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Table des matières

Refuting Evolution

Index

Avant-propos et introduction

Chapitre 1

Les faits et les préjugés
Voir le Guide d’études, leçon 1

Chapitre 2

Variation et Sélection naturelle vs évolution
Voir le Guide d’études, leçon 2

Chapitre 3

Les chaînons manquent
Voir le Guide d’études, leçon 3

Chapitre 4

L’évolution des oiseaux ?
Voir le Guide d’études, leçon 4

Chapitre 5

L’évolution des baleines ?
Voir le Guide d’études, leçon 5

Chapitre 6

Les humains : images de Dieu ou singes savants ?
Voir le Guide d’études, leçon 6

Chapitre 7

L’astronomie
Voir le Guide d’études, leçon 7

Chapitre 8

Quel âge a la Terre ?
Voir le Guide d’études, leçon 8

Chapitre 9

L’explication par la conception est-elle légitime ?
Voir le Guide d’études, leçon 9

Chapitre 10

Conclusion

L’évolution réfutée, chapitre 9

Un manuel à destination des étudiants, des parents et des enseignants contrant les derniers arguments en faveur de la théorie de l’évolution

par , Ph.D., F.M.
Traduit par Narindra Ramanankasaina

L’explication par la conception est-elle légitime ?

Publié pour la première fois dans Refuting Evolution, chapitre 9

Comme souligné dans les chapitres précédents, « Teaching about Evolution and the Nature of Science » écarte fréquemment la création d’un revers de main en la traitant d’« anti-scientifique » et « religieuse ». Les créationnistes soulignent fréquemment que la création s’est produite dans le passé et ne peut donc pas être directement observée par la science expérimentale — et que cela vaut aussi pour la méga-évolution. Mais l’évolution ou la création ont concevablement pu laisser derrière elles quelques effets qui peuvent être observés. Ce chapitre traite des critères qui sont utilisés dans la vie de tous les jours pour déterminer si une chose a été conçue et les applique au vivant. La section finale traite de la question de savoir si la conception est une explication légitime de la complexité du vivant ou si des causes naturalistes doivent être invoquées a priori.

Comment détecter la conception ?

Les gens détectent des signes de conception intelligente tout le temps. Par exemple, si nous trouvons des pointes de flèche sur une île déserte, nous pouvons supposer qu’elles ont été faites par quelqu’un, même si nous ne pouvons pas voir celui qui les a faites.1

Il y a une différence évidente entre un texte écrit par une personne intelligente, par ex. les pièces de Shakespeare, et une séquence aléatoire comme WDLMNLTDTJBKWIRZREZLMQCOP.2 Il y a aussi une différence évidente entre Shakespeare et une séquence répétitive comme ABCDABCDABCD. La seconde est un exemple d’ordre, ce qui doit être distingué de Shakespeare, qui est un exemple de complexité spécifique.

Nous pouvons aussi faire la différence entre des messages écrits dans le sable et les résultats de l’action des vagues et du vent. Les figures de présidents des États-Unis gravées sur le Mt Rushmore sont clairement différentes des formations érosionnelles. Encore une fois, c’est de la complexité spécifique. L’érosion produit soit des formations irrégulières soit des formations fortement ordonnées comme les dunes de sable, mais pas des têtes de présidents ni des inscriptions.

Un autre exemple est le programme SETI (Search for Extraterrestrial Intelligence — Recherche d’Intelligence Extraterrestre). Cette recherche n’aurait aucun sens s’il n’y avait aucun moyen de déterminer si un certain type de signal venant de l’espace peut être une preuve d’un expéditeur. Le critère est, encore une fois, un signal avec un fort niveau de complexité spécifique — cela prouverait qu’un expéditeur intelligent existe, même si nous n’avions aucune autre idée de la nature de celui-ci. Mais une séquence aléatoire ou répétitive ne serait pas une preuve. Les processus naturels produisent un bruit radio venant de l’espace, tandis que les pulsars produisent des signaux réguliers. En fait, la première fois, les pulsars ont été pris pour des signaux par des gens désireux de croire aux extraterrestres, mais c’est parce qu’ils ont confondu ordre et complexité. Du coup, les évolutionnistes (ce que sont pratiquement tous les défenseurs du programme SETI) sont prêts à utiliser une forte complexité specifique comme preuve d’intelligence quand cela convient à leur idéologie. Cela met encore une fois en évidence la manière dont les présupposés et suppositions de chacun affectent les interprétations de quelque donnée que ce soit. Cf. God and the extraterrestrials pour plus de faux raisonnements de la part des partisans du programme SETI et de la croyance aux ovnis en général.3

Le vivant remplit les critères de la conception

Le vivant est aussi caractérisé par une forte complexité spécifique. Le chercheur de premier plan spécialiste de l’origine de la vie Leslie Orgel l’a confirmé :

Les êtres vivants se distinguent par leur complexité spécifique. Des crystaux tels que le granite ne peuvent être qualifiés de vivants parce qu’il leur manque la complexité, des mélanges aléatoires de polymères idem, parce qu’il leur manque la spécificité.4

Malheureusement, Orgel, en bon matérialiste qui se respecte, refuse ici de faire le lien entre la complexité spécifique et la conception, et ce même si c’est précisément le critère de la conception.

Pour élaborer, un cristal est un arrangement répétitif d’atomes, et est donc ordonné. De telles structures ordonnées ont en général l’énergie la plus basse, et donc se formeront spontanément à des températures suffisamment basses. Et l’information des crystals est déjà présente dans leurs éléments constitutifs, par exemple, les forces directionnelles entre les atomes. Mais les protéines et l’ADN, les plus importantes macromolécules du vivant, ne sont pas ordonnés (dans le sens de répétitifs), mais ont une forte complexité spécifique. Sans spécification extrinsèque, à savoir la machinerie programmée des êtres vivants ou la direction intelligente d’un chimiste organique, il n’y a pas de tendance naturelle à former de tels arrangements spécifiques complexes du tout. Lorsque leurs éléments constitutifs sont combinés (« et même cela nécessite des conditions spéciales »5), une séquence aléatoire en est le résultat. La différence entre un cristal et l’ADN est comme la différence entre un livre ne contenant rien d’autre qu’une suite ad libitum d’ABCD et un livre de Shakespeare. Toutefois, cela n’empêche pas beaucoup d’évolutionnistes (ignorants de la distinction établie par Orgel) d’affirmer que les cristaux prouvent que la complexité spécifiée peut apparaître naturellement — ils prouvent simplement que l’ordre peut apparaître naturellement, ce qu’aucun créationniste ne conteste.6

L’information

Le critère de la conception peut aussi être décrit en termes d’information. La complexité spécifique signifie une teneur en information plus forte. En termes formels, la teneur en information de tout arrangement est la taille, en bits, de l’algorithme (programme) le plus court requis pour produire cet arrangement. Une séquence aléatoire pourrait être formée par un court programme :

  1. Imprimer une lettre quelconque aléatoirement.
  2. Revenir à l’étape 1.

Une séquence répétitive peut être faite par le programme :

  1. Imprimer ABCD.
  2. Revenir à l’étape 1.

Mais pour imprimer les pièces de Shakespeare, un programme aurait besoin d’être suffisamment grand pour imprimer toutes les lettres au bon endroit.7

La teneur en information des êtres vivants est bien plus grande que celle des écrits de Shakespeare. L’athée Richard Dawkins a dit :

Il y a assez de capacité informationnelle dans une unique cellule humaine pour y stocker trois ou quatre fois les trente volumes de l’Encyclopædia Britannica.8

S’il est déraisonnable de croire qu’une encyclopédie a pu apparaître sans intelligence, alors il est tout aussi déraisonnable de croire que la vie a pu apparaître sans intelligence.

Plus étonnant encore, les êtres vivants ont le système de stockage/récupération de données de loin le plus compact connu. Cela tombe sous le sens si une cellule microscopique stocke autant d’information que plusieurs fois l’Encyclopædia Britannica. Pour mieux illustrer, la quantité informationnelle qui peut être stockée dans l’équivalent en volume d’ADN d’une tête d’épingle a de quoi vous donner le vertige. C’est l’équivalent en teneur en information d’une pile de livres de poche, chacun contenant des informations différentes mais spécifiques, cinq cents fois plus haute que la distance de la Terre à la Lune.9

La machinerie des êtres vivants

À un niveau pratique, l’information spécifie les nombreuses parties nécessaires au fonctionnement des machines. Souvent, la suppression d’une partie peut perturber la machine, il y a donc un nombre minimum de parties sans lesquelles la machine ne marchera pas. Le biochimiste Michael Behe, dans son livre « Darwin’s Black Box », appelle ce nombre minimum complexité irreductible.10 Il donne l’exemple d’une machine très simple : une tapette à souris. Elle ne marcherait pas sans une planchette, une barre de fer, un ressort, une barre rabattante et un appât, tous au bon endroit. Si vous en enlevez ne serait-ce qu’une partie, elle ne marchera pas — vous ne pouvez pas en réduire la complexité sans détruire entièrement sa fonction.

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L’argument central du livre de Behe est que beaucoup de structures chez les êtres vivants affichent une complexité irréductible, très supérieure à celle d’une tapette à souris ou même de n’importe quelle machine humaine. Par exemple, il démontre que même la forme la plus simple de vision de tout le vivant requiert un éventail éblouissant de matières chimiques aux bons endroits, ainsi qu’un système pour transmettre et traiter l’information. Le mécanisme de la cicatrisation a aussi beaucoup de matières chimiques différentes fonctionnant à l’unisson, de sorte que nous ne nous vidions pas de notre sang à la moindre égratignure ni ne souffrions de caillots dans le système sanguin entier.

Simple, la cellule ?

Nombreux sont ceux qui ne réalisent pas que même la cellule la plus simple est fantastiquement complexe — même le plus simple des organismes auto-reproducteurs contient des quantités encyclopédiques d’information complexe spécifique. Mycoplasma genitalium a le plus petit génome connu de tous les organismes indépendants, contenant quatre cent quatre-vingt-deux gènes comprenant cinq cent quatre-vingt mille paires de bases11 (comparez avec les trois milliards de paires de bases chez les humains, comme « Teaching about Evolution and the Nature of Science » le déclare en p. 42). Bien sûr, ces gènes ne sont fonctionnels qu’en la présence d’une machinerie translationnelle et réplicatrice pré-existante, une membrane cellulaire, etc. Mais Mycoplasma genitalium ne peut survivre qu’en parasitant d’autres organismes plus complexes, qui lui fournissent beaucoup des nutriments qu’il ne peut fabriquer pour lui-même. Les évolutionnistes sont bien obligés de postuler que le premier des organismes vivants était plus complexe, avec encore plus de gènes.

Plus récemment, Eugène Koonin et d’autres ont tenté de calculer les exigences minimales d’une cellule vivante et ont obtenu un résultat de deux cent cinquante-six gènes. Mais ils doutaient qu’un tel microbe hypothétique puisse survivre, parce qu’un tel organisme pourrait à peine réparer les dommages subis par son ADN, ne pourrait plus paramétrer correctement les capacités des gènes qui lui resteraient, n’aurait pas la capacité de digérer des composés complexes et aurait besoin d’un apport exhaustif de nutriments organiques de son environnement.12

Le biologiste moléculaire Michael Denton, un non-créationniste sceptique de l’évolution darwinienne, explique ce qui est impliqué :

Il n’y a sans doute aucun autre domaine de la biologie moderne où le défi posé par la complexité et l’ingeniosité extrêmes des adaptations biologiques est plus apparent que dans le monde moléculaire nouveau et fascinant de la cellule … . Pour avoir une idée de la réalité de la vie telle qu’elle a été révélée par la biologie moléculaire, nous devons magnifier une cellule un milliard de fois jusqu’à ce qu’elle fasse vingt kilomètres de diamètre et ressemble à un aéronef assez grand pour recouvrir une grande cité comme Londres ou New-York. Ce que nous verrions alors serait un objet d’une complexité et d’une conception adaptive sans égales. À la surface de la cellule, nous verrions des millions d’ouvertures, comme les hublots d’un immense vaisseau spatial, s’ouvrant et se refermant pour permettre un flot entrant et sortant continuel de matières. Si nous entrions par une de ces ouvertures, nous nous retrouverions dans un monde de suprême technologie et d’effarante complexité.

Est-ce relativement croyable que des processus aléatoires aient pu construire une réalité dont le plus petit élement — une protéine fonctionnelle ou un gène — est d’une complexité qui dépasse nos capacités créatives, une réalité qui est l’antithèse même du petit bonheur la chance, qui surpasse en excellence dans tous les sens de l’expression tout ce que l’intelligence de l’homme a bien pu produire ? Comparés au niveau d’ingéniosité et de complexité affiché par la machinerie moléculaire de la vie, même nos artefacts les plus avancés ont l’air malhabiles …

Ce serait une illusion de penser que ce dont nous sommes au courant au moment présent constitue un tant soit peu plus qu’une fraction de toute l’étendue de la conception biologique. Dans pratiquement tous les domaines de la recherche biologique fondamentale, des niveaux toujours croissants de conception et de complexité sont en train d’être révélés à une vitesse en accélération constante.13

Pour que la sélection naturelle (la reproduction différentielle) démarre, il doit y avoir au moins une entité auto-reproductrice. Mais, comme démontré plus haut, même la production de la cellule vivante la plus simple est au-delà de la portée de réactions chimiques non-dirigées. Il n’est donc pas surprenant que « Teaching about Evolution and the Nature of Science » omette tout traitement de l’origine de la vie, comme on peut le voir facilement à l’aide de l’index. Toutefois, cela fait partie de la Théorie Générale de l’Évolution (la méga-évolution des molécules à l’homme),14 et c’est souvent appelé « évolution chimique ». L’origine du premier système auto-réplicateur est effectivement reconnue par beaucoup de scientifiques comme un problème non-résolu de la théorie de l’évolution, et donc une preuve à charge d’un Créateur.15 Les obstacles chimiques que la matière non-vivante doit surmonter pour former la vie sont insurmontables, comme l’ont démontré beaucoup d’auteurs créationnistes.16

Les mutations peuvent-elles produire de l’information ?

Même si nous admettions, arguendo, l’affirmation évolutionniste comme quoi la première cellule a pu se former de manière naturaliste, le problème de l’augmentation de la teneur totale en information persisterait. Faire le lien entre la première cellule et l’être humain signifie trouver un moyen de produire d’énormes quantités d’information, l’équivalent de milliards de paires de bases (« lettres »). Cela inclut les recettes pour faire des yeux, des nerfs, de la peau, des os, des muscles, du sang, etc. Dans la section sur la variation et l’évolution, nous avons montré que l’évolution se repose sur les erreurs de copie et la sélection naturelle pour produire la nouvelle information requise. Toutefois, les exemples d’« évolution contemporaine » donnés par « Teaching about Evolution and the Nature of Science » sont tous des exemples de perte d’information.

Cela est confirmé par le Dr Lee Spetner, biophysicien qui a enseigné la théorie de l’information et de la communication à l’université Johns Hopkins :

Dans ce chapitre, je donnerai plusieurs exemples d’évolution [c.-à-d. des instances supposées être des exemples d’évolution], en particulier des mutations, et je montrerai que l’information n’a pas augmenté. Mais de toute la littérature des sciences de la vie que j’ai lue, je n’ai jamais trouvé de mutation qui ajoute de l’information.

Il s’est avéré que toutes les mutations ponctuelles qui ont été étudiées au niveau moléculaire diminuent l’information et ne l’augmentent pas.

La théorie de l’évolution néo-darwinienne est censée expliquer comment l’information de la vie a été accumulée par l’évolution. La différence biologique essentielle entre un humain et une bactérie est dans l’information qu’ils contiennent. Toutes les autres différences biologiques s’ensuivent de cela. Le génome humain a beaucoup plus d’information que n’en a le génome bactérien. L’information ne peut pas être accumulée par des mutations qui en perdent. Une entreprise ne peut pas gagner d’argent en en perdant petit à petit.17

Ce n’est pas à dire qu’aucune mutation ne peut être « bénéfique » — autrement dit, capable d’aider l’organisme à survivre. Mais comme souligné au chapitre 2, même une résistance accrue aux antibiotiques et aux pesticides est en général le résultat d’une perte d’information, ou parfois d’un transfert d’information — jamais le résultat d’une nouvelle information. D’autres exemples de mutations bénéfiques incluent des carabes sans ailes sur de petites îles désertes : si les carabes perdent leurs ailes et ne peuvent donc pas voler, ils ont moins de chances de se faire emporter en mer par le vent.18 Il est évident que cela n’a rien à voir avec les origines du vol battu à la base, alors que c’est précisément ce que la théorie de l’évolution est censée expliquer. Le rôle des insectes requiert un mouvement compliqué pour produire les motifs de tourbillons nécessaires à la production d’une portance — il a fallu un robot sophistiqué pour simuler le mouvement.19

Existe-t-il une preuve à charge qui pourrait convaincre les évolutionnistes ?

J.B.S. Haldane, célèbre évolutionniste et communiste britannique, à déclaré en 1949 que l’évolution ne pourrait jamais produire « divers mécanismes comme la roue ou l’aimant, qui seraient inutiles tant qu’ils ne seraient pas pratiquement parfaits ».20 De ce fait, la présence de telles machines dans l’organisme prouverait, selon lui, que la théorie de l’évolution est fausse. Autrement dit, la théorie de l’évolution remplit un des critères qui sont nécessaires à la science selon « Teaching about Evolution and the Nature of Science », à savoir qu’il existe des tests qui peuvent concevablement la réfuter (le « critère de réfutabilité » de l’éminent philosophe des sciences Karl Popper).

De récentes découvertes ont montré qu’il y a effectivement des roues dans les organismes vivants. Cela inclut le rotor qui fait tourner le flagelle des bactéries et l’enzyme vitale qui compose l’ATP, la « devise énergétique » du vivant.21 Ces moteurs moléculaires remplissent effectivement un des critères de Haldane. De même, les tortues,22 les monarques23 et les bactéries24 qui utilisent des senseurs magnétiques pour la navigation semblent satisfaire à l’autre critère de Haldane.

Je me demande si Haldane aurait eu un changement de cœur s’il avait vécu pour voir ces découvertes. La plupart des évolutionnistes rejettent a priori l’idée d’une conception intelligente, alors les preuves à charge, si écrasantes soient-elles, n’auraient sans doute pas eu d’effet.

D’autres merveilles de conception

  • L’information génétique de l’ADN ne peut-être transcrite si ce n’est par beaucoup d’enzymes différentes, qui sont elles-mêmes encodées par l’ADN. Du coup, le code ne peut-être transcrit si ce n’est par des produits de la transcription, un cercle vicieux de type poule-et-œuf qui rend chèvres les théoriciens évolutionnistes de l’origine de la vie. Ces produits incluent des enzymes à double filtre qui assurent que le bon acide aminé soit lié au bon ARN de transfert. Un filtre rejette les acides aminés trop grands tandis que l’autre rejette ceux qui sont trop petits.25

  • Le code génétique, qui est commun à presque toute la vie sur Terre, est à peu près le meilleur possible au niveau de la protection contre les erreurs.26 [Voir aussi DNA: marvellous messages or mostly mess?]

  • Le code génétique dispose d’une machinerie d’édition elle-même encodée dans l’ADN. Cela démontre que le système était pleinement fonctionnel depuis le début — un autre cercle vicieux pour les évolutionnistes. [Voir aussi Self-replicating enzymes?]

  • Encore un autre cercle vicieux parmi une kyrielle est le fait que les enzymes qui servent à faire l’histidine contiennent elles-mêmes de l’histidine.

  • Les yeux composés complexes de certains types de trilobites (des invertebrés disparus et supposément « primitifs ») étaient incroyablement bien conçus. Ils comprenaient des tubes qui pointaient chacun un endroit différent de l’horizon, et ils avaient des lentilles spéciales qui concentraient la lumière depuis n’importe quelle distance. La conception des lentilles de certains trilobites était sophistiquée, comprenant une couche de calcite au-dessus d’une couche de chitine — des matériaux dotés precisément des bons indices de réfraction — et la bordure ondulée qui les séparait était d’une forme mathématique bien précise.27 Le Concepteur de ces yeux était un Maître Physicien, Qui a appliqué les lois physiques que nous connaissons aujourd’hui sous les noms de principe (du moindre temps, NdT) de Fermat, loi de Snell-Descartes pour la réfraction, condition des sinus d’Abbe (ou aplanétisme, NdT) et optique de la biréfringence.

  • Les yeux des homards sont uniques en ceci qu’ils sont modelés en un carré parfait avec des relations géométriques précises des unités. Les téléscopes à rayons X de la NASA ont copié cette conception.28

  • L’incroyable système de sonar des dauphins a déjà été traité au chapitre 5. Beaucoup de chauves-souris ont aussi un système de sonar exquisément conçu. L’écholocation des chauves-souris pêcheuses est capable de détecter la nageoire d’un vairon, qui est aussi fine qu’un cheveu humain, ne s’étendant qu’à deux millimètres au-dessus de la surface de l’eau. Cette détection affinée est possible parce que les chauves-souris peuvent distinguer des échos ultrasoniques très rapprochés. Les sonars de fabrication humaine peuvent distinguer des échos espacés de douze microsecondes, quoiqu’« avec beaucoup de travail, cela peut être réduit à entre six et huit microsecondes ». Mais les chauves-souris peuvent distinguer « relativement aisément » des échos ultrasoniques d’un écart allant de deux à trois microsecondes selon le chercheur James Simmons de l’Université Brown. Cela signifie qu’elles peuvent distinguer des objects « espacés de seulement trois dixièmes de millimètres — à peu près la largeur d’un trait de stylo sur du papier ».29

  • Le système neural d’une sangsue utilise des calculs trigonométriques pour déduire quels muscles bouger et avec quelle amplitude.30

  • Dans mon propre domaine de specialité, la spectroscopie vibratoire : il y a de bonnes preuves à charge que notre sens détecteur de matières chimiques (l’odorat) marche grâce aux mêmes principes mécaniques quantiques.31

Pourquoi faudrait-il que la conception soit « anti-scientifique » ?

La vraie raison du rejet de l’explication par la création est l’engagement envers le naturalisme. Comme démontré au chapitre 1, les évolutionnistes ont transformé la science en un « jeu », et la création/conception est exclue par leurs règles partiales et égocentriques.32 De ce fait, bien que « Teaching about Evolution and the Nature of Science » écarte la science de la création sous prétexte qu’elle est « anti-scientifique », cela s’avère tiré des règles du jeu plutôt que d’une preuve à charge quelconque.

Même certains philosophes anti-créationnistes des sciences ont fortement critiqué l’establishment scientifique et légal évolutionniste au sujet de ces jeux de mots. Ils font remarquer à raison que nous devrions être plus intéressés par la question de savoir si la création est vraie ou fausse plutôt que celle de savoir si elle satisfait certains critères partiaux et égocentriques de la « science ».33

Beaucoup de ces jeux de mots sont auto-contradictoires, du coup, on ferait bien de se demander si leur but principal ne serait pas d’exclure la création quoi qu’il en coûte plutôt que pour des raisons logiques. Par exemple, « Teaching about Evolution and the Nature of Science » affirme en p. 55 :

Les idées de la « science de la création » sont issues de la conviction que Dieu a créé l’univers — y compris les humains et les autres êtres vivants — d’un seul coup dans un passé relativement récent. Toutefois, des scientifiques de beaucoup de domaines ont examiné ces idées et les ont trouvées scientifiquement indéfendables. Par exemple, les preuves à charge d’une terre très jeune sont incompatibles avec beaucoup de méthodes différentes de datation des roches. Qui plus est, à cause de ce que les propositions de base de la science de la création ne sont pas sujettes aux tests et aux vérifications, ces idées ne satisfont pas aux critères de la science.

La définition par « Teaching about Evolution and the Nature of Science » de la science de la création est presque correcte, bien que les créationnistes qui suivent des hypothèses bibliques déclareront plutôt que différentes choses ont été créées lors de différents jours. Toutefois, « Teaching about Evolution and the Nature of Science » affirme que les idées de la science de la création ont été examinées et trouvées indéfendables, et ensuite ils affirment que « les propositions de base de la science de la création ne sont pas sujettes aux tests et aux vérifications ». Du coup, comment a-t-on bien pu examiner (tester !) ces propositions si elles ne peuvent pas être sujettes aux tests ?

Bien sûr, il n’est pas vrai de dire que la science aurait prouvé que la Terre est âgée de milliards d’années — cf. chapitre 8.

Stephen Meyer, historien et philosophe des sciences, a conclu :

Nous n’avons pas encore eu connaissance jusqu’ici d’une raison qui soit bonne en principe pour exclure la conception de la science. La conception semble tout aussi scientifique (ou anti-scientifique) que ses concurrents évolutionnistes … .

Une ouverture d’esprit aux arguments empiriques en faveur de la conception est de ce fait une condition nécessaire à une biologie historique pleinement rationnelle. Une biologie historique rationnelle ne doit pas seulement répondre à cette question : « Quel scénario évolutionniste matérialiste ou naturaliste fournit-il l’explication la plus adéquate de la complexité biologique ? » mais aussi à celle-ci : « Est-ce un scénario strictement évolutionniste matérialiste, un qui fait intervenir un agencement intelligent ou une autre théorie quelconque qui expliquera le mieux l’origine de la complexité biologique compte tenu de toutes les preuves à charge appropriées ? » Insister en sens contraire consiste à insister que le matérialisme détient une position métaphysiquement privilégiée. Comme il ne semble y avoir aucune raison de concéder cette supposition, je ne vois pas de raison de concéder que les théories des origines doivent être strictement naturalistes.34

Références et notes

  1. Ken Ham, Is there really a God? How would you answer? Creation 20(3):32–34, juin–août 1998. Voir aussi le livret Does God exist? (Creation Ministries International). Revenir au texte.
  2. Exemple de séquence aléatoire donné par l’athée propagandiste de la théorie de l’évolution C. R. Dawkins, The Blind Watchmaker: Why the Evidence of Evolution Reveals a Universe without Design (New-York : W. W. Norton, 1986), p. 47. Revenir au texte.
  3. W. Gitt, God and the extraterrestrials, Creation 19(4):46–48, septembre–novembre 1997. Revenir au texte.
  4. L. Orgel, The Origins of Life (New-York : John Wiley, 1973), p. 189. Revenir au texte.
  5. J. Sarfati, Origin of life: the polymerization problem, Journal of Creation 12(3):281–283, 1998. Revenir au texte.
  6. Un traitement extensif de l’information et la thermodynamique, ainsi que de l’ordre et la complexité, se trouve en C. B. Thaxton, W. L. Bradley et R. L. Olsen, The Mystery of Life’s Origin (New-York : Philosophical Library, Inc., 1984), chapitre 8. Revenir au texte.
  7. Une information peut être définie mathématiquement d’une manière qui distingue le caractère aléatoire, l’ordre et la complexité spécifiée. En termes de transmission de signal, un récepteur peut exister en un grand nombre d’états possibles (Ω0) ; après qu’un message ait été reçu, le nombre d’états possibles tombe à Ω1. La teneur en information du message I1 = k ln (Ω01), où k = constante de Boltzmann. De M. W. Zemansky, Heat and Thermodynamics, 4e éd. (New-York : McGraw-Hill, 1975), p. 190. Remarquez que la définition est cohérente : avec une séquence répétitive, il y a restriction des possibilités, du coup, Ω0 est faible, et du coup, la teneur en information est faible. Des séquences aléatoires contiennent de même peu d’information, parce qu’il y a beaucoup de séquences aléatoires possibles (du coup, Ω1 est presque aussi grand qu’Ω0). Revenir au texte.
  8. C. R. Dawkins, The Blind Watchmaker (New-York : W. W. Norton, 1986), p. 115. Revenir au texte.
  9. W. Gitt, Dazzling design in miniature, Creation 20(1):6, décembre 1997–février 1998. Revenir au texte.
  10. M. J. Behe, Darwin’s Black Box: The Biochemical Challenge to Evolution, (New-York : The Free Press, 1996). Revenir au texte.
  11. C. M. Fraser et al., The minimal gene complement of Mycoplasma genitalium, Science 270(5235):397–403, 20 octobre 1995 ; perspective par A. Goffeau, Life with 482 genes, même numéro, p. 445–446. Revenir au texte.
  12. W. Wells, Taking life to bits, New Scientist 155(2095):30–33, 1997. Revenir au texte.
  13. M. Denton, Evolution: A Theory in Crisis (Chevy Chase, Maryland : Adler and Adler Publishers, Inc., 1986), pp. 328 et 342. Revenir au texte.
  14. G. A. Kerkut, Implications of Evolution (Oxford, Royaume-Uni : Pergamon, 1960). Kerkut, qui est évolutionniste, a écrit à la page 157 : « Il y a une théorie qui affirme que plusieurs animaux vivants subissent des changements observables au cours du temps, de sorte que de nouvelles espèces se forment. On peut appeler cela la Théorie Spéciale de l’Évolution, et elle peut être démontrée dans certains cas par des expériences. D’un autre côté, il y a la théorie selon laquelle tous les êtres vivants sont venus d’une espèce unique, qui vient elle-même d’une forme inorganique. Cette théorie peut être appelée la Théorie Générale de l’Évolution, et les preuves à charge en sa faveur ne sont pas suffisamment solides pour nous permettre de la considérer autrement qu’une hypothèse de travail. » Revenir au texte.
  15. G. Easterbrook, Science and God: a warming trend? Science 277(5328):890–893, 1997. Revenir au texte.
  16. Aw S. E., The origin of life: a critique of current scientific models, Journal of Creation 10(3):300–314, 1996 ; J. D. Sarfati, Self-replicating enzymes? Journal of Creation 11(1):4–6, 1997 ; C. B. Thaxton, W. L. Bradley et R. L. Olsen, The Mystery of Life’s Origin (New-York : Philosophical Library, Inc., 1984 ; W. R. Bird, The Origin of Species: Revisited (Nashville, Tennessee : Thomas Nelson, Inc., 1991), vol. 1, 3e partie. Revenir au texte.
  17. L. Spetner, Not by Chance (Brooklyn, New-York : The Judaica Press, Inc.), pp. 131–132, 138 et 143. Cf. analyse in Creation 20(1):50–51, décembre 1997–février 1998. Revenir au texte.
  18. C. Wieland, Coléoptères gaffeurs, Creation 19(3):30, juin–août 1997. Revenir au texte.
  19. M. Brookes, On a wing and a vortex, New Scientist 156(2103):24–27, 11 octobre 1997. Revenir au texte.
  20. Dewar, D., Davies, L. M. et Haldane, J. B. S., (1949). Is Evolution a Myth? A Debate between D. Dewar and L.M. Davies vs. J.B.S. Haldane, Watts & Co. Ltd / Paternoster Press, Londres, p. 90. Revenir au texte.
  21. J. D. Sarfati, Design in living organisms: motors, Journal of Creation 12(1):3–5, 1998. Revenir au texte.
  22. J. D. Sarfati, Les tortues sont capables de lire des cartes magnétiques, Creation 21(2):30, mars–mai 1999. Revenir au texte.
  23. Jules H. Poirier, The magnificent migrating monarch, Creation 20(1):28–31, décembre 1997–février 1998. Mais les monarques n’utilisent le champ magnétique de la terre que pour avoir une direction générale, tandis qu’ils se fient à la position du soleil pour l’essentiel de leur navigation. Revenir au texte.
  24. M. Helder, The world’s smallest compasses, Creation 20(2):52–53, mars–mai 1998. Revenir au texte.
  25. Osamu Nureki et al., Enzyme structure with two catalytic sites for double-sieve selection of substrate, Science 280(5363):578–582, 24 avril 1998 ; perspective par A. R. Fersht, Sieves in sequence, même numéro, p. 541. J. D. Sarfati, Decoding and editing design: double-sieve enzymes, Journal of Creation 13(1):5–7, 1999. Revenir au texte.
  26. J. Knight, Top translator, New Scientist 158(2130):15, 18 avril 1998. Revenir au texte.
  27. K. Towe, Trilobite eyes: calcified lenses, Science 179:1007–1011, 9 mars 1973 ; R. Levi-Setti, Trilobites: a photographic atlas (Chicago, Illinois : presse de l’université de Chicago, 1975). Voir aussi C. Stammers, Trilobite technology, Creation 21(1):23, décembre 1998–février 1999. Revenir au texte.
  28. M. Chown, I spy with my lobster eye, New Scientist 150(2025):20, 13 avril 1996; X-ray lens brings finer chips into focus, New Scientist 151(2037):18, 6 juillet 1996. Cf.  aussi J. D. Sarfati : Lobster eyes—brilliant geometric design, Creation 23(3):12–13, juin–août 2001 ; creation.com/lobster. Revenir au texte.
  29. Simmons a été cité dans l’article bien intitulé : Bats put technology to shame, Cincinnati Enquirer, 13 octobre 1998. Sa recherche est publiée sous : J. A. Simmons et al., Echo-delay resolution in sonar images of the big brown bat, Eptesicus fuscus, Proceedings of the National Academy of Sciences of the USA 95(21):12647–12652, 13 octobre 1998. Voir aussi P. Weston, Bats: sophistication in miniature, Creation 21(1):28–31, décembre 1998–février 1999. Revenir au texte.
  30. R. Howlett, Simple minds, New Scientist 158(2139):28–32, 20 juin 1998. L’éditorial en p. 3 du même numéro a fait montre de son présupposé matérialiste en affirmant, sans la moindre preuve : « Les cellules nerveuses de la sangsue sont devenues capables de trigonométrie par un tâtonnement de toute évidence aléatoire et non-dirigé : l’évolution, alors que les humains semblent avoir acquis leur capacité aux mathématiques par l’effort intellectuel ». Revenir au texte.
  31. L. Turin, A Spectroscopic mechanism for primary olfactory reception, Chemical Senses 21:773, 1996 ; cité en S. Hill, Sniff’n’shake, New Scientist 157(2115):34–37, 3 janvier 1998. Voir aussi J. D. Sarfati, Olfactory design: smell and spectroscopy, Journal of Creation 12(2):137–138, 1998. Revenir au texte.
  32. C. Wieland, Science: the rules of the game, Creation 11(1):47–50, décembre 1988–février 1989. Revenir au texte.
  33. M. Ruse, éditeur, But Is it Science? Science at the Bar—Causes for Concern, par L. Laudan et The Philosopher of Science as Expert Witness, par P. L. Quinn (Buffalo, New-York : Prometheus Books, 1988), pp. 351–355 et 367–385. Ruse fut le philosophe des sciences qui a le plus influencé les juges américains à croire que la création est « anti-scientifique » et Laudan et Quinn, eux-mêmes évolutionnistes, réfutent ses arguments fallacieux. Revenir au texte.
  34. J. P. Moreland, éditeur, The Creation Hypothesis, The Methodological Equivalence of Design and Descent: Can There Be a ‘Scientific Theory of Creation?’ par S. C. Meyer (Downers Grove, Illinois : InterVarsity Press, 1994), pp. 98 et 102. Revenir au texte.

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