The Case for Faith, Grand Rapids, Michigan : Zondervan, 1998 et 2001 ; voir aussi creation.com/bible. Revenir au texte.

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